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		<title>arrestation de deux militants antifascistes &#224; Besan&#231;on</title>
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		<dc:subject>R&#233;pressions / prisons</dc:subject>

		<description>Mardi 2 mars &#224; 18h40 2 camarades proches de la sc&#232;ne antifasciste ont &#233;t&#233; interpell&#233;s et emmen&#233;es au commissariat central de la gare d'eau &#224; Besan&#231;on. Ils ont depuis &#233;t&#233; rel&#226;ch&#233;s. &lt;br /&gt;Quelques minutes auparavant, une rixe avait oppos&#233; des militants n&#233;onazis bien connus et r&#233;pertori&#233;s &#224; Besan&#231;on &#224; des militants antifascistes qui passaient dans cette rue par hasard. Face &#224; l'attaque des nazis sur le groupe d'amis, la l&#233;gitime d&#233;fense est apparue comme n&#233;cessaire pour contrer l'offensive des fascistes. Les (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Mardi 2 mars &#224; 18h40 2 camarades proches de la
sc&#232;ne antifasciste ont &#233;t&#233; interpell&#233;s et emmen&#233;es au commissariat central de la gare d'eau &#224; Besan&#231;on. Ils ont depuis &#233;t&#233; rel&#226;ch&#233;s.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelques minutes auparavant, une rixe avait oppos&#233; des militants n&#233;onazis bien connus et r&#233;pertori&#233;s &#224; Besan&#231;on &#224; des militants antifascistes qui passaient dans cette rue par hasard. Face &#224; l'attaque des nazis sur le groupe d'amis, la l&#233;gitime d&#233;fense est apparue comme n&#233;cessaire pour contrer l'offensive des fascistes.
Les interpellations ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s suite &#224; l'appel t&#233;l&#233;phonique des nazis qui ont donn&#233; des noms, sans forc&#233;ment qu'il y ait un lien entre les individus pr&#233;sents lors de la rixe et les interpell&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous ne pouvons que condamner cette politique de criminalisation et de r&#233;pression qui s'abat sur les acteurs multiples de la lutte antifasciste.
Cet acharnement policier sur un combat politique, populaire et n&#233;cessaire pour sauvegarder Besan&#231;on de la mont&#233;e des id&#233;es x&#233;nophobes est une preuve de l'implication des forces r&#233;pressives &#233;tatiques dans un processus d'acceptation de ces id&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous exigeons la lib&#233;ration imm&#233;diate et inconditionnelle des camarades arr&#234;t&#233;s ainsi que l'arr&#234;t des poursuites !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Affaire &#224; suivre...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LA SOLIDARIT&#201; EST NOTRE ARME !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Scalp Besak&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Solidaires - Egalitaires - Libertaires -
http://scalpbesak.wordpress.com/&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Appel &#224; la solidarit&#233; suite &#224; l'arrestation d'antifascistes &#224; Besan&#231;on&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Suite au communiqu&#233; du mardi 2 mars concernant l'arrestation de deux camarades antifascistes de Besan&#231;on, nous vous informons de leur lib&#233;ration au bout de 24 heures de garde &#224; vue.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'issue de ces 24 heures, les camarades encourent des poursuites pour violence en r&#233;union, violence aggrav&#233;e et l'un des deux pour port d'arme de 6e cat&#233;gorie. Des insultes et des menaces, notamment de violences physiques, ont &#233;t&#233; prof&#233;r&#233;es par les forces de police contre un des camarades : &#171; On va te casser la gueule &#187;, &#171; La prochaine fois qu'on te grille en ville, on te choppe sous un porche &#187;, &#171; Sale pute de gaucho &#187;&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous lan&#231;ons un appel &#224; la solidarit&#233; et au soutien financier afin de prendre en charge les frais de justice et d'avocats. N'h&#233;sitez pas &#224; nous contacter (via l'adresse mail scalpbesak AH gmail.com) pour les soutenir ou &#234;tre inform&#233; des suites. Localement, une caisse de solidarit&#233; sera mise en place &#224; la librairie l'Autodidacte, 5 place Marulaz &#224; Besan&#231;on.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LA SOLIDARIT&#201; EST NOTRE ARME !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Scalp Besak, 4 mars 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un discours de s&#233;nateur&#8230; en 1912</title>
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		<dc:creator>Caisse solidarit&#233; 21, l'&#233;quipe &quot;Blabla&quot;</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le social</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques institutionnelles</dc:subject>
		<dc:subject>Oppressions / discriminations</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>

		<description>&#171; Parmi les individus qui circulent en France en exer&#231;ant ou pr&#233;tendant exercer des professions ambulantes, il faut distinguer les nomades proprement dits, les roulottiers n'ayant ni domicile, ni r&#233;sidence, ni patrie, la plupart vagabonds &#224; caract&#232;re ethnique, Romanichels, boh&#233;miens, Tsiganes. Leur mis&#233;rable roulotte renferme toujours une nombreuse tribu. Le chef de famille se donne toujours comme exer&#231;ant la profession de vannier, rempailleur de chaise ou r&#233;tameur, mais en r&#233;alit&#233;, la tribu vit de (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Parmi les individus qui circulent en France en exer&#231;ant ou pr&#233;tendant exercer des professions ambulantes, il faut distinguer les nomades proprement dits, les roulottiers n'ayant ni domicile, ni r&#233;sidence, ni patrie, la plupart vagabonds &#224; caract&#232;re ethnique, Romanichels, boh&#233;miens, Tsiganes. Leur mis&#233;rable roulotte renferme toujours une nombreuse tribu. Le chef de famille se donne toujours comme exer&#231;ant la profession de vannier, rempailleur de chaise ou r&#233;tameur, mais en r&#233;alit&#233;, la tribu vit de la mendicit&#233; que pratique une longue s&#233;rie d'enfants de tous &#226;ges, et plus encore de la maraude, &#224; laquelle vient s'ajouter le braconnage du gibier et du poisson.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces nomades vivent sur notre territoire comme en pays conquis, ne voulant conna&#238;tre ni les r&#232;gles de l'hygi&#232;ne, ni les prescriptions de nos lois civiles, professant un &#233;gal m&#233;pris pour nos lois p&#233;nales et pour nos lois fiscales. Il semble qu'ils aient droit chez nous &#224; tous les privil&#232;ges. Ces roulottiers, camps volants, boh&#233;miens, romanichels sont la terreur de nos campagnes, o&#249; ils exercent impun&#233;ment leurs d&#233;gradations&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les nomades dont nous entendons assurer une surveillance indispensable sont les roulottiers suspects qui, sous l'apparence d'une profession probl&#233;matique, tra&#238;nent leur fain&#233;antise et leurs instincts de maraude le long des routes. En attendant l'entente internationale qui permettrait de les renvoyer dans leur pays d'origine, il est indispensable de prendre vis &#224; vis d'eux des mesures de s&#233;curit&#233;. Il n'est pas interdit de penser que cette &#233;troite surveillance, peu compatible avec le genre de vie des Boh&#233;miens et Romanichels, aura pour effet de les &#233;loigner de notre territoire. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Source : Pierre-Etienne Flandin, expos&#233; des motifs de la loi du 16 juillet 1912, s&#233;ance du S&#233;nat, 10 mars 1911.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dijon, la douceur &#224; quel prix ?</title>
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		<dc:subject>Politiques institutionnelles</dc:subject>
