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		<title>arrestation de deux militants antifascistes &#224; Besan&#231;on</title>
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		<dc:subject>R&#233;pressions / prisons</dc:subject>

		<description>Mardi 2 mars &#224; 18h40 2 camarades proches de la sc&#232;ne antifasciste ont &#233;t&#233; interpell&#233;s et emmen&#233;es au commissariat central de la gare d'eau &#224; Besan&#231;on. Ils ont depuis &#233;t&#233; rel&#226;ch&#233;s. &lt;br /&gt;Quelques minutes auparavant, une rixe avait oppos&#233; des militants n&#233;onazis bien connus et r&#233;pertori&#233;s &#224; Besan&#231;on &#224; des militants antifascistes qui passaient dans cette rue par hasard. Face &#224; l'attaque des nazis sur le groupe d'amis, la l&#233;gitime d&#233;fense est apparue comme n&#233;cessaire pour contrer l'offensive des fascistes. Les (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Mardi 2 mars &#224; 18h40 2 camarades proches de la
sc&#232;ne antifasciste ont &#233;t&#233; interpell&#233;s et emmen&#233;es au commissariat central de la gare d'eau &#224; Besan&#231;on. Ils ont depuis &#233;t&#233; rel&#226;ch&#233;s.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelques minutes auparavant, une rixe avait oppos&#233; des militants n&#233;onazis bien connus et r&#233;pertori&#233;s &#224; Besan&#231;on &#224; des militants antifascistes qui passaient dans cette rue par hasard. Face &#224; l'attaque des nazis sur le groupe d'amis, la l&#233;gitime d&#233;fense est apparue comme n&#233;cessaire pour contrer l'offensive des fascistes.
Les interpellations ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s suite &#224; l'appel t&#233;l&#233;phonique des nazis qui ont donn&#233; des noms, sans forc&#233;ment qu'il y ait un lien entre les individus pr&#233;sents lors de la rixe et les interpell&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous ne pouvons que condamner cette politique de criminalisation et de r&#233;pression qui s'abat sur les acteurs multiples de la lutte antifasciste.
Cet acharnement policier sur un combat politique, populaire et n&#233;cessaire pour sauvegarder Besan&#231;on de la mont&#233;e des id&#233;es x&#233;nophobes est une preuve de l'implication des forces r&#233;pressives &#233;tatiques dans un processus d'acceptation de ces id&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous exigeons la lib&#233;ration imm&#233;diate et inconditionnelle des camarades arr&#234;t&#233;s ainsi que l'arr&#234;t des poursuites !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Affaire &#224; suivre...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LA SOLIDARIT&#201; EST NOTRE ARME !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Scalp Besak&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Solidaires - Egalitaires - Libertaires -
http://scalpbesak.wordpress.com/&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Appel &#224; la solidarit&#233; suite &#224; l'arrestation d'antifascistes &#224; Besan&#231;on&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Suite au communiqu&#233; du mardi 2 mars concernant l'arrestation de deux camarades antifascistes de Besan&#231;on, nous vous informons de leur lib&#233;ration au bout de 24 heures de garde &#224; vue.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'issue de ces 24 heures, les camarades encourent des poursuites pour violence en r&#233;union, violence aggrav&#233;e et l'un des deux pour port d'arme de 6e cat&#233;gorie. Des insultes et des menaces, notamment de violences physiques, ont &#233;t&#233; prof&#233;r&#233;es par les forces de police contre un des camarades : &#171; On va te casser la gueule &#187;, &#171; La prochaine fois qu'on te grille en ville, on te choppe sous un porche &#187;, &#171; Sale pute de gaucho &#187;&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous lan&#231;ons un appel &#224; la solidarit&#233; et au soutien financier afin de prendre en charge les frais de justice et d'avocats. N'h&#233;sitez pas &#224; nous contacter (via l'adresse mail scalpbesak AH gmail.com) pour les soutenir ou &#234;tre inform&#233; des suites. Localement, une caisse de solidarit&#233; sera mise en place &#224; la librairie l'Autodidacte, 5 place Marulaz &#224; Besan&#231;on.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LA SOLIDARIT&#201; EST NOTRE ARME !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Scalp Besak, 4 mars 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Fiche de lecture</title>
		<link>http://www.brassicanigra.org/blabla/numero-hs-1/breves/#fiche-de-lecture</link>
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		<dc:date>2010-03-05T19:23:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Caisse solidarit&#233; 21, l'&#233;quipe &quot;Blabla&quot;</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le social</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques institutionnelles</dc:subject>
		<dc:subject>Oppressions / discriminations</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;pressions / prisons</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>

		<description>&#171; Ces &quot;hommes horribles par leur noirceur&quot; tels que les d&#233;crit M&#252;nster dans La cosmographie universelle du monde (1565) vont se fixer dans les esprits puis dans les lois d&#232;s le 15e si&#232;cle, et le rester. On ignore d'o&#249; ils viennent, on ignore o&#249; ils vont. Partout ils sont per&#231;us comme perturbateurs. La politique d'exclusion n&#233;cessite une image stigmatisante : cette image lui est offerte d&#232;s l'arriv&#233;e des Tsiganes. D&#232;s lors le l&#233;gislateur, qui en a besoin, ne cherche pas &#224; nier ou minimiser cette image, ni (...)

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&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/+-liberte-de-circulation-+.html" rel="tag"&gt;Libert&#233; de circulation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Ces &quot;hommes horribles par leur noirceur&quot; tels que les d&#233;crit M&#252;nster dans La cosmographie universelle du monde (1565) vont se fixer dans les esprits puis dans les lois d&#232;s le 15e si&#232;cle, et le rester. On ignore d'o&#249; ils viennent, on ignore o&#249; ils vont. Partout ils sont per&#231;us comme perturbateurs. La politique d'exclusion n&#233;cessite une image stigmatisante : cette image lui est offerte d&#232;s l'arriv&#233;e des Tsiganes. D&#232;s lors le l&#233;gislateur, qui en a besoin, ne cherche pas &#224; nier ou minimiser cette image, ni &#224; en v&#233;rifier l'exactitude ; il la cautionne et m&#234;me l'amplifie en l'utilisant comme fondement ou pr&#233;texte &#224; la loi. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Une politique de rejet syst&#233;matique n'est pas viable. [&#8230;] Un esprit humaniste d'une part, un esprit technocratique d'autre part, vont faire changer l'attitude des pouvoirs publics. Le rejet restera l'essentiel de l'action des autorit&#233;s locales, mais les Etats vont changer leur discours et surtout leur type d'action. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; L'inclusion pr&#233;sente des avantages sur la r&#233;clusion. D'abord, elle se fond dans l'esprit du temps : l'inclusion c'est la r&#233;clusion dans un esprit humaniste. Elle est aussi plus efficace : les reclus contestent, se sentent emprisonn&#233;s. L'inclusion est plus radicale et plus souriante : alors que le reclus est puni, l'inclu est r&#233;compens&#233; de sa normalisation ; il est pris en charge par une aide sociale si son comportement se conforme &#224; certaines prescriptions. Enfin par l'inclusion, le gain politique de l'Etat est consid&#233;rable : alors que le marginal exclu ou reclu demeure un marginal, le marginal inclus ne l'est plus. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; La technocratie resserre les mailles du filet. L'humaniste tente de les rendre invisibles. On ne sait plus tr&#232;s bien ce qu'est l'ordre public, ce qu'est la s&#233;curit&#233; publique. On assiste &#224; un passage tr&#232;s subtil de la s&#233;curit&#233; des citoyens &#224; la s&#233;curit&#233; de l'Etat, &#233;tay&#233;e par un &quot;discours de la surveillance g&#233;n&#233;ralis&#233;e&quot; (jutice 76, colloque sur la s&#233;curit&#233;, In Journal du syndicat de la magistrature, n.49). Ainsi &quot;la s&#233;curit&#233; devient un mode d'organisation de la vie sociale&quot; et on arrive au slogan &quot;moins de libert&#233; pour plus de s&#233;curit&#233;&quot;. &quot;La libert&#233; devient abus tandis que la s&#233;curit&#233; est dite raison&quot;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; La minorit&#233; est phagocyt&#233;e, et le pseudo-respect du discours humaniste qui veut &quot;int&#233;grer en conservant des particularit&#233;s&quot; la m&#232;ne sur un terrain-mus&#233;e o&#249; elle sera donn&#233;e &#224; &#234;tre vue. Les barri&#232;res sont transparentes comme le filet rendu invisible par le discours nuanc&#233;, et que ce soit dans la caravane qui circule encore et qui peut &#234;tre fouill&#233;e l&#233;galement, ou dans un fichier d&#232;sormais informatis&#233;, aujourd'hui c'est la transparence qui cr&#233;e l'enfermement. &#187;
&lt;br /&gt;&#171; Il est possible de faire une typologie des politiques locales. On y trouve :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.brassicanigra.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; le rejet simple : refus de la pr&#233;sence des familles, qui s'exprime par des interdictions, des expulsions au nom de l'ordre public, de la tranquillit&#233; publique, de l'hygi&#232;ne&#8230;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.brassicanigra.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; le rejet violent : par l'intervention brutale des forces de police, par des actes incontrol&#233;s des populations locales (maisons br&#251;l&#233;es, agression de familles)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.brassicanigra.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; le rejet indirect : &#224; l'acte de violence, substitution des conditions de s&#233;jour impossible, par des actes r&#233;glementaires &#224; l'application souvent discriminatoire (en mati&#232;re de scolarit&#233;, d'hygi&#232;ne, de logement, de protection des sites&#8230;). Ce type de rejet permet de garder une bonne conscience et une apparence de l&#233;galit&#233;, car il s'inscrit dans une interpr&#233;tation des textes r&#233;glementaires dont la subtilit&#233; ouvre la voie &#224; une ambigu&#239;t&#233; permissive. Le rejet indirect permet de garder une fa&#231;ade d'humanisme. Ainsi on est plus au temps o&#249;, comme dans l'Allemagne du 17e si&#232;cle, au Pays-bas et en Suisse, des &#233;pouvantails figurant un tsigane fustig&#233; ou pendu se trouvaient &#224; l'entr&#233;e d'une agglom&#233;ration. Le panneau laqu&#233; a remplac&#233; la pancarte de bois, l'&#233;criture la peinture na&#239;ve, et l'amende dissuasive, le ch&#226;timent corporel. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Les &#171; quartiers nouveau concept &#187;, une nouvelle prison &#224; la place des habitations actuelles des Roms ?</title>
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		<dc:creator>Caisse solidarit&#233; 21, l'&#233;quipe &quot;Blabla&quot;</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le social</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques institutionnelles</dc:subject>
		<dc:subject>Oppressions / discriminations</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;pressions / prisons</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>