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		<description>Pour faire de Dijon une ville &#171; douce &#224; vivre &#187; et attractive pour les touristes, les entrepreneurs et entrepreneuses, la ville proc&#232;de depuis quelques ann&#233;es &#224; un v&#233;ritable &#171; ravalement de fa&#231;ade &#187;&#8230; Exit les mendiant&#183;e&#183;s, squatteurs, squatteuses et autres pauvres anciennement visibles en centre ville, le 21&#232;me si&#232;cle est friand d'espaces aseptis&#233;s&#8230; Vid&#233;o-protection, v&#233;los de locations qui tracent les d&#233;placements des n&#233;o bobos pr&#233;sents en centre ville, immeubles d'affaires : new city &#224; la sauce dijonnaise, (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour faire de Dijon une ville &#171; douce &#224; vivre &#187; et attractive pour les touristes, les entrepreneurs et entrepreneuses, la ville proc&#232;de depuis quelques ann&#233;es &#224; un v&#233;ritable &#171; ravalement de fa&#231;ade &#187;&#8230; Exit les mendiant&#183;e&#183;s, squatteurs, squatteuses et autres pauvres anciennement visibles en centre ville, le 21&#232;me si&#232;cle est friand d'espaces aseptis&#233;s&#8230; Vid&#233;o-protection, v&#233;los de locations qui tracent les d&#233;placements des n&#233;o bobos pr&#233;sents en centre ville, immeubles d'affaires : new city &#224; la sauce dijonnaise, r&#233;novation des &#233;difices publics et am&#233;nagement des parcs&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ici comme ailleurs, la &#171; revitalisation du centre ville &#187; s'&#233;value en termes &#233;conomiques, et c'est bien pour la consommation et les habitant&#183;e&#183;s bien loti&#183;e&#183;s que se r&#233;nove artificiellement une vie de quartier an&#233;antie au fil des ann&#233;es et des politiques successives.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans cette &#232;re o&#249; le modernisme et la richesse d'une ville sont repr&#233;sent&#233;&#183;e&#183;s par la propret&#233; de ses rues, le pauvre, qui est associ&#233; tout &#224; la fois &#224; la salet&#233; et &#224; l'ins&#233;curit&#233;, fait t&#226;che. L'organisation &#233;conomique actuelle n'ayant n&#233;anmoins pour effet de r&#233;duire ni les in&#233;galit&#233;s ni la pauvret&#233;, les pauvres sont pourtant bien l&#224;, et continuent &#224; se d&#233;brouiller tant bien que mal pour vivre. C'est le cas des Roms, arriv&#233;&#183;e&#183;s en France suite &#224; l'ouverture aux personnes des fronti&#232;res europ&#233;ennes en 2007.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Fiche de lecture</title>
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		<description>&#171; Ces &quot;hommes horribles par leur noirceur&quot; tels que les d&#233;crit M&#252;nster dans La cosmographie universelle du monde (1565) vont se fixer dans les esprits puis dans les lois d&#232;s le 15e si&#232;cle, et le rester. On ignore d'o&#249; ils viennent, on ignore o&#249; ils vont. Partout ils sont per&#231;us comme perturbateurs. La politique d'exclusion n&#233;cessite une image stigmatisante : cette image lui est offerte d&#232;s l'arriv&#233;e des Tsiganes. D&#232;s lors le l&#233;gislateur, qui en a besoin, ne cherche pas &#224; nier ou minimiser cette image, ni (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Ces &quot;hommes horribles par leur noirceur&quot; tels que les d&#233;crit M&#252;nster dans La cosmographie universelle du monde (1565) vont se fixer dans les esprits puis dans les lois d&#232;s le 15e si&#232;cle, et le rester. On ignore d'o&#249; ils viennent, on ignore o&#249; ils vont. Partout ils sont per&#231;us comme perturbateurs. La politique d'exclusion n&#233;cessite une image stigmatisante : cette image lui est offerte d&#232;s l'arriv&#233;e des Tsiganes. D&#232;s lors le l&#233;gislateur, qui en a besoin, ne cherche pas &#224; nier ou minimiser cette image, ni &#224; en v&#233;rifier l'exactitude ; il la cautionne et m&#234;me l'amplifie en l'utilisant comme fondement ou pr&#233;texte &#224; la loi. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Une politique de rejet syst&#233;matique n'est pas viable. [&#8230;] Un esprit humaniste d'une part, un esprit technocratique d'autre part, vont faire changer l'attitude des pouvoirs publics. Le rejet restera l'essentiel de l'action des autorit&#233;s locales, mais les Etats vont changer leur discours et surtout leur type d'action. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; L'inclusion pr&#233;sente des avantages sur la r&#233;clusion. D'abord, elle se fond dans l'esprit du temps : l'inclusion c'est la r&#233;clusion dans un esprit humaniste. Elle est aussi plus efficace : les reclus contestent, se sentent emprisonn&#233;s. L'inclusion est plus radicale et plus souriante : alors que le reclus est puni, l'inclu est r&#233;compens&#233; de sa normalisation ; il est pris en charge par une aide sociale si son comportement se conforme &#224; certaines prescriptions. Enfin par l'inclusion, le gain politique de l'Etat est consid&#233;rable : alors que le marginal exclu ou reclu demeure un marginal, le marginal inclus ne l'est plus. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; La technocratie resserre les mailles du filet. L'humaniste tente de les rendre invisibles. On ne sait plus tr&#232;s bien ce qu'est l'ordre public, ce qu'est la s&#233;curit&#233; publique. On assiste &#224; un passage tr&#232;s subtil de la s&#233;curit&#233; des citoyens &#224; la s&#233;curit&#233; de l'Etat, &#233;tay&#233;e par un &quot;discours de la surveillance g&#233;n&#233;ralis&#233;e&quot; (jutice 76, colloque sur la s&#233;curit&#233;, In Journal du syndicat de la magistrature, n.49). Ainsi &quot;la s&#233;curit&#233; devient un mode d'organisation de la vie sociale&quot; et on arrive au slogan &quot;moins de libert&#233; pour plus de s&#233;curit&#233;&quot;. &quot;La libert&#233; devient abus tandis que la s&#233;curit&#233; est dite raison&quot;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; La minorit&#233; est phagocyt&#233;e, et le pseudo-respect du discours humaniste qui veut &quot;int&#233;grer en conservant des particularit&#233;s&quot; la m&#232;ne sur un terrain-mus&#233;e o&#249; elle sera donn&#233;e &#224; &#234;tre vue. Les barri&#232;res sont transparentes comme le filet rendu invisible par le discours nuanc&#233;, et que ce soit dans la caravane qui circule encore et qui peut &#234;tre fouill&#233;e l&#233;galement, ou dans un fichier d&#232;sormais informatis&#233;, aujourd'hui c'est la transparence qui cr&#233;e l'enfermement. &#187;
&lt;br /&gt;&#171; Il est possible de faire une typologie des politiques locales. On y trouve :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.brassicanigra.org/rss/rubrique/blabla/numero-6/contributions/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; le rejet simple : refus de la pr&#233;sence des familles, qui s'exprime par des interdictions, des expulsions au nom de l'ordre public, de la tranquillit&#233; publique, de l'hygi&#232;ne&#8230;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.brassicanigra.org/rss/rubrique/blabla/numero-6/contributions/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; le rejet violent : par l'intervention brutale des forces de police, par des actes incontrol&#233;s des populations locales (maisons br&#251;l&#233;es, agression de familles)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.brassicanigra.org/rss/rubrique/blabla/numero-6/contributions/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; le rejet indirect : &#224; l'acte de violence, substitution des conditions de s&#233;jour impossible, par des actes r&#233;glementaires &#224; l'application souvent discriminatoire (en mati&#232;re de scolarit&#233;, d'hygi&#232;ne, de logement, de protection des sites&#8230;). Ce type de rejet permet de garder une bonne conscience et une apparence de l&#233;galit&#233;, car il s'inscrit dans une interpr&#233;tation des textes r&#233;glementaires dont la subtilit&#233; ouvre la voie &#224; une ambigu&#239;t&#233; permissive. Le rejet indirect permet de garder une fa&#231;ade d'humanisme. Ainsi on est plus au temps o&#249;, comme dans l'Allemagne du 17e si&#232;cle, au Pays-bas et en Suisse, des &#233;pouvantails figurant un tsigane fustig&#233; ou pendu se trouvaient &#224; l'entr&#233;e d'une agglom&#233;ration. Le panneau laqu&#233; a remplac&#233; la pancarte de bois, l'&#233;criture la peinture na&#239;ve, et l'amende dissuasive, le ch&#226;timent corporel. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Les &#171; quartiers nouveau concept &#187;, une nouvelle prison &#224; la place des habitations actuelles des Roms ?</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Caisse solidarit&#233; 21, l'&#233;quipe &quot;Blabla&quot;</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le social</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques institutionnelles</dc:subject>
		<dc:subject>Oppressions / discriminations</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;pressions / prisons</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>

		<description>Les quartiers nouveau concept (QNC) sont issus de la loi d'orientation et de programmation de la justice de 2002. En fait de concept nouveau, les t&#234;tes pensantes du minist&#232;re de la Justice ne sont pas aller chercher bien loin : cr&#233;er des prisons &#171; lights &#187;, pour les bons sujets, celles et ceux qui sont dociles avec de courtes peines et qu'il ne faudrait pas m&#233;langer avec les autres, histoire de ne pas leur donner des id&#233;es&#8230; En bref, l'objectif est d'enfermer toujours plus de monde, mais on adapte (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les quartiers nouveau concept (QNC) sont issus de la loi d'orientation et de programmation de la justice de 2002. En fait de concept nouveau, les t&#234;tes pensantes du minist&#232;re de la Justice ne sont pas aller chercher bien loin : cr&#233;er des prisons &#171; lights &#187;, pour les bons sujets, celles et ceux qui sont dociles avec de courtes peines et qu'il ne faudrait pas m&#233;langer avec les autres, histoire de ne pas leur donner des id&#233;es&#8230; En bref, l'objectif est d'enfermer toujours plus de monde, mais on adapte &#171; l'offre &#187; au secteur de march&#233; vis&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le projet consiste en la r&#233;alisation de petites unit&#233;s, d'environ 3300 m&#178; pour une capacit&#233; d'accueil de 90 d&#233;tenu&#183;e&#183;s en moyenne, avec un niveau de confort plus important que dans les taules &#171; ancien concept &#187; : cellule individuelle avec douche, &#233;quipement de cuisine, espaces collectifs, etc. &lt;br /&gt;2000 places (+ 400 pour les mineurs) sont programm&#233;es, et la r&#233;alisation a d&#233;j&#224; commenc&#233; avec la construction de QCP (quartiers pour courte peine, soit moins d'un an) &#224; Fleury et &#224; Toulouse Seysses. L'&#233;tablissement p&#233;nitenciaire pour mineurs (EPM) de Meaux est &#233;galement en cours de transformation en QCP. Ces QCP semblent &#234;tre la d&#233;clinaison concr&#232;te du &#171; concept &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais une nouvelle vague d'&#233;tablissements du m&#234;me genre devrait voir le jour, puisqu'un march&#233; du printemps dernier pr&#233;voit la r&#233;alisation de 7 QNC (Brest [29], Longuenesse [62], Valence [26], Varennes le Grand [71], Laon [02], Ploemeur [56], Toulon la Farl&#232;de [83]), et qu'une deuxi&#232;me vague est dores et d&#233;j&#224; envisag&#233;e : Dijon, Fleury, Bonneville, B&#233;ziers, Perpignan, Maubeuge, Bourg en Bresse, Chamb&#233;ry, ainsi qu'une troisi&#232;me vague : Grasse, Gagny, Mulhouse, Strasbourg, Nanterre&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le rapport de l'Assembl&#233;e Nationale &#224; ce sujet note que, dans la plupart des cas, le principal souci pour l'implantation d'&#233;tablissements p&#233;nitentiaires n'est pas le foncier, mais la r&#233;ticence des collectivit&#233;s territoriales. &#199;a ne semble pas &#234;tre le cas &#224; Dijon (et &#224; Varennes), mais un peu de remue-m&#233;nage autour de ces questions pourrait peut-&#234;tre inciter &#224; plus de r&#233;serves.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Comment &#171; d&#233;vitaliser &#187; une maison.</title>
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		<dc:creator>Caisse solidarit&#233; 21, l'&#233;quipe &quot;Blabla&quot;</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le social</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques institutionnelles</dc:subject>
		<dc:subject>Oppressions / discriminations</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;pressions / prisons</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>

		<description>Jeudi 14 mai 2008, deux squats de Roms de l'avenue de Langres, o&#249; ont v&#233;cu pendant pr&#232;s de deux ans une quarantaine de personnes adultes et enfants, ont &#233;t&#233; expuls&#233;s. &lt;br /&gt;A 8h du matin, une commissaire accompagn&#233;e de ses sbires a d&#233;barqu&#233; de force dans une des maisons (ce qui constitue une violation de domicile) pour ficher, compter et avertir que le concours de la force publique avait &#233;t&#233; demand&#233; par le propri&#233;taire, et que la d&#233;molition &#233;tait pr&#233;vue pour le 6 juin. Elle a mentionn&#233; qu'elle repasserait &#224; la (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jeudi 14 mai 2008, deux squats de Roms de l'avenue de Langres, o&#249; ont v&#233;cu pendant pr&#232;s de deux ans une quarantaine de personnes adultes et enfants, ont &#233;t&#233; expuls&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A 8h du matin, une commissaire accompagn&#233;e de ses sbires a d&#233;barqu&#233; de force dans une des maisons (ce qui constitue une violation de domicile) pour ficher, compter et avertir que le concours de la force publique avait &#233;t&#233; demand&#233; par le propri&#233;taire, et que la d&#233;molition &#233;tait pr&#233;vue pour le 6 juin. Elle a mentionn&#233; qu'elle repasserait &#224; la fin du mois pour pr&#233;venir de l'expulsion. Mais ce n'&#233;tait l&#224; qu'un mensonge. Constatant que la maison &#233;tait peu remplie &#224; ce moment l&#224;, les autorit&#233;s ont en effet chang&#233; leur fusil d'&#233;paule et sont revenues &#224; 13h, en nombre, pour proc&#233;der &#224; l'expulsion, doubl&#233;e de l'entreprise Pennequin, pour la d&#233;molition, et d'une repr&#233;sentante de la mairie (la pr&#233;sidente du CCAS), pour le vernis social.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trop tard pour emp&#234;cher l'expulsion, les soutiens sont n&#233;anmoins arriv&#233;s sur place pour protester, emp&#234;cher que les Roms ne se fassent embarquer et assurer que leurs affaires et meubles soient pour une fois conserv&#233;s. Tout l'apr&#232;s-midi, quelques dizaines de personnes se sont relay&#233;es pour bloquer une partie du boulevard avec une banderole et des panneaux, interpeller les passants, et charger des camions d'affaires. La circulation a &#233;t&#233; fortement ralentie jusqu'&#224; 18h sur un des plus gros axes dijonnais, en protestation et pour faire en sorte que cette expulsion g&#234;ne et ne passe pas inaper&#231;ue. Outre les membres du collectif de soutien qui pouvaient se lib&#233;rer pendant les heures de travail, des groupes d'&#233;tudiant-es du Comit&#233; de Mobilisation de la fac ont rejoint le rassemblement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les voisin&#183;e&#183;s de ce quartier populaire et leurs enfants croisaient les Roms depuis plus d'un an et demi. Malgr&#233; les propos des autorit&#233;s qui ne parlent &#233;videmment que de plaintes du voisinage, on a ce jour-l&#224; surtout crois&#233; beaucoup de gens choqu&#233;s par la r&#233;alit&#233; crue et sordide d'une expulsion. Beaucoup sont d'ailleurs rest&#233;&#183;e&#183;s quelques heures sur le trottoir en soutien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#232;s l'expulsion, l'entreprise Pennequin, toute pr&#234;te &#224; collaborer aux t&#226;ches les plus r&#233;pugnantes, s'est charg&#233;e de la destruction des toits, donnant des coups de masse ici et l&#224;, arrachant des tuiles, p&#233;tant les planches et les canalisations pour &#171; d&#233;vitaliser &#187;. Cela refl&#233;tait une fois encore de mani&#232;re exemplaire la politique d&#233;complex&#233;e instaur&#233;e par la mairie de Dijon et la pr&#233;fecture pour emp&#234;cher que les milliers de logements vides de l'agglom&#233;ration puissent servir &#224; quiconque. Ces m&#233;thodes avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; mises en oeuvre lors de l'expulsion d'autres squats. Des maisons qui servaient auraient pu continuer &#224; servir et ont &#233;t&#233; ravag&#233;es impun&#233;ment &#224; la vue de tous&#183;tes. &lt;br /&gt;Quelques jours plus tard, puisque la r&#233;pression n'a pas de limite, certains des dijonnais&#183;e&#183;s qui avaient r&#233;pondu &#224; la demande &#171; Klaxonnez, la mairie expulse &#187; se sont retrouv&#233;&#183;e&#183;s convoqu&#233;&#183;e&#183;s au commissariat de Dijon et ont re&#231;u une amende pour &#171; usage abusif d' avertisseur sonore sans danger &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>03. Il est temps de r&#233;agir !</title>
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		<dc:creator>Caisse solidarit&#233; 21, l'&#233;quipe &quot;Blabla&quot;</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le social</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques institutionnelles</dc:subject>
		<dc:subject>Oppressions / discriminations</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>

		<description>Cela fait plus d'un an que les anciens locaux de ravitaillement de l'arm&#233;e dijonnaise, situ&#233;s dans le quartier du &#171; Petit Creusot &#187; laiss&#233;s &#224; l'abandon depuis plusieurs ann&#233;es par les institutions militaires, sont occup&#233;s par des Roms. Depuis octobre 2009, illes sont plus d'une centaine &#224; habiter les lieux. L'EPIDE, propri&#233;taire de ces &#233;tablissements, avait d&#233;cid&#233; de demander une proc&#233;dure d'urgence pour les expulser avec assignation &#224; r&#233;f&#233;r&#233; au tribunal d'instance de Dijon. Cette institution publique issue de (...)