		<description>Les quartiers nouveau concept (QNC) sont issus de la loi d'orientation et de programmation de la justice de 2002. En fait de concept nouveau, les t&#234;tes pensantes du minist&#232;re de la Justice ne sont pas aller chercher bien loin : cr&#233;er des prisons &#171; lights &#187;, pour les bons sujets, celles et ceux qui sont dociles avec de courtes peines et qu'il ne faudrait pas m&#233;langer avec les autres, histoire de ne pas leur donner des id&#233;es&#8230; En bref, l'objectif est d'enfermer toujours plus de monde, mais on adapte (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les quartiers nouveau concept (QNC) sont issus de la loi d'orientation et de programmation de la justice de 2002. En fait de concept nouveau, les t&#234;tes pensantes du minist&#232;re de la Justice ne sont pas aller chercher bien loin : cr&#233;er des prisons &#171; lights &#187;, pour les bons sujets, celles et ceux qui sont dociles avec de courtes peines et qu'il ne faudrait pas m&#233;langer avec les autres, histoire de ne pas leur donner des id&#233;es&#8230; En bref, l'objectif est d'enfermer toujours plus de monde, mais on adapte &#171; l'offre &#187; au secteur de march&#233; vis&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le projet consiste en la r&#233;alisation de petites unit&#233;s, d'environ 3300 m&#178; pour une capacit&#233; d'accueil de 90 d&#233;tenu&#183;e&#183;s en moyenne, avec un niveau de confort plus important que dans les taules &#171; ancien concept &#187; : cellule individuelle avec douche, &#233;quipement de cuisine, espaces collectifs, etc. &lt;br /&gt;2000 places (+ 400 pour les mineurs) sont programm&#233;es, et la r&#233;alisation a d&#233;j&#224; commenc&#233; avec la construction de QCP (quartiers pour courte peine, soit moins d'un an) &#224; Fleury et &#224; Toulouse Seysses. L'&#233;tablissement p&#233;nitenciaire pour mineurs (EPM) de Meaux est &#233;galement en cours de transformation en QCP. Ces QCP semblent &#234;tre la d&#233;clinaison concr&#232;te du &#171; concept &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais une nouvelle vague d'&#233;tablissements du m&#234;me genre devrait voir le jour, puisqu'un march&#233; du printemps dernier pr&#233;voit la r&#233;alisation de 7 QNC (Brest [29], Longuenesse [62], Valence [26], Varennes le Grand [71], Laon [02], Ploemeur [56], Toulon la Farl&#232;de [83]), et qu'une deuxi&#232;me vague est dores et d&#233;j&#224; envisag&#233;e : Dijon, Fleury, Bonneville, B&#233;ziers, Perpignan, Maubeuge, Bourg en Bresse, Chamb&#233;ry, ainsi qu'une troisi&#232;me vague : Grasse, Gagny, Mulhouse, Strasbourg, Nanterre&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le rapport de l'Assembl&#233;e Nationale &#224; ce sujet note que, dans la plupart des cas, le principal souci pour l'implantation d'&#233;tablissements p&#233;nitentiaires n'est pas le foncier, mais la r&#233;ticence des collectivit&#233;s territoriales. &#199;a ne semble pas &#234;tre le cas &#224; Dijon (et &#224; Varennes), mais un peu de remue-m&#233;nage autour de ces questions pourrait peut-&#234;tre inciter &#224; plus de r&#233;serves.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Comment &#171; d&#233;vitaliser &#187; une maison.</title>
		<link>http://www.brassicanigra.org/blabla/numero-hs-1/breves/#comment-devitaliser-une-maison</link>
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		<dc:creator>Caisse solidarit&#233; 21, l'&#233;quipe &quot;Blabla&quot;</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le social</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques institutionnelles</dc:subject>
		<dc:subject>Oppressions / discriminations</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;pressions / prisons</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>

		<description>Jeudi 14 mai 2008, deux squats de Roms de l'avenue de Langres, o&#249; ont v&#233;cu pendant pr&#232;s de deux ans une quarantaine de personnes adultes et enfants, ont &#233;t&#233; expuls&#233;s. &lt;br /&gt;A 8h du matin, une commissaire accompagn&#233;e de ses sbires a d&#233;barqu&#233; de force dans une des maisons (ce qui constitue une violation de domicile) pour ficher, compter et avertir que le concours de la force publique avait &#233;t&#233; demand&#233; par le propri&#233;taire, et que la d&#233;molition &#233;tait pr&#233;vue pour le 6 juin. Elle a mentionn&#233; qu'elle repasserait &#224; la (...)


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&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/+-liberte-de-circulation-+.html" rel="tag"&gt;Libert&#233; de circulation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jeudi 14 mai 2008, deux squats de Roms de l'avenue de Langres, o&#249; ont v&#233;cu pendant pr&#232;s de deux ans une quarantaine de personnes adultes et enfants, ont &#233;t&#233; expuls&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A 8h du matin, une commissaire accompagn&#233;e de ses sbires a d&#233;barqu&#233; de force dans une des maisons (ce qui constitue une violation de domicile) pour ficher, compter et avertir que le concours de la force publique avait &#233;t&#233; demand&#233; par le propri&#233;taire, et que la d&#233;molition &#233;tait pr&#233;vue pour le 6 juin. Elle a mentionn&#233; qu'elle repasserait &#224; la fin du mois pour pr&#233;venir de l'expulsion. Mais ce n'&#233;tait l&#224; qu'un mensonge. Constatant que la maison &#233;tait peu remplie &#224; ce moment l&#224;, les autorit&#233;s ont en effet chang&#233; leur fusil d'&#233;paule et sont revenues &#224; 13h, en nombre, pour proc&#233;der &#224; l'expulsion, doubl&#233;e de l'entreprise Pennequin, pour la d&#233;molition, et d'une repr&#233;sentante de la mairie (la pr&#233;sidente du CCAS), pour le vernis social.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trop tard pour emp&#234;cher l'expulsion, les soutiens sont n&#233;anmoins arriv&#233;s sur place pour protester, emp&#234;cher que les Roms ne se fassent embarquer et assurer que leurs affaires et meubles soient pour une fois conserv&#233;s. Tout l'apr&#232;s-midi, quelques dizaines de personnes se sont relay&#233;es pour bloquer une partie du boulevard avec une banderole et des panneaux, interpeller les passants, et charger des camions d'affaires. La circulation a &#233;t&#233; fortement ralentie jusqu'&#224; 18h sur un des plus gros axes dijonnais, en protestation et pour faire en sorte que cette expulsion g&#234;ne et ne passe pas inaper&#231;ue. Outre les membres du collectif de soutien qui pouvaient se lib&#233;rer pendant les heures de travail, des groupes d'&#233;tudiant-es du Comit&#233; de Mobilisation de la fac ont rejoint le rassemblement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les voisin&#183;e&#183;s de ce quartier populaire et leurs enfants croisaient les Roms depuis plus d'un an et demi. Malgr&#233; les propos des autorit&#233;s qui ne parlent &#233;videmment que de plaintes du voisinage, on a ce jour-l&#224; surtout crois&#233; beaucoup de gens choqu&#233;s par la r&#233;alit&#233; crue et sordide d'une expulsion. Beaucoup sont d'ailleurs rest&#233;&#183;e&#183;s quelques heures sur le trottoir en soutien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#232;s l'expulsion, l'entreprise Pennequin, toute pr&#234;te &#224; collaborer aux t&#226;ches les plus r&#233;pugnantes, s'est charg&#233;e de la destruction des toits, donnant des coups de masse ici et l&#224;, arrachant des tuiles, p&#233;tant les planches et les canalisations pour &#171; d&#233;vitaliser &#187;. Cela refl&#233;tait une fois encore de mani&#232;re exemplaire la politique d&#233;complex&#233;e instaur&#233;e par la mairie de Dijon et la pr&#233;fecture pour emp&#234;cher que les milliers de logements vides de l'agglom&#233;ration puissent servir &#224; quiconque. Ces m&#233;thodes avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; mises en oeuvre lors de l'expulsion d'autres squats. Des maisons qui servaient auraient pu continuer &#224; servir et ont &#233;t&#233; ravag&#233;es impun&#233;ment &#224; la vue de tous&#183;tes. &lt;br /&gt;Quelques jours plus tard, puisque la r&#233;pression n'a pas de limite, certains des dijonnais&#183;e&#183;s qui avaient r&#233;pondu &#224; la demande &#171; Klaxonnez, la mairie expulse &#187; se sont retrouv&#233;&#183;e&#183;s convoqu&#233;&#183;e&#183;s au commissariat de Dijon et ont re&#231;u une amende pour &#171; usage abusif d' avertisseur sonore sans danger &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>05. Face aux institutions...</title>
		<link>http://www.brassicanigra.org/rss/mot/blabla/numero-hs-1/face-aux-institutions.html</link>
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		<dc:date>2010-03-05T19:22:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Caisse solidarit&#233; 21, l'&#233;quipe &quot;Blabla&quot;</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le social</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques institutionnelles</dc:subject>
		<dc:subject>Oppressions / discriminations</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;pressions / prisons</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>

		<description>&#171; Si un Rom veut parvenir au m&#234;me r&#233;sultat qu'un non-Rom, il doit pour cela travailler 120 fois plus que le non-Rom &#187; &lt;br /&gt;Proverbe Rom en R&#233;publique Tch&#232;que. &lt;br /&gt;Depuis 2007, le droit au travail des nouveaux&#183;elles entrant&#183;e&#183;s dans l'UE (Bulgarie et Roumanie) est toujours conditionn&#233; par des &#171; mesures transitoires &#187;, alors que cette limitation a &#233;t&#233; lev&#233;e au bout de deux ans pour tous les pr&#233;c&#233;dents pays entrants dans l'UE. Les 3 mois d'autorisation de s&#233;jour accord&#233;s &#224; ces ressortissant&#183;e&#183;s sont cens&#233;s servir &#224; (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Si un Rom veut parvenir au m&#234;me r&#233;sultat qu'un non-Rom, il doit pour cela travailler 120 fois plus que le non-Rom &#187; &lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Proverbe Rom en R&#233;publique Tch&#232;que.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis 2007, le droit au travail des nouveaux&#183;elles entrant&#183;e&#183;s dans l'UE (Bulgarie et Roumanie) est toujours conditionn&#233; par des &#171; mesures transitoires &#187;, alors que cette limitation a &#233;t&#233; lev&#233;e au bout de deux ans pour tous les pr&#233;c&#233;dents pays entrants dans l'UE. Les 3 mois d'autorisation de s&#233;jour accord&#233;s &#224; ces ressortissant&#183;e&#183;s sont cens&#233;s servir &#224; chercher un travail. Pour cela, il faut trouver un employeur, que celui ci accepte de verser 900 euros &#224; l'ANAEM pour embaucher la personne, qu'il d&#233;pose son annonce &#224; l'ANPE et que personne n'y r&#233;ponde pendant 7 jours. Pour le&#183;la futur&#183;e employ&#233;&#183;e, il faut, promesse d'embauche en poche, entamer une proc&#233;dure de demande de titre de s&#233;jour aupr&#232;s de la pr&#233;fecture et une demande d'autorisation de travail aupr&#232;s de la DDTE. Cette proc&#233;dure exige que le travail rapporte au moins le SMIC mensuel (les temps partiels ne sont donc pas possibles), exige que le travail figure sur une liste pr&#233;fectorale des m&#233;tiers dits &#171; en tension &#187; et prend dans le meilleur des cas quelques mois. On comprend que ce soit quasi impossible pour des personnes sans beaucoup de dipl&#244;mes ou sans pistons de faire patienter un employeur plusieurs mois avant de pouvoir embaucher la personne, surtout que dans les faits celui/celle-ci s'expose par cette proc&#233;dure &#224; des contr&#244;les de son entreprise extr&#234;mement dissuasifs.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le droit au s&#233;jour, les OQTF et l'ANAEM.&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; La mobilit&#233; potentielle des Roms est instrumentalis&#233;e pour cr&#233;er des peurs irrationnelles pouvant induire l'adoption de mesures coercitives, et justifier la demande de r&#232;gles r&#233;gressives, allant jusqu'&#224; la remise en cause d'une circulation facilit&#233;e dans l'espace europ&#233;en ou pire encore, au fichage et au relev&#233; des empreintes digitales des Roms, y compris des enfants comme le propose le gouvernement italien en Juin 2008 : &quot;cela rappelle des faits analogues de fa&#231;on tellement &#233;vidente qu'il n'est m&#234;me pas utile de le pr&#233;ciser&quot;. &#187; &lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Terry Davis, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Conseil de l'Europe in Li&#232;geois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis l'entr&#233;e de la Roumanie dans l'Europe en janvier 2007, le droit au s&#233;jour est conditionn&#233; par la capacit&#233; de subvenir &#224; ses besoins sans &#171; &#234;tre une charge pour le syst&#232;me social fran&#231;ais &#187; (CESEDA). Malgr&#233; la &#171; _citoyennet&#233; europ&#233;enne_ &#187;, il est donc toujours possible pour l'Etat de se d&#233;barrasser des Roumain&#183;e&#183;s ou Bulgares par le biais d'OQTF. Pendant un moment, les expulsions forc&#233;es avaient sembl&#233; d&#233;cro&#238;tre puisqu'il fallait pour les justifier que la personne vis&#233;e soit pr&#233;sente sur le territoire de mani&#232;re continue depuis plus de trois mois, ce que les policier-es n'arrivaient pas toujours &#224; savoir. Pour obtenir ces informations, illes demandent parfois la collaboration des services sociaux qui peuvent pr&#233;senter des preuves de passage dans leurs services. Illes peuvent aussi, comme &#224; la caserne &#224; Dijon, ficher toutes les personnes &#224; l'ouverture d'un squat pour pouvoir leur d&#233;livrer massivement des OQTF trois mois apr&#232;s. Illes continuent ainsi &#224; se livrer &#224; quelques expulsions forc&#233;es avec passage en centre de r&#233;tention pour l'exemple et &#224; d&#233;livrer de nombreuses OQTF, accompagn&#233;es de convocations et intimidations pour que les personnes partent &#171; d'elles- m&#234;mes &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand des Roms &#171; posent probl&#232;me &#187; dans une ville, un des grands outils d'&#171; incitation &#187; au d&#233;part du territoire fran&#231;ais est l'ANAEM (Agence Nationale de l'Accueil des Etrangers et des Migrations) et ses &#171; aides au retour &#187; qui sont cens&#233;es &#234;tre librement choisies. L'ANAEM organise les voyages et les paient, en donnant en plus un petit p&#233;cule de 300 euros pour les adultes et 100 euros pour les enfants. L'ANAEM note les noms et les personnes n' y ont droit qu'une fois. Apr&#232;s un retour avec l'ANAEM, les personnes sont libres de revenir en France. En pratique, les policier&#183;e&#183;s et agents de l'ANAEM disent qu'il n'est pas possible de revenir et font pression, notamment lors des expulsions de squats ou arrestations pour pousser les personnes &#224; s'engager dans un retour ANAEM. Des agents de l'ANAEM sont d'ailleurs souvent pr&#233;sent&#183;e&#183;s lors des expulsions de squats dans d'autres villes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon l'association Romeurop dont les chiffres ont &#233;t&#233; repris par le Canard Encha&#238;n&#233;, plus de 4 600 expuls&#233;&#183;e&#183;s sur les 5 premiers mois de l'ann&#233;e 2008 seraient des Roms, des Bulgares et des Roumain&#183;e&#183;s soit 40% des personnes expuls&#233;&#183;e&#183;s. Or, la plupart ont b&#233;n&#233;fici&#233; de l'aide au retour et sont cens&#233;&#183;e&#183;s pouvoir revenir en France d&#232;s qu'illes le veulent. Autrement dit, ces expulsions ont avant tout pour but de faire du chiffre et de remplir les quotas annonc&#233;s par B. Hortefeux.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le refus de domicilier les Roms &#224; Dijon.&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au printemps dernier, le CCAS dijonnais estimait &#171; ne rien avoir &#224; faire pour eux &#187; parce qu'illes n'avaient pas une vraie domiciliation sur la commune. Un squat n'&#233;tait en effet pas une vraie domiciliation selon le CCAS qui les consid&#233;raient comme des SDF. En r&#233;alit&#233;, le squat de l'avenue de Langres repr&#233;sentait un logement stable sur la commune depuis plus d'un an et le CCAS est cens&#233; domicilier les SDF &#233;tabli&#183;e&#183;s sur la commune. Depuis le d&#233;but de la mobilisation en soutien aux Roms sur Dijon, plusieurs repr&#233;sentant&#183;e&#183;s de la mairie ou de ses services avaient tent&#233; de d&#233;courager les repr&#233;sentant&#183;e&#183;s du collectif avec des arguments culpabilisants du style : &#171; leur procurer du p&#233;trole pour se chauffer c'est &#234;tre irresponsable et mettre leur vie en danger &#187; ou &#171; en les aidant vous leur faites courir plus de risques d'expulsion &#187; ! D&#233;but 2009, la mairie avait organis&#233; une r&#233;union au CCAS au sujet des Roms dijonnais&#183;e&#183;s, en excluant la participation des familles et aussi des membres du collectif sous pr&#233;texte que celui-ci n'&#233;tait pas une &#171; instance officielle &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s la multiplication des protestations, un rappel &#224; la loi envoy&#233; par leur avocat et le premier rendez-vous accord&#233; au collectif par la mairie en mai, la pr&#233;sidente du CCAS, Mme_Didion a fini par reconna&#238;tre que le CCAS &#233;tait dans l'obligation de domicilier les Roumain&#183;e&#183;s. Elle a ni&#233; n'avoir pas respect&#233; cette obligation et affirm&#233; que le CCAS n'avait juste pas le formulaire ad&#233;quat &#224; leur disposition. Le CCAS a alors commenc&#233; &#224; faire des domiciliations en tra&#238;nant des pieds, au cas par cas. Il semble qu'il revienne aujourd'hui de nouveau sur cette avanc&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des Villages d'insertion pour les Roms ?
&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les villages d'insertion sont une tr&#232;s mauvaise id&#233;e, et comme les tr&#232;s mauvaises id&#233;es plaisent beaucoup en ce moment, elle est actuellement reprise &#224; la fois par l'Etat et par des collectivit&#233;s locales. Il ne s'agit, comme le dit l'association &#171; La voix des Roms &#187;, ni de villages, ni d'insertion. Ce sont des camps, &#224; l'ext&#233;rieur des villes, gard&#233;s par des ma&#238;tres-chien. L'entr&#233;e est interdite &#224; toutes les personnes qui ne logent pas &#224; l'int&#233;rieur, il faut donc recevoir ses proches &#224; l'ext&#233;rieur. Les places dans ces camps, compos&#233;s de baraques pr&#233;fabriqu&#233;es, sont ch&#232;res. En effet, il faut pour y loger avoir la preuve que l'on dispose d'un contrat de travail, chose quasi-impossible quand on vient en France et que l'on est originaire de Roumanie ou de Bulgarie. Pour preuve des motivations des gens qui mettent ces camps en place, puis les administrent, le co&#251;t du gardiennage repr&#233;sente 75% du budget des villages d'insertion. Pour comparaison, cette part est de 65% dans les prisons. L'id&#233;e qui conduit des associations humanitaires &#224; cog&#233;rer ces camps avec les pr&#233;fectures, c'est la &#171; responsabilisation &#187; des familles, notamment en leur faisant payer un loyer. Id&#233;e crasse, &#224; la mesure de l'ambition de ces villages d'insertion arrivant sur Paris.
&lt;br /&gt;A Dijon la politique est pour l'instant plus claire, &#171; on d&#233;gage ! &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>06. Interview d'une des ex-inculp&#233;&#183;e&#183;s</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Caisse solidarit&#233; 21, l'&#233;quipe &quot;Blabla&quot;</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le social</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques institutionnelles</dc:subject>
		<dc:subject>Oppressions / discriminations</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;pressions / prisons</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>

		<description>En 2008, j'habitais au squat Avenue de Langres, avec des ami-es. J'y suis rest&#233;e presque un an, ensuite on a cherch&#233; un autre squat &#224; quelques uns. Pendant l'hiver 2008-2009, le pr&#233;sident de l'association France-Roumanie nous rendait souvent visite. Il venait voir tout le monde et il a demand&#233; nos papiers pour nous trouver du travail, d'un logement, une situation confortable. Pour moi, c'&#233;tait trop difficile en Roumanie. Des fois tu peux trouver du travail mais souvent le patron va pas te (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 2008, j'habitais au squat Avenue de Langres, avec des ami-es. J'y suis rest&#233;e presque un an, ensuite on a cherch&#233; un autre squat &#224; quelques uns. Pendant l'hiver 2008-2009, le pr&#233;sident de l'association France-Roumanie nous rendait souvent visite. Il venait voir tout le monde et il a demand&#233; nos papiers pour nous trouver du travail, d'un logement, une situation confortable. Pour moi, c'&#233;tait trop difficile en Roumanie. Des fois tu peux trouver du travail mais souvent le patron va pas te payer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et il est venu dans l'autre squat apr&#232;s ? &lt;br /&gt;Non, on s'est brouill&#233; avec lui, car lui il nous mentait tous les jours. Il disait qu'il allait faire les d&#233;marches pour le travail, et puis...rien. Quand on a d&#233;m&#233;nag&#233;, on a coup&#233; les relations avec lui. Mais avant de d&#233;m&#233;nager on lui avait d&#233;j&#224; donn&#233; des photocopies de nos papiers, tous nos papiers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Il vous a demand&#233; vos papiers ? &lt;br /&gt;Oui, avec le m&#234;me discours, il nous a dit que pour trouver du logement, du travail il lui fallait nos papiers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et c'&#233;tait comment d'ouvrir un squat dans votre situation ? La police est venue tout de suite, le deuxi&#232;me jour. C'&#233;tait au mois de janvier. Quelqu'un nous a vu dans la maison et tout de suite a appel&#233; la police. La police nationale est venue tout de suite, a contr&#244;l&#233; les papiers puis nous a dit &#171; d&#233;gage &#187;. Ils nous ont mis-es dehors sous la neige. On a attendu qu'ils partent, puis on est revenu dans la maison. Ils sont revenus une deuxi&#232;me fois juste pour les papiers, et apr&#232;s ils nous ont laiss&#233;-es tranquilles. Des ami-es ont parl&#233; avec la propri&#233;taire, et elle voulait bien qu'on reste dans la maison, elle &#233;tait tr&#232;s gentille.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Vous avez &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;-es en avril, vous vous doutiez de quelque chose ? &lt;br /&gt;Non, ils sont venus frapper &#224; 6h du matin, le 15 avril, on croyait que c'&#233;tait la police nationale, mais en fait c'&#233;tait la PAF.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Ils vous ont dit pourquoi ?
&lt;br /&gt;Ils ont parl&#233; d'escroquerie, j ai pas compris car j' avais jamais entendu parler de &#231;a. J'ai demand&#233; plusieurs fois a l'interpr&#232;te, &#171; c'est quoi l'escroquerie, je comprends rien ! &#187; et elle ma dit &#171; tu verras au commissariat &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Comment s'est pass&#233;e la garde &#224; vue ?
&lt;br /&gt;Pour moi, trop mal, car je n'&#233;tais jamais all&#233;e en garde &#224; vue, ni en Roumanie ni en France. Le gardien s'est comport&#233; trop mal. J'ai pas support&#233; la cellule, j ai cri&#233; ...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Ils t'ont interrog&#233;e ? &lt;br /&gt;Je suis rest&#233;e 24h en garde &#224; vue, apr&#232;s l'interpr&#232;te elle m'a dit , &#171; t'as pas dit la v&#233;rit&#233; , tu vas entrer en prison &#187;. Apr&#232;s 24h , ils ont prolong&#233; 24h et je suis pass&#233;e vers la procureur et elle m'a dit la m&#234;me chose &#171; t'as pas dit la v&#233;rit&#233;, tu vas entrer directement en prison &#187;. J'ai dit toute la v&#233;rit&#233;, j'ai pas menti et elle m'a dit &#171; une fille comme vous, elle m&#233;rite de rester en prison. Vous risquez 7 ann&#233;es de prison &#187;. Ils voulaient me faire dire qui &#233;tait le chef de la bande organis&#233;e, qui nous envoyait faire la manche. Je lui dis, jamais personne, car c'est nous qui y allons personnellement. En garde &#224; vue, ils ont ramen&#233; des panneaux avec des photos et m'ont dit &#171; tu connais ? , tu connais ?... &#187; Bien-s&#251;r je connais toutes les personnes, j'habite avec, ou je les croisent, alors je dis, oui oui ...&#224; cause de &#231;a je faisais partie d'une bande organis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Parce que tu connais les autres personnes, c'est une bande organis&#233;e ? Et toi tu voulais pas dire que c'&#233;tait une bande organis&#233;e ?
&lt;br /&gt;Non , parce que j'ai dit la v&#233;rit&#233;, c'est pas une bande organis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et ils t'ont accus&#233; d'avoir vol&#233; la CAF et de recel d'objets ? &lt;br /&gt;Ils ont dit qu'on avait vol&#233; dans une &#233;glise, des bougeoirs. Bien plus tard, j'ai vu Mtre Clemang, et elle m'a dit qu'on m'accusait pour la CAF et l_'assurance maladie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; A la fin de la garde &#224; vue on t'a emmen&#233;e en prison ?
&lt;br /&gt;Oui &#224; 10h du soir. Je suis pass&#233;e au tribunal en garde &#224; vue, et ils ont donn&#233; 4 mois provisoires avec mandat de d&#233;p&#244;t. J'&#233;tais choqu&#233;e car j'&#233;tais jamais all&#233;e en prison.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Tu peux raconter la prison ? Tu t'es retrouv&#233;e seule ?
&lt;br /&gt;Non, quand je suis rentr&#233;e il y avait 3 filles, une l&#224; depuis 2 mois, un mois et l'autre quelques heures. J' &#233;tais tr&#232;s choqu&#233;e car les deux premi&#232;res &#233;taient toxicomanes, elles &#233;tait agressives car elles prenaient beaucoup de m&#233;dicaments... J'&#233;tais d&#233;prim&#233;e compl&#232;tement &#224; cause de ma famille, mon enfant, personne ne savait, je pleurais, je criais. Apr&#232;s j'ai d&#233;m&#233;nag&#233; dans une autre cellule avec une autre fille. En prison, les filles sont beaucoup d&#233;prim&#233;es, prennent beaucoup de m&#233;dicaments pour dormir. Tu penses &#224; tes enfants , ta famille, tu peux rien voir, juste les murs et la promenade. Y'a des surveillantes qui sont bien, elles sont rares, y a les surveillantes qui sont m&#233;chantes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; M&#233;chantes comment ? &lt;br /&gt;Elles sont racistes, elles te disent , &#171; _toi t'es roumaine, toi t'as fait des escroqueries, la banque, la CAF.. &#187;, alors elles te parlent mal. Moi j 'ai rien fait, je suis rest&#233;e tranquille.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et avec tes compagnons t'es devenue amie ? &lt;br /&gt;Oui, apr&#232;s je suis devenue amie avec les filles, je fais des blagues, je fais rigoler, n' importe quoi pour faire rigoler, sinon je deviens folle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et vous vous aidiez ?
&lt;br /&gt;Oui, moi j'avais pas d'argent et les filles m'ont achet&#233; du tabac toutes les semaines. Puis apr&#232;s y a un groupe de gens &#224; l'ext&#233;rieur qui m'ont envoy&#233; de l'argent pour faire mes courses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et tu avais des nouvelles de ton copain, de tes ami-es ? &lt;br /&gt;Pas du tout, car la juge elle avait bloqu&#233; mon courrier. Tu peux faire une demande pour d&#233;bloquer le courrier, mais ils ont pas voulu. Apr&#232;s deux mois j'ai re&#231;u une lettre de ma famille de Roumanie, et ma voisine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; On t'a laiss&#233; t&#233;l&#233;phoner &#224; ta famille ?
&lt;br /&gt;Non j'avais pas le droit car j'avais pas &#233;t&#233; jug&#233;e. Tu peux faire la demande au Spip, tu donnes le num&#233;ro et c'est eux qui appellent ta famille.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; T' avais pas le droit de travailler ? &lt;br /&gt;Si mais y avait plus de place, il n' y a pas beaucoup de places.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et apr&#232;s 3 mois t'as su que t' allais sortir ?
&lt;br /&gt;Non, quand on m'a lib&#233;r&#233;e je savais pas que j'allais sortir sous contr&#244;le judiciaire. Quand je suis pass&#233;e au tribunal le 8 juillet, on m'a demand&#233; si j'avais un domicile fixe. J'en avais pas sinon j'aurais pu sortir. Apr&#232;s je savais pas mais j'ai &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;e le 20 juillet sous contr&#244;le judiciaire pendant 6 mois, jusqu'&#224; janvier 2010.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et comment s'est pass&#233; ton contr&#244;le judiciaire ? &lt;br /&gt;La premi&#232;re fois que je suis retourn&#233;e au commissariat, ils ont fait des photos, une petite fiche.. je suis mont&#233; au bureau o&#249; on m'avait interrog&#233;e, j'avais peur, je me suis dit qu'ils allaient m'arr&#234;ter encore, et ensuite je suis all&#233;e toutes les semaines pour signer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Tu avais des restrictions ?
&lt;br /&gt;Pas le droit de voir les ami-es qui se sont faits arr&#234;ter, d'aller &#224; l'adresse des squats, pas le droit pour travailler. On est all&#233; a la pr&#233;fecture pour le r&#233;c&#233;piss&#233;, et ils ont donn&#233; une r&#233;ponse n&#233;gative.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et maintenant vous avez le non-lieu, qu'est ce que tu vas faire ?
&lt;br /&gt;Je suis contente, car je suis rest&#233;e avec une forte douleur suite &#224; la prison. J'ai fait de la prison pour rien, alors maintenant je vais faire les d&#233;marches pour les r&#233;parations, je pense qu' on va gagner le proc&#232;s. C'est pas normal que quelqu'un m'ait accus&#233; pour rien. J'ai pass&#233; des mois en prison trait&#233; comme un chien. Je veux savoir pourquoi cette personne a voulu nous faire du mal, nous on lui a rien fait.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Tu ne comprends pas pourquoi elle vous a d&#233;nonc&#233;-es ? &lt;br /&gt;Non pas du tout. Peut-&#234;tre a cause du racisme&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et tu ne l'as jamais revu ?
&lt;br /&gt;Non, mais maintenant je suis s&#251;re que c'est lui qui m'a balanc&#233;e car c'est marqu&#233; dans mon papier, le 26/02/2009.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Et maintenant il ne passe plus voir les autres familles &#224; la caserne ? &lt;br /&gt;Non, car maintenant les autres personnes le savent et n'ont plus confiance. Il peut aller a la police et dire n'importe quoi. C'est le pr&#233;sident de l'association France Roumanie, pour aider les Roumain-es, mais en fait il a fait juste du mal, rien de bon pour les Roumain-es , la v&#233;rit&#233; qui est sorti dans les papiers, c'est lui qui a d&#233;nonc&#233;, les gens sont partis en prison pour rien du tout.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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		<title>01. Du blabla hors-serie</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>l'&#233;quipe &quot;Blabla&quot;</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le social</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques institutionnelles</dc:subject>
		<dc:subject>Oppressions / discriminations</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;pressions / prisons</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>