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&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/rubrique/blabla/numero-6/contributions/+-oppressions-discriminations-+.html" rel="tag"&gt;Oppressions / discriminations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/rubrique/blabla/numero-6/contributions/+-liberte-de-circulation-+.html" rel="tag"&gt;Libert&#233; de circulation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela fait plus d'un an que les anciens locaux de ravitaillement de l'arm&#233;e dijonnaise, situ&#233;s dans le quartier du &#171; Petit Creusot &#187; laiss&#233;s &#224; l'abandon depuis plusieurs ann&#233;es par les institutions militaires, sont occup&#233;s par des Roms. Depuis octobre 2009, illes sont plus d'une centaine &#224; habiter les lieux. L'EPIDE, propri&#233;taire de ces &#233;tablissements, avait d&#233;cid&#233; de demander une proc&#233;dure d'urgence pour les expulser avec assignation &#224; r&#233;f&#233;r&#233; au tribunal d'instance de Dijon. Cette institution publique issue de l'arm&#233;e, qui se donne pour mission &#171; l'insertion sociale et professionnelle de jeunes, &#226;g&#233;&#183;e&#183;s entre 18 et 22 ans, en difficult&#233; scolaire, sans qualification ni emploi, en risque de marginalisation et volontaires au terme d'un projet &#233;ducatif global &#187;, d&#233;clarait comme d'habitude devoir remettre &#224; la rue les nombreux&#183;ses enfants, jeunes et adultes Roms, pour leur plus grand bien, sous le pr&#233;texte humanitaire d'&#233;viter qu'illes ne se fassent mal et risquent de tomber malade dans des locaux pourtant spacieux et habitables, malgr&#233; la pr&#233;carit&#233; et l'hiver.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comble du cynisme, durant l'audience du 20 novembre, un des arguments avanc&#233; par l'EPIDE pour expulser le plus rapidement possible ces nombreuses familles, &#233;tait la n&#233;cessit&#233; de vendre ces terrains pour que puisse y &#234;tre construit un des nouveaux types de prison, d&#233;nomm&#233;s &#171; quartiers nouveau concepts &#187; (voir encadr&#233;) pour la r&#233;insertion des jeunes.
&lt;br /&gt;Me D. Cl&#233;mang, l'avocate des familles Roms, a d&#233;fendu le droit au logement face au droit de propri&#233;t&#233; et argument&#233; sur les attaques constantes vis-&#224;-vis des Roms. Sans devoir aller chercher trop loin les illustrations, une des familles Roms se rendant au tribunal venait de se faire sauter dessus par la police et administrer des PVs pour avoir travers&#233; en dehors des clous.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le juge a semble-t-il fait le choix de pr&#234;ter l'oreille &#224; une partie des arguments de la d&#233;fense, puisqu'il a accord&#233; un d&#233;lai de 4 mois avant l'expulsion. Un collectif de soutien aux Roms s'est reconstitu&#233; dans la foul&#233;e &#224; Dijon, regroupant divers individu&#183;e&#183;s et associations, dont un certain nombre d'occupant&#183;e&#183;s de la caserne et a apport&#233; un soutien quotidien sur place.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En d&#233;pit de ce sursis, depuis le d&#233;but du mois de f&#233;vrier, la Police aux Fronti&#232;res (PAF) et les policier&#183;e&#183;s dijonnais&#183;e&#183;s contr&#244;lent quotidiennement les habitant&#183;e&#183;s de &#171; la caserne &#187;, rentrent dans les maisons, emm&#232;nent chaque jour des personnes en garde &#224; vue, distribuent des OQTF en d&#233;pit des lois relatives aux ressortissant&#183;e&#183;s europ&#233;en&#183;ne&#183;s, et menacent de s&#233;vir si les familles ne partent pas d'elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La pr&#233;sence polici&#232;re &#224; la caserne, les contr&#244;les mena&#231;ants et le harc&#232;lement quotidien n'ont malheureusement rien de nouveau, mais il semble actuellement que la pr&#233;fecture fasse dans l'innovation sinon dans le z&#232;le. Deux personnes ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; emmen&#233;es en centre de r&#233;tention, alors qu'elles pouvaient pourtant prouver qu'elles &#233;taient en France depuis moins de trois mois et qu'elles n'avaient donc aucune raison de recevoir une OQTF. On ne compte plus les pressions et les abus de toutes sortes. Dernier exemple en date, le 7 f&#233;vrier devant la caserne, s&#233;parer une m&#232;re plusieurs heures de son b&#233;b&#233; de quelques mois malade alors qu'elle devait allaiter, pour emmener celle-ci en contr&#244;le d'identit&#233; au commissariat. De mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, nous faisons face &#224; la judiciarisation de chaque faits et gestes de la vie des Roms, qui semblent devenir pr&#233;textes permanents &#224; cr&#233;er des d&#233;lits qui ne s'appliquent qu'&#224; leur encontre : trouble &#224; l'ordre public passible d'expulsion pour avoir r&#233;cup&#233;r&#233; des v&#234;tements dans une poubelle, amendes &#224; r&#233;p&#233;tition pour mendicit&#233; pr&#233;lev&#233;es souvent sans m&#234;me un proc&#232;s verbal, amendes pour &#171; travers&#233;e irr&#233;guli&#232;re de la chauss&#233;e &#187;...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En parall&#232;le, les blocages des institutions sociales repartent de plus belle. Des personnes se voient de nouveau refuser leur dossier de mise en place de la CMU, avec enqu&#234;te de voisinage et enqu&#234;te &#224; domicile de la CPAM chez une personne du collectif qui domicilie des Roms. La CAF transmet &#224; la pr&#233;fecture toutes les demandes de droit &#224; des prestations faites par des ressortissant&#183;e&#183;s roumain&#183;e&#183;s qui devraient pouvoir les obtenir. De son cot&#233;, le CCAS refuse de nouveau de domicilier les Roms sur la commune, sous pr&#233;texte qu'illes habitent dans des squats, ou de leur donner comme ils doivent le faire l'adresse d'organismes pouvant assurer leur domiciliation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Face au soi-disant &#171; probl&#232;me Rom &#187; annonc&#233; dans le Bien Public du 21 janvier, nous apprenons le 8 f&#233;vrier dans ce m&#234;me journal que F. Rebsamen, maire de la ville et C. de Lavern&#233;e, pr&#233;fet, se seraient rencontr&#233;s en janvier afin &#171; d'imaginer des solutions &#187;. Tout ce que nous voyons poindre pour l'instant en guise de &#171; solutions &#187;, ce sont les m&#234;mes dispositifs r&#233;pressifs que l'an dernier au moment o&#249; les autorit&#233;s locales voulaient &#233;vacuer les squats de l'avenue de Langres : arrestations &#224; la cha&#238;ne, menaces, filatures polici&#232;res, articles de presse et d&#233;clarations discriminantes&#8230;
&lt;br /&gt;Les autorit&#233;s tentent de nouveau, par un harc&#232;lement quotidien, d'&#233;viter le scandale d'une expulsion polici&#232;re, massive et s&#251;rement trop visible, de dizaines d'adultes et d'enfants, pour certain&#183;e&#183;s install&#233;&#183;e&#183;s depuis plusieurs ann&#233;es sur la commune.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, nous ne pouvons laisser l'histoire se r&#233;p&#233;ter. Agissons avant que la r&#233;pression ait fait son oeuvre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>04. Exp&#233;rience de solidarit&#233;... </title>
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		<dc:creator>Caisse solidarit&#233; 21, l'&#233;quipe &quot;Blabla&quot;</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le social</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques institutionnelles</dc:subject>
		<dc:subject>Oppressions / discriminations</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>