		<description>Du blabla hors-serie Ce num&#233;ro hors-s&#233;rie de blabla repr&#233;sente une collaboration avec la Caisse de solidarit&#233; dijonnaise qui depuis avril 2009 a appuy&#233;, financi&#232;rement, politiquement et humainement le soutien aux Roms incarc&#233;r&#233;-es. La caisse a fait ce qu'elle a pu &#224; sa mesure, sur son terrain, mais ne pr&#233;tend &#233;videmment en rien, repr&#233;senter ni les ressortissant&#183;e&#183;s roumain&#183;e&#183;s (...)

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&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/mot/blabla/numero-hs-1/" rel="directory"&gt;Num&#233;ro HS 1&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/mot/+-controle-social-+.html" rel="tag"&gt;Contr&#244;le social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/mot/+-politiques-institutionnelles-+.html" rel="tag"&gt;Politiques institutionnelles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/mot/+-oppressions-discriminations-+.html" rel="tag"&gt;Oppressions / discriminations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/mot/+-repressions-prisons-+.html" rel="tag"&gt;R&#233;pressions / prisons&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/mot/+-liberte-de-circulation-+.html" rel="tag"&gt;Libert&#233; de circulation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du blabla hors-serie&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce num&#233;ro hors-s&#233;rie de blabla repr&#233;sente une collaboration avec la Caisse de solidarit&#233; dijonnaise qui depuis avril 2009 a appuy&#233;, financi&#232;rement, politiquement et humainement le soutien aux Roms incarc&#233;r&#233;-es. La caisse a fait ce qu'elle a pu &#224; sa mesure, sur son terrain, mais ne pr&#233;tend &#233;videmment en rien, repr&#233;senter ni les ressortissant&#183;e&#183;s roumain&#183;e&#183;s et les Roms &#224; Dijon ni la diversit&#233; des initiatives de solidarit&#233;, qui peuvent prendre des voies multiples.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.brassicanigra.org/_caisse-solidarite-21_.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Petite pr&#233;sentation de la Caisse de solidarit&#233; dijonnaise&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contact mail_ : caisse_de_solidarite@brassicanigra.org&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>02. Les dessous de la chasse aux &#171; Roms &#187; &#224; Dijon</title>
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		<dc:date>2010-03-05T19:21:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Caisse solidarit&#233; 21, l'&#233;quipe &quot;Blabla&quot;</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le social</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques institutionnelles</dc:subject>
		<dc:subject>Oppressions / discriminations</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;pressions / prisons</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>

		<description>Avant-propos - Roms, Roumain&#183;e&#183;s, Dijonnais&#183;e&#183;s ind&#233;sirables ? De qui parle t-on ? &lt;br /&gt;Nous utilisons dans ce dossier le terme de &#171; Roms &#187;, parfois le terme de &#171; ressortissant&#183;e&#183;s roumain&#183;e&#183;s &#187;, ou de &#171; migrant&#183;e&#183;s &#187; avec une certaine g&#234;ne et ind&#233;cision. Au d&#233;but des ann&#233;es 70, certaines associations ont decid&#233; d'utiliser le terme &#171; Roms &#187; de mani&#232;re pr&#233;dominante. Si ce choix visait d'abord &#224; mettre fin &#224; d'autres appellations aux connotations n&#233;gatives, ainsi qu'&#224; marquer une histoire et des cultures particuli&#232;res, ou (...)


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&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/mot/+-liberte-de-circulation-+.html" rel="tag"&gt;Libert&#233; de circulation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Avant-propos - Roms, Roumain&#183;e&#183;s, Dijonnais&#183;e&#183;s ind&#233;sirables ? De qui parle t-on ?
&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous utilisons dans ce dossier le terme de &#171; Roms &#187;, parfois le terme de &#171; ressortissant&#183;e&#183;s roumain&#183;e&#183;s &#187;, ou de &#171; migrant&#183;e&#183;s &#187; avec une certaine g&#234;ne et ind&#233;cision. Au d&#233;but des ann&#233;es 70, certaines associations ont decid&#233; d'utiliser le terme &#171; Roms &#187; de mani&#232;re pr&#233;dominante. Si ce choix visait d'abord &#224; mettre fin &#224; d'autres appellations aux connotations n&#233;gatives, ainsi qu'&#224; marquer une histoire et des cultures particuli&#232;res, ou encore des revendications politiques, il peut aussi avoir pris pour ambition, dans certains discours institutionnels de figer des groupes diversifi&#233;s autour d'une uniformit&#233; nationale, ce qui peut nous interroger. Plus encore, ce terme revendiqu&#233; &#224; l'origine s'est trouv&#233; malmen&#233; et entach&#233;, notamment dans les discours politiques et m&#233;diatiques &#224; partir des ann&#233;es 2000. Si certain&#183;e&#183;s le brandissent encore fi&#232;rement, cela entra&#238;ne aussi parfois une volont&#233; de distanciation de la part d'une partie des personnes &#233;tiquet&#233;es Roms. Qu'il soit outil des dispositifs de criminalisation et de rejet, ou ressort de visions mis&#233;rabilistes, il devient source d'obstacles et m&#233;pris multiples dans le quotidien. D'ailleurs suivant &#224; qui l'on s'adresse, au contexte ou au parcours des un&#183;e&#183;s et des autres, certain&#183;e&#183;s de ceux et celles que l'on d&#233;nomme aujourd'hui Roms &#224; Dijon se disent pour leur part parfois Roumain&#183;e&#183;s, parfois Roms, ou Fran&#231;ais&#183;e&#183;s, parfois rien de tout &#231;a&#8230; Face &#224; ces probl&#233;matiques complexes, nous avons donc utilis&#233; parfois aussi le terme &#171; Roumain&#183;e&#183;s &#187;, qui n'est sans doute pas plus satisfaisant mais qui met en avant les attaches/origines g&#233;ographiques des personnes autour desquelles se centre ce dossier &#224; Dijon. &lt;br /&gt;Note de forme : Illes est une f&#233;minisation de ils qui inclut ils et elles.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
Quand on arrive en ville&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis quelques ann&#233;es, des personnes d'origine roumaine, qui se revendiquent Roms ou non, sont install&#233;es &#224; Dijon, ballot&#233;es de squats en expulsions, le plus souvent rejet&#233;es et invisibilis&#233;es. Alors que le ministre des Affaires &#201;trang&#232;res roumain, Adrian Cioroianu, proposait &#224; la fin de l'ann&#233;e 2007 de faire acheter par l'&#201;tat roumain un terrain dans le d&#233;sert en &#201;gypte pour y parquer les Roms et que les lynchages et discriminations quotidiennes se multiplient l&#224;-bas, certain&#183;e&#183;s essaient de venir vivre par ici, malgr&#233; les &#171; lois sp&#233;ciales &#187; et le racisme commun&#233;ment partag&#233; qu'illes rencontrent &#224; tous les niveaux de l'&#233;difice social, en France aussi.
&lt;br /&gt;&#192; Dijon, l'hiver 2008 s'annonce difficile et certain&#183;e&#183;s d'entre nous rejoignent leur histoire en marche. D&#232;s septembre, une entreprise vient, pour le compte de l'OPAC (Office de logement public), &#171; d&#233;vitaliser &#187;, c'est-&#224;-dire casser le toit d'un squat rue de Longvic o&#249; habite une dizaine de personnes d'origine roumaine. Une mobilisation collective et des requ&#234;tes juridiques ont raison pour un temps des &#171; d&#233;vitaliseurs &#187;.
&lt;br /&gt;Nouvelle mobilisation d&#233;but d&#233;cembre devant les squats de l'avenue de Langres, le propri&#233;taire ayant d&#233;cid&#233; la d&#233;molition de maisons o&#249; habitait depuis un an une cinquantaine de personnes. Cette fois, c'est la mairie qui fait intervenir les services d'hygi&#232;ne de la ville pour pousser la soci&#233;t&#233; propri&#233;taire Gessy Verne, &#224; expulser. Gessy Verne amorce l'expulsion sans se soucier de respecter une quelconque proc&#233;dure l&#233;gale, en pleine tr&#234;ve d'hiver. Une nouvelle mobilisation l'en emp&#234;che. Au cours de cette intervention pour d&#233;fendre le droit &#224; un logement, des personnes venues sur place font la connaissance du pr&#233;sident de l'association France-Roumanie, soutien affich&#233; de l'&#233;quipe municipale. Celui-ci dit aider les Roms mais se montre fort r&#233;ticent face au soutien que le collectif naissant commence &#224; apporter.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La pr&#233;fecture veut expulser. Des collectifs de soutien, alli&#233;s aux Roms, s'y opposent et le font savoir par des manifestations, interventions au conseil municipal et des liens de solidarit&#233; se tissent. De leur c&#244;t&#233;, les services de police nationale et municipale harc&#232;lent quotidiennement dans la rue ou dans les maisons. La mairie fait barrage &#224; l'acc&#232;s aux droits sociaux de base dont les Roms &#233;tablis sur la commune devraient pourtant pouvoir b&#233;n&#233;ficier. Elle refuse par ailleurs d'envisager toute solution de relogement.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'engrenage r&#233;pressif en marche&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est dans ce contexte tendu que la police resserre l'&#233;tau. Tout au long du mois d'avril vont s'encha&#238;ner des filatures quotidiennes, &#233;coutes et planques devant les maisons, puis descentes masqu&#233;es au petit matin, arrestations et gardes &#224; vue. Cette enqu&#234;te s'av&#232;rera avoir &#233;t&#233; amorc&#233;e par la contribution du pr&#233;sident de l'association France-Roumanie qui s'&#233;tait rendu volontairement un matin de janvier au commissariat pour y d&#233;noncer une liste de personnes. Au final, plusieurs personnes de la communaut&#233; Roumaine sont emmen&#233;es directement en prison pr&#233;ventive, accus&#233;&#183;e&#183;s d'avoir touch&#233; des aides sociales ind&#251;ment, d'aide au s&#233;jour irr&#233;gulier ou encore de mendicit&#233; abusive. Les policier&#183;e&#183;s disent aux autres personnes rel&#226;ch&#233;es &#224; l'issue des interrogatoires, qu'elles sont aussi soup&#231;onn&#233;es d'escroquerie grave, qu'illes peuvent les arr&#234;ter de nouveau n'importe quand et les remettre en garde &#224; vue &#224; loisir, prendre leurs enfants pour les mettre &#224; la DDAS. Il faut qu'illes partent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La &#171; tranquille &#187; Dijon est, &#224; l'&#233;poque, la seule ville o&#249; des personnes d'origine roumaine se retrouvent plusieurs mois en prison pour avoir touch&#233; des aides de la CAF ou de la CPAM avec des dossiers pourtant remplis en toute connaissance de cause et en bonne et due forme par des travailleurs sociaux et des employ&#233;&#183;e&#183;s de la CAF et/ou de la CPAM. C'est aussi la seule ville en France &#224; notre connaissance, o&#249; des Roms se retrouvent incarc&#233;r&#233;&#183;e&#183;s pour avoir accueilli d'autres Roms chez eux&#183;elles, ressortissant&#183;e&#183;s de la communaut&#233; europ&#233;enne, avec pour motif &#171; aide au s&#233;jour irr&#233;gulier &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'affaire est d'abord &#233;touff&#233;e, certaines personnes, apeur&#233;es par la multiplication des menaces et incarc&#233;rations, repartent effectivement. Profitant de l'orage, la pr&#233;fecture peut enfin expulser discr&#232;tement, le jeudi 14 mai, le squat de l'avenue de Langres o&#249; vivait une dizaine de familles, certaines &#233;tablies depuis quelques ann&#233;es sur la commune. Certain&#183;e&#183;s ne cachent pas leur jubilation de se d&#233;barrasser de ces gens et de ces lieux qui font &#171; t&#226;che &#187;. Il faut aseptiser la ville pour l'arriv&#233;e des touristes, pour le futur passage du tramway avenue de Langres, pour le bon vouloir des commer&#231;ant&#183;e&#183;s ou parce qu'on promeut les dispositifs s&#233;curitaires. Pourtant la r&#233;pression n'est heureusement que partiellement efficace et, quelques mois plus tard, alors que certain&#183;e&#183;s Roms sont encore en prison, d'autres reviennent en nombre &#224; la caserne du &#171; Petit Creusot &#187;. Le soutien se remet en place, malgr&#233; les efforts renouvel&#233;s des propri&#233;taires et de la police pour d&#233;gager le terrain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le cadre de ce nouveau bras de fer, le 31 d&#233;cembre 2009, en guise de cadeau de fin d'ann&#233;e, le Bien Public, sous la plume de G. Dupont (cf. reproduction dans ce num&#233;ro), revient sur la dite affaire &#171; criminelle &#187; du printemps, s'appuyant sur les soi-disant preuves &#224; charge contre les Roms dijonnais&#183;e&#183;s, et les instrumentalisant pour tenter une nouvelle fois de provoquer un rejet &#224; Dijon et de justifier la r&#233;pression. Par le m&#234;me journaliste, deux autres articles successifs dat&#233;s des 21 janvier et 8 f&#233;vrier, titr&#233;s &#171; Oui, il y a un probl&#232;me Rom &#187; (cf. reproduction dans ce num&#233;ro) et &#171; Mesures humanitaires pour les Roms &#187; resservent un pur condens&#233; de fantasmes x&#233;nophobes sur des &#171; arriv&#233;es et d&#233;parts planifi&#233;s par une organisation qui les exploite et tire de grands profits de la mendicit&#233; ou des vols &#187;, ou encore sur une &#171; soci&#233;t&#233; parall&#232;le, g&#233;r&#233;e par des patrons, qui organisent les tours de manche, frappent ceux qui ne rapportent pas assez, apprennent aux plus jeunes le vol et la ruse, esclavagisent leur peuple &#224; l'&#233;chelle d'un continent, et s'enrichissent de la mis&#232;re des leurs &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_764 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.brassicanigra.org/rss/mot/local/cache-vignettes/L520xH653/annee_des_rom-3ec78.png' width='520' height='653' alt=&quot;annee_des_rom&quot; title=&quot;annee_des_rom&quot; style='height:653px;width:520px;' class=' format_png' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_763 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.brassicanigra.org/rss/mot/local/cache-vignettes/L520xH779/problemeRoms-1292c.png' width='520' height='779' alt=&quot;problemeRoms&quot; title=&quot;problemeRoms&quot; style='height:779px;width:520px;' class=' format_png' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'objectif est bien d'assimiler toute la population rom &#224; une mafia r&#233;gie pas des tyrans, mena&#231;ant d'envahir la ville et de d&#233;valiser nos grand-m&#232;res. M. Rebsamen, maire de la ville, s'emparait d&#233;j&#224; de certains clich&#233;s &#233;nonc&#233;s dans le m&#234;me journal d&#232;s le 31 mars 2009, en avan&#231;ant entre autres que les Roms voleraient les places des honn&#234;tes Dijonnais&#183;e&#183;s qui attendent dans les h&#244;pitaux pour recevoir des I.R.M. et que certain&#183;e&#183;s vivraient &#171; d'escroquerie permanente &#187;. On ne se prive pas des vieilles recettes pour faire ressurgir les rejets ancestraux. Pour beaucoup, les Roms resteront bien des &#171; voleurs de poules &#187;. Voire pire !&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Derri&#232;re le miroir de la propagande.&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pourtant quand on enqu&#234;te aupr&#232;s des avocat&#183;e&#183;s, des soutiens et des personnes inculp&#233;es, on se rend vite compte que l' &#171; affaire criminelle &#187; agenc&#233;e par la police et pr&#233;sent&#233;e &#224; la population locale par le biais du Bien Public est avant tout un tissu de mensonges. Les accusations ne tenaient d'ailleurs tellement pas debout que sur les dix personnes interpell&#233;es en avril dernier, la plupart ont obtenu un non-lieu avant m&#234;me d'&#234;tre jug&#233;es. L'essentiel des charges est tomb&#233;es en janvier et la justice a fini par reconna&#238;tre en f&#233;vrier, avant tout proc&#232;s, que pour la grande majorit&#233; des cas aucun d&#233;lit n'avait &#233;t&#233; commis. Certain&#183;e&#183;s ont pourtant subi des mois de prison et de contr&#244;le judiciaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand on creuse un peu plus, on constate donc que l'origine des inculpations vient d'une d&#233;nonciation &#224; la police, par un pr&#233;sident d'association proche des autorit&#233;s dijonnaises, &#224; un moment o&#249; la mairie et la pr&#233;fecture cherchaient par tous les moyens &#224; se d&#233;barrasser des Roms dijonnais&#183;e&#183;s. Il nous a sembl&#233; aujourd'hui possible et n&#233;cessaire de revenir sur les tenants et aboutissants de ce montage embl&#233;matique et sur les int&#233;r&#234;ts qu'il sert.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;En prison pour avoir touch&#233; des aides de la CAF et de la CPAM.&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;
&#171; Demandez-leur d'arr&#234;ter de mendier, logez-les chez vous, la mairie ne fera rien tant qu'ils n'ont pas de logement ni de ressources. &#187;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Mme Tannenbaum, adjointe aux affaires sociales, lors d'une entrevue des membres du collectif &#171; Soutien Roms &#187;, mars 2009&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les chefs d'inculpation communs a tous les Roms arr&#234;t&#233;&#183;e&#183;s &#233;taient d'avoir touch&#233; des aides de la CAF (allocations familiales) ou de la CPAM (Couverture Maladie Universelle). Cela constitue selon la police et sa voix journalistique une escroquerie grave.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des mesures transitoires exceptionnelles et toujours en cours, limitant drastiquement le droit au travail et &#224; l'installation, ont &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;es pour les deux derniers arrivants dans l'UEE (le 1ier Janvier 2007), la Roumanie et la Bulgarie, qui sont aussi les pays qui abritent le plus de Roms. A la diff&#233;rence des ressortissant&#183;e&#183;s d'autres pays de l'Union Europ&#233;enne vivant en France, les nouveaux&#183;elles arrivant&#183;e&#183;s de Roumanie et Bulgarie n'ont aujourd'hui plus droit &#224; des aides de la CAF, et de la CPAM pour la CMU, suite &#224; des circulaires de juin 2008 pour la CAF et fin 2007 pour la CPAM, qui on restreint l'acc&#232;s &#224; ces aides. Les seules exceptions &#224; ce d&#233;ni de droit sont les ressortissant&#183;e&#183;s roumain&#183;e&#183;s qui avaient pu obtenir des aides avant la mise en oeuvre des ces circulaires, circulaires dont on peut estimer qu'elles &#233;taient tr&#232;s largement motiv&#233;es par la question des roms. Les 9 personnes inculp&#233;es et qualifi&#233;es d'escrocs vivaient pour la plupart en France depuis plusieurs ann&#233;es, et faisaient donc partie de ces exceptions. A l'entr&#233;e de la Roumanie dans l'UEE, elles avaient fait des demandes des plus classiques aupr&#232;s des employ&#233;&#183;e&#183;s des services sociaux concern&#233;s qui leur avaient ouvert leurs droits en toute connaissance de cause. Un certain nombre d'autres Dijonnais&#183;e&#183;s d'origine roumaine qui touchaient aussi ces droits dans ce cadre, mais qui n'ont pas &#233;t&#233; en prison, les ont vu suspendus autour du 27 mars 2009 sous pr&#233;texte