		<description>Retours sur l'aventure du collectif &#171; Soutien-Roms &#187; en 2009 &lt;br /&gt;Suite au rassemblement pour emp&#234;cher l'expulsion du squat de l'avenue de Langres, des r&#233;unions hebdomadaires avec les familles, en particulier les femmes, se sont mises en place au squat au printemps. Pour certain-es, la solidarit&#233; se traduisait par des passages fr&#233;quents au squat pour discuter, apporter du mat&#233;riel, accompagner les d&#233;marches au CCAS, &#224; la PASS, pour les soins m&#233;dicaux. Face aux services sociaux, le fait d'&#234;tre accompagn&#233; (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Retours sur l'aventure du collectif &#171; Soutien-Roms &#187; en 2009&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Suite au rassemblement pour emp&#234;cher l'expulsion du squat de l'avenue de Langres, des r&#233;unions hebdomadaires avec les familles, en particulier les femmes, se sont mises en place au squat au printemps. Pour certain-es, la solidarit&#233; se traduisait par des passages fr&#233;quents au squat pour discuter, apporter du mat&#233;riel, accompagner les d&#233;marches au CCAS, &#224; la PASS, pour les soins m&#233;dicaux. Face aux services sociaux, le fait d'&#234;tre accompagn&#233; par des citoyens &#171; propres sur eux &#187; aide pas mal &#224; sortir du simple rejet m&#233;prisant et &#224; arracher quelques aides face aux interlocuteurs institutionnels. Mais cela n'emp&#234;che pas pour autant les fins de non recevoir, les critiques et les remarques assassines.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce soutien passe aussi par des &#233;changes et des repas partag&#233;s chez les uns et les autres pour mieux se conna&#238;tre, ne pas tomber dans un assistanat paternaliste et univoque. La limite est en effet toujours fragile entre une solidarit&#233; qui pr&#233;serve l'autonomie des familles et une int&#233;gration forc&#233;e qui se draperait de bonne conscience humanitaire. Ces enjeux, entre risque d'assistanat et recherche de liens plus &#233;galitaires o&#249; les Roms parlent et agissent par eux-m&#234;mes ont provoqu&#233; de nombreux d&#233;bats et prises de position parfois contradictoires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les initiatives de solidarit&#233; ont aussi consist&#233; dans la d&#233;fense politique et juridique des squats et des personnes inculp&#233;es en lien avec la &#171; caisse de solidarit&#233; dijonnaise &#187;. Le collectif a aussi initi&#233; diverses actions publiques, occupations de rues, rassemblements, interventions lors des manifestations et au conseil municipal. Il a oeuvr&#233; par des soir&#233;es, articles, communiqu&#233;s de presse, lettres aux &#233;lu-es visant &#224; faire conna&#238;tre la situation des Roms, &#224; d&#233;noncer la r&#233;pression &#224; leur encontre et &#224; ce que ceux/celles -ci sortent de leur isolement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis le mois de d&#233;cembre, un collectif dijonnais de soutien aux Roms s'est reconstitu&#233;. Contact : soutien-rroms-discussion@brassicanigra.org&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Quelques consid&#233;rations sur la mis&#232;re et l'ill&#233;galit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Ces images r&#233;currentes, omnipr&#233;sentes, induisent des attitudes n&#233;gatives. Ici encore, les faits alimenteraient plusieurs volumes, entre la folklorisation superficielle et fragile des amoureux de la musique et de la danse, et une violence qui ne demande qu'&#224; s'exprimer au moindre pr&#233;texte. Les r&#233;sultats des &#233;tudes sont clairs les Roms sont les grands m&#233;connus de l'Europe et les fantasmes les d&#233;signent comme les premi&#232;res victimes potentielles du rejet, de la discrimination, de la n&#233;gation sous toutes leurs formes. Les grandes enqu&#234;tes les mettent en t&#234;te de ceux qu'on ne veux ni voir s'installer comme voisins, ni entrer dans sa famille par un mariage, ni m&#234;me avoir comme amis. Cette situation difficile est reconnue : si l'on demande dans les 27 Etats de l'Union Europ&#233;enne : &#171; Diriez que le fait d'appartenir &#224; chacun des groupes suivants constitue plut&#244;t un avantage,plut&#244;t un inconv&#233;nient ou ni l'un ni l'autre dans la soci&#233;t&#233; d'aujourd'hui ? &#187;, 77% des personnes interrog&#233;es r&#233;pondent que le fait d'&#234;tre rom est un d&#233;savantage (le seul groupe qui obtient un score plus &#233;lev&#233; est celui despersonnes handicap&#233;es avec 79%) &#187; in Li&#233;geois 2009&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un certain nombre de Roms font le choix de tenter de trouver une situation un peu plus vivable en France qu'en Roumanie. Une fois en France, il n'y a pas d'illusion &#224; se faire, une partie des Roms magouille pour survivre, r&#233;cup&#232;re, recycle, mendie, vole s&#251;rement parfois, comme beaucoup et d'autant plus qu'illes n'ont pas vraiment d'autres moyens pour s'en sortir. Certain-es Roms vivent de mani&#232;re quasi permanente en France depuis plusieurs ann&#233;es. Certain-es, comme bon nombre d'immigr&#233;-es, font effectivement des aller-retour r&#233;guliers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si nous ne sommes surtout pas l&#224;, en tant que soutien et ami-es pour faire le travail de la police, nous n'avons pas envie non plus de tomber dans l'ang&#233;lisme larmoyant et de nier que des rapports pourris et de l'exploitation puisse exister dans l'&#233;conomie formelleou formelle des migrant-es de Roumanie tout comme il en existe dans l'&#233;conomie formelle de la soci&#233;t&#233; capitaliste. Les Roms que nous c&#244;toyons ne sont pas r&#233;sign&#233;s &#224; &#234;tre pauvres et ne sont pas &#233;trangers au moyen omnipr&#233;sent et quasi exclusif de reconnaissance sociale que repr&#233;sente la consommation, dans notre soci&#233;t&#233; en tout cas. Mais illes s'entraident, s'h&#233;bergent, s'&#233;paulent aussi plus que beaucoup d'autres et conservent une culture collective qui fait souvent d&#233;faut par ici.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On ne va pas nier non plus que la culture patriarcale s&#233;vit aussi chez les Roms, sauf que l'on est toujours plus prompt &#224; la stigmatiser chez les pauvres et chez les &#233;trangers, chez les &#171; autres &#187;, qu'illss soient roms ou musulmans. C'est sans doute beaucoup plus confortable que de s'int&#233;resser &#224; la mani&#232;re dont la domination genr&#233;e se perp&#233;tue chez les bons citoyens blancs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce que nous voulons combattre, c'est bien l'organisation &#233;conomique, les fronti&#232;res, la x&#233;nophobie et les discriminations qui entra&#238;nent et cautionnent l'exploitation et la mis&#232;re. Nous nous sentirons pour notre part toujours plus solidaires des pauvres qui volent que des riches qui le font quotidiennement sur des sommes incomparables et avec l'aval de la loi et du gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s quelques mois de cohabitations et de rencontres denses, on peut de toute fa&#231;on constater qu'une bonne partie des pr&#233;jug&#233;s sur les r&#233;seaux organis&#233;s de prostitution, de vol et de mendicit&#233; avec quelques chefs de tribus qui s'enrichiraient en for&#231;ant les autres au travail ne sont la plupart du temps que des fantasmes. Ce que l'on voit qualifi&#233; du patronyme grandiloquent de mafia recouvre souvent tout simplement les rapports d'entraide entre familles et ami-es, les &#233;changes de plans pour arriver, l'envoi de thunes &#224; la famille rest&#233;e sur place. Apr&#232;s des mois de cohabitation &#224; Dijon, nous n'avons pas d'&#233;l&#233;ments, si ce n'est la propagande polici&#232;re et m&#233;diatique, pour penser que les gens seraient pris dans de quelconques r&#233;seaux organis&#233;s et centralis&#233;s de travail forc&#233;. M&#234;me la police, qui a pourtant d&#233;ploy&#233; des montagnes d'efforts pour prouver ces all&#233;gations sans beaucoup s'embarrasser de pr&#233;cautions, n'est pas arriv&#233; &#224; grand chose..&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M&#233;fions-nous toutefois d'un certain mis&#233;rabilisme citoyen qui ne verrait leur diff&#233;rence que par d&#233;faut ou r&#233;sum&#233;e &#224; un folklore caricatural, et viserait simplement &#224; int&#233;grer des &#171; victimes &#187; &#224; la norme r&#233;publicaine. Nous faisons face &#224; des personnes qui vivent autrement par n&#233;cessit&#233;, rejet historique, mais aussi avec une part de choix. Illes entretiennent malgr&#233; tout une culture singuli&#232;re, dans un monde aseptis&#233; o&#249; n'ont droit &#224; vivre que les individu-es isol&#233;-es, lisses et rentables. Ces diff&#233;rences, choisies ou subies, valent aux Roms depuis des si&#232;cles, d'&#234;tre trait&#233;-es avec la plus grande duret&#233;, parfois assimil&#233;-es de force, et le plus souvent rejet&#233;-es de pays en pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais ces diff&#233;rences rec&#232;lent &#233;videmment aussi un grand nombre d'aspects pr&#233;cieux et subversifs, par exemple en ce qu'ils &#233;chappent et frictionnent avec une vision s&#233;curitaire et aseptis&#233;e des rapports sociaux et de la ville. Dans un monde de plus en plus polic&#233;, il y a certainement des inspirations &#224; trouver pour beaucoup d'entre nous, du c&#244;t&#233; d'habitudes de contournement et de confrontation avec l'injustice et la violence des lois, d'une capacit&#233; &#224; la d&#233;brouille et &#224; entretenir des cultures de vie en porte-&#224;-faux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>05. Face aux institutions...</title>