d'enqu&#234;te judiciaire. Illes ont re&#231;u une lettre leur annon&#231;ant que leurs droits avaient &#233;t&#233; &#171; modifi&#233;s &#187; sans aucune explication.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'apr&#232;s ce qu'ont pu dire des employ&#233;&#183;e&#183;s de la CAF qui ont souhait&#233; rester anonymes, &#171; Il y a eu une r&#233;union au sommet &#187;, la direction de la CAF estimant en commun accord avec la police et peut-&#234;tre &#224; sa demande qu'il y avait bien eu escroquerie. Les personnes &#224; qui ont &#233;t&#233; retir&#233;es les allocations avaient en commun d'avoir habit&#233; avenue de Langres et/ou d'avoir &#233;t&#233; en contact avec le pr&#233;sident de l'association France-Roumanie. De mani&#232;re contradictoire, certain&#183;e&#183;s ont &#233;t&#233; inculp&#233;&#183;e&#183;s pour avoir touch&#233; ces aides et d'autres non. Au printemps dernier, dans le cadre d'une op&#233;ration nationale, des ressortissant&#183;e&#183;s roumain&#183;e&#183;s de diverses autres villes se sont vu&#183;e&#183;s aussi retirer leurs allocations. Ailleurs, &#171; on &#187; ne les mettra heureusement pas en prison pour autant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comble du paradoxe, deux mois apr&#232;s la coupure des aides et alors que trois personnes &#233;taient encore en prison pour avoir touch&#233; ces aides, une nouvelle circulaire stipule qu'en cas de suppression des prestations vers&#233;es aux personnes qui les avaient obtenues avant juin 2008, ces allocations devaient &#234;tre reconduites et que les coupures n'avaient pas lieu d'&#234;tre. Pr&#233;cisons que cette nouvelle circulaire survenait suite &#224; la pression exerc&#233;e par les nombreux recours engag&#233;s aupr&#232;s des CAF par des collectifs pour d&#233;noncer cette coupure brutale de droits ouverts en toute l&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;En prison pour avoir h&#233;berg&#233; d'autres Roumain&#183;e&#183;s chez eux&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Ils voulaient me faire dire qui &#233;tait le chef de la bande organis&#233;e ? Qui nous envoyait faire la manche ? Je lui dis, jamais personne, car c'est nous qui y allons personnellement. En garde &#224; vue, ils ont ramen&#233; des panneaux avec des photos et m'ont dit &#171; tu connais ? tu connais ?... &#187; Bien s&#251;r je connais toutes les personnes, j'habite avec, ou je les croise, alors je dis, oui oui. A cause de &#231;a je faisais partie d'une bande organis&#233;e. &#187; &lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Une des ex-inculp&#233;es, f&#233;vrier 2010&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On se souvient des protestations provoqu&#233;es par la mise en place du d&#233;lit &#171; d'aide au s&#233;jour irr&#233;gulier &#187;. Cette loi a caus&#233; un d&#233;bat politique public national ces derniers mois &#224; partir du moment o&#249; des Fran&#231;ais&#183;e&#183;s ont commenc&#233; &#224; &#234;tre poursuivi&#183;e&#183;s pour avoir par exemple donn&#233; de la nourriture &#224; des personnes sans-papiers ou recharg&#233; leur t&#233;l&#233;phone portable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette loi, qui fait partie du CESEDA (code de l'entr&#233;e et du s&#233;jour des &#233;trangers et du droit d'asile) a &#233;t&#233; d'abord &#171; vendue &#187; par le gouvernement comme une mani&#232;re de poursuivre les passeurs et passeuses qui feraient du profit au d&#233;pend des personnes en situation irr&#233;guli&#232;re, pour ensuite s'appliquer &#224; de simples situations d'entraide&#8230;
&lt;br /&gt;Ici, c'est pour &#234;tre soup&#231;onn&#233;e d'avoir simplement h&#233;berg&#233; deux autres Roms quelques jours &#224; Dijon qu'une des personnes reste inculp&#233;e dans ce dossier et qu'elle a d&#233;j&#224; fait plusieurs mois de prison pr&#233;ventive. Dans son article du 31 d&#233;cembre, G. Dupont parlait de &#171; fili&#232;re &#187; &#224; d&#233;manteler. Un terme qui a une connotation lourde, et qui est, de fait, utilis&#233; pour d&#233;signer des r&#233;seaux dits &#171; mafieux &#187; ou &#171; terroristes &#187;. Pour la police aussi, m&#234;me si la r&#233;alit&#233; ne colle pas, il faut que tout rentre dans les cases d&#233;lictuelles. Affirmer qu'il y a des chefs, des r&#233;seaux, de la mendicit&#233; forc&#233;e permet de justifier l'appareil r&#233;pressif d&#233;ploy&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L' &#171; aide au s&#233;jour irr&#233;gulier &#187; est d'autant plus absurde que les ressortissant&#183;e&#183;s roumain&#183;e&#183;s, s'illes n'ont pas la libert&#233; d'installation en France, disposent de la libert&#233; de circulation depuis l'entr&#233;e de la Roumanie dans la communaut&#233; europ&#233;enne en 2007. Leur passage &#224; la fronti&#232;re ne n&#233;cessite pas de visa, il est donc compliqu&#233; de &#171; prouver &#187; l'irr&#233;gularit&#233; du s&#233;jour des personnes roumain&#183;e&#183;s &#224; un instant T sur le territoire. S'illes ne peuvent th&#233;oriquement rester en France plus de trois mois sans revenu propre, ces trois mois sont renouvelables apr&#232;s un aller-retour en Roumanie. Bien qu'expuls&#233;&#183;e&#183;s, beaucoup d'entre eux/elles reviendront puisqu'illes ont leur vie ici, et ce depuis plusieurs ann&#233;es pour la majeure partie des inculp&#233;&#183;e&#183;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les articles de presse, pour &#233;tayer le spectre des passeur&#183;euses&#183;s clandestins, parlent aussi de deux personnes qui &#171; organisent des bus &#187;. Renseignements pris, les seuls bus existants sont bien organis&#233;s &#224; des fins commerciales, mais tout simplement par la compagnie de bus Alassib, compagnie on ne peut plus officielle, qui en met &#224; disposition chaque semaine. Cette dangereuse &#171; fili&#232;re &#187; n'a donc pas encore &#233;t&#233; d&#233;mantel&#233;e et la police n'a d'ailleurs retenu aucune inculpation envers qui que ce soit &#224; ce sujet.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au-del&#224; de la plaisanterie, ce que l'on voit se dessiner ici, c'est la criminalisation du simple fait d'avoir une vie sociale, d'avoir comme tout le monde des personnes susceptibles de vous rendre visite ou de vous rejoindre lorsque vous s&#233;journez en France. Quand on est pauvre et d'origine &#233;trang&#232;re, aider ses proches, les rencontrer, devient un d&#233;lit. Sur ce sujet comme sur d'autres, on peut craindre paradoxalement que l'entr&#233;e dans l'Union Europ&#233;enne entra&#238;ne, dans la recherche de nouvelles voies r&#233;pressives, une p&#233;nalisation accrue du mode de vie des &#171; Roms &#187; en lui-m&#234;me. Le type de r&#233;pression entrepris &#224; Dijon montre une adaptation aux nouvelles donnes. Puisqu'il est devenu plus difficile de renvoyer de force ces &#171; citoyen&#183;ne&#183;s europ&#233;en&#183;ne&#183;s &#187; qui ne devraient normalement plus pouvoir rentrer dans les sinistres quotas des 30 000 expuls&#233;&#183;e&#183;s annuel&#183;le&#183;s, il faut alors trouver des moyens d'intimidation encore plus cons&#233;quents qu'avant : rendre la vie impossible, couper les aides tol&#233;r&#233;es jusqu'alors, coller des d&#233;lits &#224; celles et ceux qui serviront d'exemples et essayer ainsi de d&#233;courager le plus grand nombre.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Comment faire passer les vessies pour des lanternes&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Quelle &#233;trange mani&#232;re de chercher &#224; s'ins&#233;rer dans un pays quand, &#224; peine arriv&#233;, on squatte la propri&#233;t&#233; de quelqu'un ; quand je vais &#224; l'&#233;tranger, moi, je pr&#233;vois, je ne squatte pas... &#187;
&lt;br /&gt;A propos d'une femme enceinte gravement malade : &#171; quelle dr&#244;le d'id&#233;e aussi, quand on est enceinte, d'aller vivre dans un squat &#187;.
&lt;br /&gt;&#171; Vous ne pouvez pas dire que les Roms sont discrimin&#233;&#183;e&#183;s en Roumanie ; puisque la Roumanie fait partie de l'Union Europ&#233;enne c'est qu'elle respecte le droit de ces minorit&#233;s... &#187;&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Extraits de quelques-uns des propos tenus en mars 2009, par M. le sous-pr&#233;fet, dans un bureau cossu, lors d'une entrevue avec des Roms et des membres du collectif soutien-Roms, apr&#232;s un rassemblement de soutien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un des clich&#233;s x&#233;nophobes les plus commun&#233;ment admis, notamment &#224; l'&#233;gard des Roms, c'est celui des &#171; faux mendiants &#187;, qui apr&#232;s avoir pass&#233; une journ&#233;e d&#233;guis&#233;&#183;e&#183;s en pauvre dans la rue, se transformeraient telle Cendrillon le soir venu pour profiter de leurs richesses &#171; mal acquises &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour donner du grain &#224; moudre &#224; ces fantasmes, la presse parle de 84 pi&#232;ces d'argenterie d&#233;rob&#233;es, qui ne s'av&#232;rent &#234;tre en fait que les divers objets personnels (tasses, cendriers, couverts&#8230;) de l'un des inculp&#233;s &#224; qui l'on a essay&#233; de faire avouer pendant des heures en garde &#224; vue qu'il les avaient vol&#233;s. En vain&#8230; Cela n'a pas emp&#234;ch&#233; la police de les mettre sous scell&#233;, et de les faire analyser par des experts, avant de reconna&#238;tre piteusement qu'elles ne valaient pas grand chose et d'abandonner l'id&#233;e que cela puisse passer pour du recel.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De m&#234;me, ces personnes sont install&#233;es &#224; Dijon non pas dans des &#171; villas &#187;, comme l'affirme le Bien Public (article de G. Dupont du 31 d&#233;cembre 2009), ni dans des ch&#226;teaux, mais dans des b&#226;timents abandonn&#233;s de longue date, souvent sans eau ni &#233;lectricit&#233;, dans des quartiers &#224; l'ext&#233;rieur de la ville qui vont &#234;tre d&#233;molis en l'attente de futurs projets immobiliers. Le squat de la rue P. Guignard o&#249; se sont produites certaines des arrestations, c&#244;toyait d'autres maisons vides qui ont &#233;t&#233; occup&#233;es par des Roms avant que les propri&#233;taires ne les fassent d&#233;truire &#224; coups de bulldozers, avec les familles encore &#224; l'int&#233;rieur et sans s'embarrasser d'aucun permis de d&#233;molir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; J'ai pas d'exemple de gens de la communaut&#233; romani, l&#224; &#224; Dijon, qui aient essay&#233; d'inscrire leurs enfants &#224; l'&#233;cole [&lt;a href=&quot;http://www.brassicanigra.org/rss/mot/#nb1&quot; name=&quot;nh1&quot; id=&quot;nh1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Aux squats de l&amp;#39;avenue de Langres comme actuellement &#224; la caserne, une (...)' &gt;1&lt;/a&gt;], parce qu'ils ne viennent pas tr&#232;s longtemps, en fait, ils viennent six mois et ils reviennent au village en Roumanie et puis apr&#232;s c'est d'autres qui reviennent c'est ce que j'appelle les tours de manche, quoi. C'est d'autres qui reviennent, c'est un peu organis&#233;, et puis j'ai appris &#231;a, mais bon, j'en ai pas la preuve, donc j'en ai pas parl&#233;, mais ils louent des enfants, qui sont pas &#224; eux, qui sont &#224; d'autres, mais ils louent des enfants pour venir en France avec des enfants assez jeunes, c'est assez compliqu&#233; tout &#231;a&#8230;_ &#187;&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;G. Dupont, dans un entretien avec un journaliste de Radio Canut, le vendredi 12 f&#233;vrier 2007.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au nombre des images d'Epinal de la x&#233;nophobie anti-Roms moderne, on entend parler de personnes qui &#233;cumeraient les villes fran&#231;aises par des tours de manche, pour en prendre l'or et l'argent avant de repartir le plus vite possible &#171; au pays &#187; reverser les b&#233;n&#233;fices &#224; des organisations mafieuses. La r&#233;alit&#233; est encore une fois bien diff&#233;rente. Si certain&#183;e&#183;s revendiquent une vie nomade jug&#233;e inacceptable aujourd'hui comme hier, et que d'autres, comme beaucoup de migrant&#183;e&#183;s, retournent quand illes le peuvent rendre visite &#224; leurs familles et ami&#183;e&#183;s rest&#233;es en Roumanie, la plupart de ceux et celles que nous avons rencontr&#233; aimeraient pouvoir s'installer &#224; Dijon. Plus que les fantasmatiques fili&#232;res et tours de manche, c'est avant tout le niveau de harc&#232;lement policier, les &#171; obligations de quitter le territoire &#187; (OQTF) et les discriminations qui finissent petit &#224; petit par rendre impossible de trouver un lieu stable et am&#232;nent souvent &#224; reprendre la route de gr&#233; ou de force.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Escroquerie ? Qui &#171; abuse de la faiblesse &#187; de qui ? &lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; J'&#233;tais tr&#233;s &#233;nerv&#233;e contre les policiers. Les deux policiers qui sont venus chez moi un jour &#224; l'improviste, ils ont pass&#233; deux heures &#224; essayer de me faire dire ce que je ne voulais pas dire. Je leur ai dit que leurs accusations &#224; l'encontre de ces personnes &#233;taient fausses, que j'avais donn&#233; de bon coeur, et qu'on ne m'avait ni escroqu&#233;e, ni soutir&#233; d'argent. Pourtant apr&#232;s, j'ai re&#231;u une lettre de la juge me disant qu'une proc&#233;dure judiciaire avait &#233;t&#233; ouverte &#224; l'encontre de Roms pour me d&#233;fendre parce j'aurais &#233;t&#233; escroqu&#233;e. Inutile de dire que j'&#233;tais indign&#233;e. La lettre disait qu'un jeune Rom avait profit&#233; de moi, qu'il avait obtenu des choses de moi par violence et parce que j'&#233;tais une personne vuln&#233;rable. On aurait dit que les policiers voulaient me faire passer pour proche d'Alzheimer. C'est grave quand m&#234;me. Moi j'ai beau &#234;tre &#226;g&#233;e, je sais ce que je fais, je suis une ma&#238;tresse-femme et ce jeune charmant ne se serait jamais permis de faire pression sur moi, je n'aurais pas admis. Je n'accepte juste pas qu'on laisse des personnes vivre dans ces conditions et qu'on les accueille aussi mal. Le comportement de ces deux policiers a &#233;t&#233; inadmissible. J'ai &#233;crit une lettre de deux pages &#224; la juge pour d&#233;noncer ces mensonges et dire que je refusais d'&#234;tre utilis&#233;e dans le but de cr&#233;er des ennuis &#224; ces personnes. Je n'ai jamais re&#231;u de r&#233;ponse. Aujourd'hui, je veux faire conna&#238;tre la v&#233;rit&#233;_ &#187;.&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Mme P, une des deux &#171; personnes &#226;g&#233;es &#187; pr&#233;sent&#233;e dans la presse comme ayant &#233;t&#233; escroqu&#233;e par des Roms, f&#233;vrier 2010.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'affaire concernant la dite mendicit&#233; abusive aupr&#232;s d'une personne &#226;g&#233;e, qualifi&#233;e d'&#171; abus de faiblesse &#187; et d'&#171; escroquerie &#187; n'a toujours pas &#233;t&#233; jug&#233;e et, jusqu'&#224; preuve du contraire, les personnes point&#233;es du doigt ne peuvent encore &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme coupables, m&#234;me aux yeux de la justice. Le dernier des inculp&#233;s incarc&#233;r&#233;s, sept mois jusqu'en d&#233;cembre, a d'ailleurs fini, &#224; force de recours, par &#234;tre mis en libert&#233; conditionnelle avec contr&#244;le judiciaire, dans l'attente d'un proc&#232;s. Une des deux &#171; personnes &#226;g&#233;es &#187; &#224; qui la police avait demand&#233; express&#233;ment de porter plainte pour &#171; abus de faiblesse &#187; a quant &#224; elle d'ores et d&#233;j&#224; retir&#233; cette plainte. Elle estimait donn&#233; ces sommes d'argent &#171; de bon coeur &#187;. Son t&#233;moignage est &#233;difiant. Sans qu'elle n'ait rien demand&#233; &#224; personne, des policiers sont venus la trouver chez elle, pour la &#171; prot&#233;ger &#187; de mani&#232;re quelque peu forc&#233;e, et lui demander de porter plainte contre des soi-disant voyous, qu'elle a le malheur d'affectionner et d'aider &#224; sa mani&#232;re. Elle est d'autant plus &#233;nerv&#233;e qu'elle n'a aucune id&#233;e de comment la police a pu savoir qu'elle avait donn&#233; de l'argent &#224; ces personnes. Filature ? D&#233;nonciation par une personne bien inform&#233;e ? Qui a tent&#233; d'abuser de la faiblesse de qui dans cette histoire ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quant &#224; l'id&#233;e d'&#171; abus de faiblesse &#187;, telle que sp&#233;cifi&#233;e dans la proc&#233;dure, personne n'est dupe que la pratique de la manche veuille que l'on soit susceptible d'exag&#233;rer ou d'embellir certains arguments cens&#233;s &#233;veiller la g&#233;n&#233;rosit&#233;&#8230; Si l'on devait embastiller tous ceux et celles qui utilisent de ces ressorts pour nous soutirer de l'argent ou notre assentiment, on ne compterait plus ni les publicitaires, ni les orateurs politiques en prison. On doit toutefois souligner, en l'esp&#232;ce, qu'il n'y a eu, de l'aveu m&#234;me de la personne dont le t&#233;moignage reste &#224; charge dans ce dossier, aucune violence ni contrainte pour &#171; extorquer les fonds &#187;.
L'un dans l'autre on pourrait attendre de journalistes un minimum de prudence et &#224; ce qu'illes v&#233;rifient au moins l'avancement de la proc&#233;dure avant de pr&#233;senter des culpabilit&#233;s comme av&#233;r&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Beaucoup de bruit pour une enqu&#234;te bidon. Vers un non lieu ?&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Je suis pass&#233;e vers la procureur et elle m'a dit la m&#234;me chose que les policiers &quot;T'as pas dit la v&#233;rit&#233;, tu vas entrer directement en prison&quot;. J'ai dit toute la v&#233;rit&#233;, je n'ai pas menti et elle m'a dit &quot;Une fille comme vous, elle m&#233;rite de rester en prison. Vous risquez sept ann&#233;es de prison&quot;. &#187;&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Une des ex-inculp&#233;es, f&#233;vrier 2010.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur les 10 personnes inculp&#233;es dans cette enqu&#234;te en avril et pr&#233;sent&#233;es comme le haut du panier de la mafia Rom dijonnaise, 3 ont fait de trois &#224; quatre mois de prison pr&#233;ventive et un autre presque 8 mois. Tous&#183;tes ont connu jusque fin janvier des contr&#244;les judiciaires drastiques, leur interdisant de se voir ou de se rendre dans diverses rues de Dijon o&#249; illes ont habit&#233; ou ont des ami&#183;e&#183;s. Au comble de la perversit&#233; absurde, on notera l'interdiction d'aller avenue de Langres, une avenue qui coupe pourtant Dijon sur un bon tiers, sous pr&#233;texte qu'il y avait l&#224; une maison squatt&#233;e par des Roumain&#183;e&#183;s, m&#234;me si celle-ci a &#233;t&#233; d&#233;truite depuis plus de 6 mois &#224; coups de bulldozers. Au nombre des injonctions paradoxales, illes se voient remis une OQTF par le tribunal administratif et la pr&#233;fecture, tout en recevant un ordre du parquet (contr&#244;le judiciaire) de ne pas quitter le territoire fran&#231;ais. Pourtant 9 mois apr&#232;s leur arrestation, la proc&#233;dure a presque compl&#232;tement p&#233;riclit&#233;. Le r&#233;sultat est bien maigre apr&#232;s des mois d'enqu&#234;te polici&#232;re, de filatures et des sommes consid&#233;rables d&#233;pens&#233;es pour donner de l'eau au moulin du &#171; probl&#232;me Rom &#187;. On se demande d'ailleurs bien comment un juge a pu mettre des personnes en d&#233;tention pr&#233;ventive sur des bases aussi fragiles. Peut-&#234;tre certain&#183;e&#183;s ont-illes int&#233;gr&#233; le r&#233;flexe de consid&#233;rer qu'un&#183;e pauvre, d'autant plus s'ille est pr&#233;sum&#233;&#183;e Rom, doit assur&#233;ment &#234;tre coupable et qu'il n'est pas n&#233;cessaire de jeter le moindre coup d'oeil au dossier.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Quand tout repose sur une d&#233;nonciation effectu&#233;e par un proche de la mairie et de la pr&#233;fecture, pr&#233;sident d'une association cens&#233;e aider les Roumain&#183;e&#183;s.
&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Je suis rest&#233;e avec une forte douleur suite &#224; la prison. (&#8230;) C'est pas normal que quelqu'un m'ait accus&#233; pour rien. J'ai pass&#233; des mois en prison trait&#233;e comme un chien. Je veux savoir pourquoi cette personne a voulu nous faire du mal, nous on lui a rien fait. &#187;&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Une des ex-inculp&#233;es, f&#233;vrier 2010.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les 10 personnes inculp&#233;es l'ont donc &#233;t&#233; notamment gr&#226;ce &#224; la d&#233;nonciation du pr&#233;sident de l'association France-Roumanie. Ce z&#232;le peut para&#238;tre bien &#233;trange puisque les personnes concern&#233;es n'avaient pourtant fait subir, a priori, aucun pr&#233;judice &#224; cet associatif, qui ne portait m&#234;me pas plainte en son nom. Il d&#233;sirait apparemment simplement collaborer &#224; faire mettre des gens en prison, sous pr&#233;texte que ceux/celles-ci touchaient de l'argent de la CAF ou accueillaient parfois d'autres Roms chez eux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est &#224; premi&#232;re vue d'autant plus curieux que l'association France-Roumanie se donne pour objectif officiel d'&#234;tre, selon l'edito de leur site internet, &#171; une &quot;actrice&quot; ou un &quot;acteur&quot; privil&#233;gi&#233; du rapprochement avec les Roumaines et les Roumains qui consid&#232;rent la France comme leur seconde patrie &#187;. Lorsque l'on tente d'&#233;claircir ce &#171; myst&#232;re &#187;, on constate, en parlant aux Roms dijonnais&#183;e&#183;s que nous avons rencontr&#233;s, qui ne veulent d'ailleurs plus le voir de pr&#232;s ou de loin, que le pr&#233;sident de l'association France-Roumanie, qui a un temps apport&#233; quelques aides mat&#233;rielles et beaucoup de promesses non tenues, fait surtout depuis quelques ann&#233;es un travail de fichage des populations roumaines. Son r&#233;pertoriage des noms, cartes d'identit&#233;, situations sociales, sous de beaux pr&#233;textes philantropiques, a pu s'av&#233;rer extr&#234;mement pr&#233;cieux aux autorit&#233;s dans leur gestion muscl&#233;e des ind&#233;sirables. La pr&#233;fecture et la mairie, jusqu'au printemps dernier, pr&#233;sentaient d'ailleurs le pr&#233;sident de l'association France-Roumanie comme l'interm&#233;diaire officiel avec la communaut&#233; roumaine, et le seul interlocuteur l&#233;gitime &#224; ce sujet. Il faut savoir &#224; ce propos que le pr&#233;sident de l'association France-roumanie se disait tr&#232;s proche de divers &#233;lus, dont M. Millot, l'adjoint &#224; la s&#233;curit&#233; publique, et qu'il a soutenu activement la campagne &#233;lectorale de M. Rebsamen ou encore la candidature aux cantonales de l'Adjoint au Maire, Laurent Grandguillaume, ce dont t&#233;moigne divers clips vid&#233;o publicitaires que l'on peut encore trouver sur internet [&lt;a href=&quot;http://www.brassicanigra.org/rss/mot/#nb2&quot; name=&quot;nh2&quot; id=&quot;nh2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] [2] http://www.dailymotion.com/video/x3ojn1 _vuillermoz-michelpour-la-candid' &gt;2&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On comprendra que le pr&#233;sident de l'association France-Roumanie s'est montr&#233; rapidement tr&#232;s hostile quant &#224; toute initiative visant &#224; contester les politiques officielles sur la question des Roumain&#183;e&#183;s. En d&#233;cembre 2008, il avait d&#233;j&#224; essay&#233; d'enjoindre les habitant&#183;e&#183;s des deux maisons squatt&#233;es avenue de Langres, qui ne lui faisaient d&#233;j&#224; plus aucune confiance, &#224; ne pas contester leur situation et &#224; accepter l'expulsion.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'homme qui tombe &#224; pic ?&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#232;s d&#233;cembre 2008, le collectif Soutien Roms naissant, soutenu par une vingtaine d'associations dijonnaises, avait demand&#233; &#224; rencontrer les &#233;lus municipaux pour se concerter sur la situation des Roms. Face au silence de la mairie et &#224; ses politiques - intervention de la police municipale dans les squats, refus d'acc&#232;s aux droits dans les services sociaux, PASS (Permanence d'Acc&#232;s aux Soins et &#224; la Sant&#233;), CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) - le collectif a entrepris diverses actions et envoy&#233; des communiqu&#233;s. Lors d'un rassemblement et d'une tentative de prise de parole au conseil municipal, le maire a fait intervenir la police pour emp&#234;cher les membres du collectif de s'exprimer et les a fait sortir de la salle en criant &#171; Si vous n'&#234;tes pas content-es, accueillez-les chez vous &#187;. Le lendemain, des amalgames dans certains propos du maire, relay&#233;s par le Bien Public entra&#238;naient un tol&#233; g&#233;n&#233;ral et la condamnation d'associations dijonnaises, d'une partie de l'&#233;quipe municipale ou encore du collectif national Romeurope. Puis, lors d'un rassemblement &#224; la pr&#233;fecture en mars, le sous-pr&#233;fet avait dit accepter de surseoir &#224; l'expulsion du squat de l'avenue de Langres en attendant que des solutions de relogement puissent &#234;tre n&#233;goci&#233;es avec la mairie, mais celle-ci continuait &#224; se refuser &#224; envisager toute proposition en ce sens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On constate que l'initiative de d&#233;nonciation est arriv&#233; &#224; un moment o&#249; le soutien aux squatteurs et squatteuses de l'avenue de Langres faisait de plus en plus de bruit avec des groupes de soutien qui ne voulaitent pas devenir une simple courroie de transmission de la mairie ou de la police. Ce que l'on peut dire, a minima, c'est que le d&#233;but des arrestations tombait &#224; pic pour certain&#183;e&#183;s. Criminaliser ainsi pour l'exemple un groupe de personnes permettait de tenter une entreprise d'intimidation du reste de la population Rom dijonnaise, de fa&#231;on &#224; ce que des personnes qui peuvent maintenant venir l&#233;galement en France repartent d'elles-m&#234;mes par peur de la r&#233;pression. Cela autorisait entre autres, dans l'imm&#233;diat, &#224; vider une maison de ses occupant&#183;e&#183;s et &#224; &#233;viter ainsi une expulsion trop visible de familles avec enfants qu'il aurait fallu remettre &#224; la rue sans aucune autre solution &#224; proposer. On voit se manifester cr&#251;ment la logique de mairies en comp&#233;tition les unes avec les autres pour savoir qui sera la plus r&#233;pressive face aux Roms, de peur que le moindre geste de cl&#233;mence cr&#233;e ce que les &#233;lus locaux se plaisent &#224; nommer l'&#171; appel d'air &#187;, autrement dit la menace fumeuse d'un d&#233;ferlement de &#171; nomades d&#233;linquant&#183;e&#183;s &#187; sur la ville.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En ce qui concerne le pr&#233;sident de l'association France-Roumanie, et au-del&#224; de la condamnation ferme &#224; apporter &#224; ce type de d&#233;nonciation de la part d'un repr&#233;sentant de structure dite &#171; solidaire &#187;, cet &#233;v&#233;nement repose la question du travail de plus en plus collaboratif r&#233;alis&#233; par certain&#183;e.s dits &#171; travailleurs sociaux &#187; avec la police et les mairies. Comme un grand nombre d'entre eux/elles l'ont manifest&#233; et rappel&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, la recherche d'une ind&#233;pendance &#224; l'&#233;gard de ces institutions est pourtant bien la premi&#232;re condition pour que illes ne soient pas, &#224; juste titre, per&#231;u comme de simples outils du contr&#244;le &#233;tatique, ou tout simplement comme des policiers.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
Conclusion provisoire.
&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est urgent de soutenir les personnes qui sont toujours menac&#233;es dans cette enqu&#234;te apr&#232;s des mois de prison. Mais il est aussi crucial de d&#233;voiler les faits pour pouvoir r&#233;agir collectivement face aux dispositifs r&#233;pressifs utilis&#233;s &#224; Dijon comme ailleurs pour se d&#233;barrasser des &#171; ind&#233;sirables &#187;. Cette histoire appara&#238;t comme embl&#233;matique des strat&#233;gies d'aseptisation des villes, d'exclusion, et de s&#233;gr&#233;gation sociale. Il nous est apparu d'autant plus n&#233;cessaire de prendre la parole que ce genre d'affaires est r&#233;guli&#232;rement pass&#233; sous silence ou connu simplement dans les versions polici&#232;re ou m&#233;diatiques. Beaucoup continuent &#224; croupir derri&#232;re les barreaux en France et en Europe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces dispositifs, concernant les Roms, n'ont malheureusement rien de fortuit, et refl&#232;tent l'histoire d'une population &#171; ind&#233;sirable &#187; et consid&#233;r&#233;e comme anormale, qui a subi au cours du si&#232;cle dernier les pogroms, l'extermination nazie, et le rejet constant de divers pays europ&#233;ens. Si la mis&#232;re des Roms a bien une origine, ce sont les discours et pratiques institutionnelles qui perdurent en France comme dans la plupart des autres pays de l'UE, et ce malgr&#233; les incantations officielles de la Commission Europ&#233;enne &#224; ce que ces discriminations cessent et &#224; ce qu'un accueil digne de ce nom se mette en place dans les diff&#233;rents pays europ&#233;ens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des collectifs et associations dijonnaises essaient, pour leur part, de d&#233;velopper une solidarit&#233; pratique avec les Roms, et de trouver avec elles et eux des solutions pour qu'illes puissent continuer &#224; vivre dans des conditions d&#233;centes &#224; Dijon. C'est d'un soutien visible, concret, politique, sous diverses formes, &#224; la &#171; caserne &#187;, dans les occupations qui suivront et dans Dijon, dont ces personnes ont maintenant urgemment besoin, si l'on veut faire cesser le harc&#232;lement. Les luttes, notamment quand elles sont men&#233;es par les principaux et principales int&#233;ress&#233;&#183;e&#183;s gagnent parfois pas &#224; pas. Le jeudi 28 Janvier &#224; Bordeaux, plus de 150 Roms d'origine bulgare ont manifest&#233; dans les rues de la ville. Illes ont fini par obtenir, &#224; force de pression, que la municipalit&#233; remette l'&#233;lectricit&#233; et des blocs sanitaires dans un des grands lieux qu'illes occupent, ainsi que des cartes de s&#233;jour et l'arr&#234;t de poursuites judiciaires &#224; l'encontre de cinq personnes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Des personnes solidaires&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.brassicanigra.org/rss/mot/#nh1&quot; name=&quot;nb1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Aux squats de l'avenue de Langres comme actuellement &#224; la caserne, une
bonne partie des enfants &#233;taient scolaris&#233;&#183;e&#183;s, malgr&#233; les difficult&#233;s
rencontr&#233;es l&#224; aussi. Une institutrice locale accueillant certains de ses
enfants qualifiera de &#171; maltraitance institutionnelle &#187; le sort qui leur est
r&#233;serv&#233;, sans compter les parents d'&#233;l&#232;ves qui appellent pour protester que
leurs enfants c&#244;toient des enfants Roumains.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.brassicanigra.org/rss/mot/#nh2&quot; name=&quot;nb2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] [2] http://www.dailymotion.com/video/x3ojn1 _vuillermoz-michelpour-la-candidatur_politics et
http://www.youtube.com/watch ?v=mt6cl32EF4o&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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		<title>Encore une action de solidarit&#233;...</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>R&#233;pressions / prisons</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>
		<dc:subject>Solidarit&#233;s internationales</dc:subject>
		<dc:subject>ailleurs</dc:subject>