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		<dc:creator>Caisse solidarit&#233; 21, l'&#233;quipe &quot;Blabla&quot;</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le social</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques institutionnelles</dc:subject>
		<dc:subject>Oppressions / discriminations</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;pressions / prisons</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>

		<description>&#171; Si un Rom veut parvenir au m&#234;me r&#233;sultat qu'un non-Rom, il doit pour cela travailler 120 fois plus que le non-Rom &#187; &lt;br /&gt;Proverbe Rom en R&#233;publique Tch&#232;que. &lt;br /&gt;Depuis 2007, le droit au travail des nouveaux&#183;elles entrant&#183;e&#183;s dans l'UE (Bulgarie et Roumanie) est toujours conditionn&#233; par des &#171; mesures transitoires &#187;, alors que cette limitation a &#233;t&#233; lev&#233;e au bout de deux ans pour tous les pr&#233;c&#233;dents pays entrants dans l'UE. Les 3 mois d'autorisation de s&#233;jour accord&#233;s &#224; ces ressortissant&#183;e&#183;s sont cens&#233;s servir &#224; (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Si un Rom veut parvenir au m&#234;me r&#233;sultat qu'un non-Rom, il doit pour cela travailler 120 fois plus que le non-Rom &#187; &lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Proverbe Rom en R&#233;publique Tch&#232;que.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis 2007, le droit au travail des nouveaux&#183;elles entrant&#183;e&#183;s dans l'UE (Bulgarie et Roumanie) est toujours conditionn&#233; par des &#171; mesures transitoires &#187;, alors que cette limitation a &#233;t&#233; lev&#233;e au bout de deux ans pour tous les pr&#233;c&#233;dents pays entrants dans l'UE. Les 3 mois d'autorisation de s&#233;jour accord&#233;s &#224; ces ressortissant&#183;e&#183;s sont cens&#233;s servir &#224; chercher un travail. Pour cela, il faut trouver un employeur, que celui ci accepte de verser 900 euros &#224; l'ANAEM pour embaucher la personne, qu'il d&#233;pose son annonce &#224; l'ANPE et que personne n'y r&#233;ponde pendant 7 jours. Pour le&#183;la futur&#183;e employ&#233;&#183;e, il faut, promesse d'embauche en poche, entamer une proc&#233;dure de demande de titre de s&#233;jour aupr&#232;s de la pr&#233;fecture et une demande d'autorisation de travail aupr&#232;s de la DDTE. Cette proc&#233;dure exige que le travail rapporte au moins le SMIC mensuel (les temps partiels ne sont donc pas possibles), exige que le travail figure sur une liste pr&#233;fectorale des m&#233;tiers dits &#171; en tension &#187; et prend dans le meilleur des cas quelques mois. On comprend que ce soit quasi impossible pour des personnes sans beaucoup de dipl&#244;mes ou sans pistons de faire patienter un employeur plusieurs mois avant de pouvoir embaucher la personne, surtout que dans les faits celui/celle-ci s'expose par cette proc&#233;dure &#224; des contr&#244;les de son entreprise extr&#234;mement dissuasifs.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le droit au s&#233;jour, les OQTF et l'ANAEM.&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; La mobilit&#233; potentielle des Roms est instrumentalis&#233;e pour cr&#233;er des peurs irrationnelles pouvant induire l'adoption de mesures coercitives, et justifier la demande de r&#232;gles r&#233;gressives, allant jusqu'&#224; la remise en cause d'une circulation facilit&#233;e dans l'espace europ&#233;en ou pire encore, au fichage et au relev&#233; des empreintes digitales des Roms, y compris des enfants comme le propose le gouvernement italien en Juin 2008 : &quot;cela rappelle des faits analogues de fa&#231;on tellement &#233;vidente qu'il n'est m&#234;me pas utile de le pr&#233;ciser&quot;. &#187; &lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Terry Davis, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Conseil de l'Europe in Li&#232;geois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis l'entr&#233;e de la Roumanie dans l'Europe en janvier 2007, le droit au s&#233;jour est conditionn&#233; par la capacit&#233; de subvenir &#224; ses besoins sans &#171; &#234;tre une charge pour le syst&#232;me social fran&#231;ais &#187; (CESEDA). Malgr&#233; la &#171; _citoyennet&#233; europ&#233;enne_ &#187;, il est donc toujours possible pour l'Etat de se d&#233;barrasser des Roumain&#183;e&#183;s ou Bulgares par le biais d'OQTF. Pendant un moment, les expulsions forc&#233;es avaient sembl&#233; d&#233;cro&#238;tre puisqu'il fallait pour les justifier que la personne vis&#233;e soit pr&#233;sente sur le territoire de mani&#232;re continue depuis plus de trois mois, ce que les policier-es n'arrivaient pas toujours &#224; savoir. Pour obtenir ces informations, illes demandent parfois la collaboration des services sociaux qui peuvent pr&#233;senter des preuves de passage dans leurs services. Illes peuvent aussi, comme &#224; la caserne &#224; Dijon, ficher toutes les personnes &#224; l'ouverture d'un squat pour pouvoir leur d&#233;livrer massivement des OQTF trois mois apr&#232;s. Illes continuent ainsi &#224; se livrer &#224; quelques expulsions forc&#233;es avec passage en centre de r&#233;tention pour l'exemple et &#224; d&#233;livrer de nombreuses OQTF, accompagn&#233;es de convocations et intimidations pour que les personnes partent &#171; d'elles- m&#234;mes &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand des Roms &#171; posent probl&#232;me &#187; dans une ville, un des grands outils d'&#171; incitation &#187; au d&#233;part du territoire fran&#231;ais est l'ANAEM (Agence Nationale de l'Accueil des Etrangers et des Migrations) et ses &#171; aides au retour &#187; qui sont cens&#233;es &#234;tre librement choisies. L'ANAEM organise les voyages et les paient, en donnant en plus un petit p&#233;cule de 300 euros pour les adultes et 100 euros pour les enfants. L'ANAEM note les noms et les personnes n' y ont droit qu'une fois. Apr&#232;s un retour avec l'ANAEM, les personnes sont libres de revenir en France. En pratique, les policier&#183;e&#183;s et agents de l'ANAEM disent qu'il n'est pas possible de revenir et font pression, notamment lors des expulsions de squats ou arrestations pour pousser les personnes &#224; s'engager dans un retour ANAEM. Des agents de l'ANAEM sont d'ailleurs souvent pr&#233;sent&#183;e&#183;s lors des expulsions de squats dans d'autres villes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon l'association Romeurop dont les chiffres ont &#233;t&#233; repris par le Canard Encha&#238;n&#233;, plus de 4 600 expuls&#233;&#183;e&#183;s sur les 5 premiers mois de l'ann&#233;e 2008 seraient des Roms, des Bulgares et des Roumain&#183;e&#183;s soit 40% des personnes expuls&#233;&#183;e&#183;s. Or, la plupart ont b&#233;n&#233;fici&#233; de l'aide au retour et sont cens&#233;&#183;e&#183;s pouvoir revenir en France d&#232;s qu'illes le veulent. Autrement dit, ces expulsions ont avant tout pour but de faire du chiffre et de remplir les quotas annonc&#233;s par B. Hortefeux.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le refus de domicilier les Roms &#224; Dijon.&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au printemps dernier, le CCAS dijonnais estimait &#171; ne rien avoir &#224; faire pour eux &#187; parce qu'illes n'avaient pas une vraie domiciliation sur la commune. Un squat n'&#233;tait en effet pas une vraie domiciliation selon le CCAS qui les consid&#233;raient comme des SDF. En r&#233;alit&#233;, le squat de l'avenue de Langres repr&#233;sentait un logement stable sur la commune depuis plus d'un an et le CCAS est cens&#233; domicilier les SDF &#233;tabli&#183;e&#183;s sur la commune. Depuis le d&#233;but de la mobilisation en soutien aux Roms sur Dijon, plusieurs repr&#233;sentant&#183;e&#183;s de la mairie ou de ses services avaient tent&#233; de d&#233;courager les repr&#233;sentant&#183;e&#183;s du collectif avec des arguments culpabilisants du style : &#171; leur procurer du p&#233;trole pour se chauffer c'est &#234;tre irresponsable et mettre leur vie en danger &#187; ou &#171; en les aidant vous leur faites courir plus de risques d'expulsion &#187; ! D&#233;but 2009, la mairie avait organis&#233; une r&#233;union au CCAS au sujet des Roms dijonnais&#183;e&#183;s, en excluant la participation des familles et aussi des membres du collectif sous pr&#233;texte que celui-ci n'&#233;tait pas une &#171; instance officielle &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s la multiplication des protestations, un rappel &#224; la loi envoy&#233; par leur avocat et le premier rendez-vous accord&#233; au collectif par la mairie en mai, la pr&#233;sidente du CCAS, Mme_Didion a fini par reconna&#238;tre que le CCAS &#233;tait dans l'obligation de domicilier les Roumain&#183;e&#183;s. Elle a ni&#233; n'avoir pas respect&#233; cette obligation et affirm&#233; que le CCAS n'avait juste pas le formulaire ad&#233;quat &#224; leur disposition. Le CCAS a alors commenc&#233; &#224; faire des domiciliations en tra&#238;nant des pieds, au cas par cas. Il semble qu'il revienne aujourd'hui de nouveau sur cette avanc&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des Villages d'insertion pour les Roms ?
&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les villages d'insertion sont une tr&#232;s mauvaise id&#233;e, et comme les tr&#232;s mauvaises id&#233;es plaisent beaucoup en ce moment, elle est actuellement reprise &#224; la fois par l'Etat et par des collectivit&#233;s locales. Il ne s'agit, comme le dit l'association &#171; La voix des Roms &#187;, ni de villages, ni d'insertion. Ce sont des camps, &#224; l'ext&#233;rieur des villes, gard&#233;s par des ma&#238;tres-chien. L'entr&#233;e est interdite &#224; toutes les personnes qui ne logent pas &#224; l'int&#233;rieur, il faut donc recevoir ses proches &#224; l'ext&#233;rieur. Les places dans ces camps, compos&#233;s de baraques pr&#233;fabriqu&#233;es, sont ch&#232;res. En effet, il faut pour y loger avoir la preuve que l'on dispose d'un contrat de travail, chose quasi-impossible quand on vient en France et que l'on est originaire de Roumanie ou de Bulgarie. Pour preuve des motivations des gens qui mettent ces camps en place, puis les administrent, le co&#251;t du gardiennage repr&#233;sente 75% du budget des villages d'insertion. Pour comparaison, cette part est de 65% dans les prisons. L'id&#233;e qui conduit des associations humanitaires &#224; cog&#233;rer ces camps avec les pr&#233;fectures, c'est la &#171; responsabilisation &#187; des familles, notamment en leur faisant payer un loyer. Id&#233;e crasse, &#224; la mesure de l'ambition de ces villages d'insertion arrivant sur Paris.
&lt;br /&gt;A Dijon la politique est pour l'instant plus claire, &#171; on d&#233;gage ! &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>06. Interview d'une des ex-inculp&#233;&#183;e&#183;s</title>
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		<dc:date>2010-03-05T19:22:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Caisse solidarit&#233; 21, l'&#233;quipe &quot;Blabla&quot;</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le social</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques institutionnelles</dc:subject>
		<dc:subject>Oppressions / discriminations</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;pressions / prisons</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>

		<description>En 2008, j'habitais au squat Avenue de Langres, avec des ami-es. J'y suis rest&#233;e presque un an, ensuite on a cherch&#233; un autre squat &#224; quelques uns. Pendant l'hiver 2008-2009, le pr&#233;sident de l'association France-Roumanie nous rendait souvent visite. Il venait voir tout le monde et il a demand&#233; nos papiers pour nous trouver du travail, d'un logement, une situation confortable. Pour moi, c'&#233;tait trop difficile en Roumanie. Des fois tu peux trouver du travail mais souvent le patron va pas te (...)

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&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/rubrique/blabla/numero-6/contributions/blabla/numero-hs-1/" rel="directory"&gt;Num&#233;ro HS 1&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/rubrique/blabla/numero-6/contributions/+-oppressions-discriminations-+.html" rel="tag"&gt;Oppressions / discriminations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/rubrique/blabla/numero-6/contributions/+-repressions-prisons-+.html" rel="tag"&gt;R&#233;pressions / prisons&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/rubrique/blabla/numero-6/contributions/+-liberte-de-circulation-+.html" rel="tag"&gt;Libert&#233; de circulation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 2008, j'habitais au squat Avenue de Langres, avec des ami-es. J'y suis rest&#233;e presque un an, ensuite on a cherch&#233; un autre squat &#224; quelques uns. Pendant l'hiver 2008-2009, le pr&#233;sident de l'association France-Roumanie nous rendait souvent visite. Il venait voir tout le monde et il a demand&#233; nos papiers pour nous trouver du travail, d'un logement, une situation confortable. Pour moi, c'&#233;tait trop difficile en Roumanie. Des fois tu peux trouver du travail mais souvent le patron va pas te payer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et il est venu dans l'autre squat apr&#232;s ? &lt;br /&gt;Non, on s'est brouill&#233; avec lui, car lui il nous mentait tous les jours. Il disait qu'il allait faire les d&#233;marches pour le travail, et puis...rien. Quand on a d&#233;m&#233;nag&#233;, on a coup&#233; les relations avec lui. Mais avant de d&#233;m&#233;nager on lui avait d&#233;j&#224; donn&#233; des photocopies de nos papiers, tous nos papiers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Il vous a demand&#233; vos papiers ? &lt;br /&gt;Oui, avec le m&#234;me discours, il nous a dit que pour trouver du logement, du travail il lui fallait nos papiers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et c'&#233;tait comment d'ouvrir un squat dans votre situation ? La police est venue tout de suite, le deuxi&#232;me jour. C'&#233;tait au mois de janvier. Quelqu'un nous a vu dans la maison et tout de suite a appel&#233; la police. La police nationale est venue tout de suite, a contr&#244;l&#233; les papiers puis nous a dit &#171; d&#233;gage &#187;. Ils nous ont mis-es dehors sous la neige. On a attendu qu'ils partent, puis on est revenu dans la maison. Ils sont revenus une deuxi&#232;me fois juste pour les papiers, et apr&#232;s ils nous ont laiss&#233;-es tranquilles. Des ami-es ont parl&#233; avec la propri&#233;taire, et elle voulait bien qu'on reste dans la maison, elle &#233;tait tr&#232;s gentille.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Vous avez &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;-es en avril, vous vous doutiez de quelque chose ? &lt;br /&gt;Non, ils sont venus frapper &#224; 6h du matin, le 15 avril, on croyait que c'&#233;tait la police nationale, mais en fait c'&#233;tait la PAF.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Ils vous ont dit pourquoi ?
&lt;br /&gt;Ils ont parl&#233; d'escroquerie, j ai pas compris car j' avais jamais entendu parler de &#231;a. J'ai demand&#233; plusieurs fois a l'interpr&#232;te, &#171; c'est quoi l'escroquerie, je comprends rien ! &#187; et elle ma dit &#171; tu verras au commissariat &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Comment s'est pass&#233;e la garde &#224; vue ?
&lt;br /&gt;Pour moi, trop mal, car je n'&#233;tais jamais all&#233;e en garde &#224; vue, ni en Roumanie ni en France. Le gardien s'est comport&#233; trop mal. J'ai pas support&#233; la cellule, j ai cri&#233; ...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Ils t'ont interrog&#233;e ? &lt;br /&gt;Je suis rest&#233;e 24h en garde &#224; vue, apr&#232;s l'interpr&#232;te elle m'a dit , &#171; t'as pas dit la v&#233;rit&#233; , tu vas entrer en prison &#187;. Apr&#232;s 24h , ils ont prolong&#233; 24h et je suis pass&#233;e vers la procureur et elle m'a dit la m&#234;me chose &#171; t'as pas dit la v&#233;rit&#233;, tu vas entrer directement en prison &#187;. J'ai dit toute la v&#233;rit&#233;, j'ai pas menti et elle m'a dit &#171; une fille comme vous, elle m&#233;rite de rester en prison. Vous risquez 7 ann&#233;es de prison &#187;. Ils voulaient me faire dire qui &#233;tait le chef de la bande organis&#233;e, qui nous envoyait faire la manche. Je lui dis, jamais personne, car c'est nous qui y allons personnellement. En garde &#224; vue, ils ont ramen&#233; des panneaux avec des photos et m'ont dit &#171; tu connais ? , tu connais ?... &#187; Bien-s&#251;r je connais toutes les personnes, j'habite avec, ou je les croisent, alors je dis, oui oui ...&#224; cause de &#231;a je faisais partie d'une bande organis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Parce que tu connais les autres personnes, c'est une bande organis&#233;e ? Et toi tu voulais pas dire que c'&#233;tait une bande organis&#233;e ?
&lt;br /&gt;Non , parce que j'ai dit la v&#233;rit&#233;, c'est pas une bande organis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et ils t'ont accus&#233; d'avoir vol&#233; la CAF et de recel d'objets ? &lt;br /&gt;Ils ont dit qu'on avait vol&#233; dans une &#233;glise, des bougeoirs. Bien plus tard, j'ai vu Mtre Clemang, et elle m'a dit qu'on m'accusait pour la CAF et l_'assurance maladie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; A la fin de la garde &#224; vue on t'a emmen&#233;e en prison ?
&lt;br /&gt;Oui &#224; 10h du soir. Je suis pass&#233;e au tribunal en garde &#224; vue, et ils ont donn&#233; 4 mois provisoires avec mandat de d&#233;p&#244;t. J'&#233;tais choqu&#233;e car j'&#233;tais jamais all&#233;e en prison.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Tu peux raconter la prison ? Tu t'es retrouv&#233;e seule ?
&lt;br /&gt;Non, quand je suis rentr&#233;e il y avait 3 filles, une l&#224; depuis 2 mois, un mois et l'autre quelques heures. J' &#233;tais tr&#232;s choqu&#233;e car les deux premi&#232;res &#233;taient toxicomanes, elles &#233;tait agressives car elles prenaient beaucoup de m&#233;dicaments... J'&#233;tais d&#233;prim&#233;e compl&#232;tement &#224; cause de ma famille, mon enfant, personne ne savait, je pleurais, je criais. Apr&#232;s j'ai d&#233;m&#233;nag&#233; dans une autre cellule avec une autre fille. En prison, les filles sont beaucoup d&#233;prim&#233;es, prennent beaucoup de m&#233;dicaments pour dormir. Tu penses &#224; tes enfants , ta famille, tu peux rien voir, juste les murs et la promenade. Y'a des surveillantes qui sont bien, elles sont rares, y a les surveillantes qui sont m&#233;chantes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; M&#233;chantes comment ? &lt;br /&gt;Elles sont racistes, elles te disent , &#171; _toi t'es roumaine, toi t'as fait des escroqueries, la banque, la CAF.. &#187;, alors elles te parlent mal. Moi j 'ai rien fait, je suis rest&#233;e tranquille.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et avec tes compagnons t'es devenue amie ? &lt;br /&gt;Oui, apr&#232;s je suis devenue amie avec les filles, je fais des blagues, je fais rigoler, n' importe quoi pour faire rigoler, sinon je deviens folle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et vous vous aidiez ?
&lt;br /&gt;Oui, moi j'avais pas d'argent et les filles m'ont achet&#233; du tabac toutes les semaines. Puis apr&#232;s y a un groupe de gens &#224; l'ext&#233;rieur qui m'ont envoy&#233; de l'argent pour faire mes courses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et tu avais des nouvelles de ton copain, de tes ami-es ? &lt;br /&gt;Pas du tout, car la juge elle avait bloqu&#233; mon courrier. Tu peux faire une demande pour d&#233;bloquer le courrier, mais ils ont pas voulu. Apr&#232;s deux mois j'ai re&#231;u une lettre de ma famille de Roumanie, et ma voisine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; On t'a laiss&#233; t&#233;l&#233;phoner &#224; ta famille ?
&lt;br /&gt;Non j'avais pas le droit car j'avais pas &#233;t&#233; jug&#233;e. Tu peux faire la demande au Spip, tu donnes le num&#233;ro et c'est eux qui appellent ta famille.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; T' avais pas le droit de travailler ? &lt;br /&gt;Si mais y avait plus de place, il n' y a pas beaucoup de places.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et apr&#232;s 3 mois t'as su que t' allais sortir ?
&lt;br /&gt;Non, quand on m'a lib&#233;r&#233;e je savais pas que j'allais sortir sous contr&#244;le judiciaire. Quand je suis pass&#233;e au tribunal le 8 juillet, on m'a demand&#233; si j'avais un domicile fixe. J'en avais pas sinon j'aurais pu sortir. Apr&#232;s je savais pas mais j'ai &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;e le 20 juillet sous contr&#244;le judiciaire pendant 6 mois, jusqu'&#224; janvier 2010.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et comment s'est pass&#233; ton contr&#244;le judiciaire ? &lt;br /&gt;La premi&#232;re fois que je suis retourn&#233;e au commissariat, ils ont fait des photos, une petite fiche.. je suis mont&#233; au bureau o&#249; on m'avait interrog&#233;e, j'avais peur, je me suis dit qu'ils allaient m'arr&#234;ter encore, et ensuite je suis all&#233;e toutes les semaines pour signer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Tu avais des restrictions ?
&lt;br /&gt;Pas le droit de voir les ami-es qui se sont faits arr&#234;ter, d'aller &#224; l'adresse des squats, pas le droit pour travailler. On est all&#233; a la pr&#233;fecture pour le r&#233;c&#233;piss&#233;, et ils ont donn&#233; une r&#233;ponse n&#233;gative.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et maintenant vous avez le non-lieu, qu'est ce que tu vas faire ?
&lt;br /&gt;Je suis contente, car je suis rest&#233;e avec une forte douleur suite &#224; la prison. J'ai fait de la prison pour rien, alors maintenant je vais faire les d&#233;marches pour les r&#233;parations, je pense qu' on va gagner le proc&#232;s. C'est pas normal que quelqu'un m'ait accus&#233; pour rien. J'ai pass&#233; des mois en prison trait&#233; comme un chien. Je veux savoir pourquoi cette personne a voulu nous faire du mal, nous on lui a rien fait.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Tu ne comprends pas pourquoi elle vous a d&#233;nonc&#233;-es ? &lt;br /&gt;Non pas du tout. Peut-&#234;tre a cause du racisme&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et tu ne l'as jamais revu ?
&lt;br /&gt;Non, mais maintenant je suis s&#251;re que c'est lui qui m'a balanc&#233;e car c'est marqu&#233; dans mon papier, le 26/02/2009.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et maintenant il ne passe plus voir les autres familles &#224; la caserne ? &lt;br /&gt;Non, car maintenant les autres personnes le savent et n'ont plus confiance. Il peut aller a la police et dire n'importe quoi. C'est le pr&#233;sident de l'association France Roumanie, pour aider les Roumain-es, mais en fait il a fait juste du mal, rien de bon pour les Roumain-es , la v&#233;rit&#233; qui est sorti dans les papiers, c'est lui qui a d&#233;nonc&#233;, les gens sont partis en prison pour rien du tout.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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