		<description>Dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 f&#233;vrier, la vitrine de l'agence int&#233;rim d'Adecco, boulevard Devosges &#224; Dijon (21) a &#233;t&#233; bris&#233;e, et ses murs taggu&#233;s avec l'inscription &quot;Ici, on exploite des sans-papiers&quot;.

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&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/mot/contributions/" rel="directory"&gt;Contributions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/mot/+-repressions-prisons-+.html" rel="tag"&gt;R&#233;pressions / prisons&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/mot/+-liberte-de-circulation-+.html" rel="tag"&gt;Libert&#233; de circulation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.brassicanigra.org/rss/mot/+-solidarites-internationales-+.html" rel="tag"&gt;Solidarit&#233;s internationales&lt;/a&gt;, 
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		<title>Menaces d'expulsion sur la centaine de roms occupant les casernes &#224; Dijon !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Logements / squats</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;pressions / prisons</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233; de circulation</dc:subject>

		<description>Le Tribunal leur a accord&#233; 4 mois de d&#233;lais le vendredi 11 d&#233;cembre. &lt;br /&gt;Cela fait plus d'un an que les anciens locaux de ravitaillement de l'arm&#233;e dijonnaise, laiss&#233;s &#224; l'abandon par les institutions militaires, sont occup&#233;s par des familles roms. Le nombre d'occupants s'est accru &#224; la fin de l'&#233;t&#233; jusqu'&#224; atteindre une centaine de personnes, suite &#224; l'expulsion de plusieurs autres squats et &#224; la vague de r&#233;pression orchestr&#233;e par les pouvoirs publics dijonnais au printemps dernier. Malgr&#233; une suite (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.brassicanigra.org/rss/mot/IMG/arton1497.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;1000&quot; height=&quot;693&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Le Tribunal leur a accord&#233; 4 mois de d&#233;lais le vendredi 11 d&#233;cembre.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_693 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.brassicanigra.org/rss/mot/local/cache-vignettes/L499xH346/caserne-3020f.jpg' width='499' height='346' alt='JPG - 42.7 ko' style='height:346px;width:499px;' class='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;caserne&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela fait plus d'un an que les anciens locaux de ravitaillement de l'arm&#233;e dijonnaise, laiss&#233;s &#224; l'abandon par les institutions militaires, sont occup&#233;s par des familles roms. Le nombre d'occupants s'est accru &#224; la fin de l'&#233;t&#233; jusqu'&#224; atteindre une centaine de personnes, suite &#224; l'expulsion de plusieurs autres squats et &#224; la vague de r&#233;pression orchestr&#233;e par les pouvoirs publics dijonnais au printemps dernier.
Malgr&#233; une suite d'actions et de manifestations, le Maire, d&#233;nonc&#233; en avril pour ses d&#233;clarations f&#233;roces au sujet des roms, ainsi que la pr&#233;fecture, avaient refus&#233; d'envisager toute solution pour revenir sur les d&#233;nis de droits et discriminations constantes que ceux-ci subissent en France.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela n'a pas emp&#234;ch&#233; un certain nombre d'entre eux de tenter, malgr&#233; tout, de continuer &#224; vivre &#224; Dijon et de se regrouper dans les anciennes casernes qui bordent le pont Kennedy. L'EPIDE, propri&#233;taire de ces &#233;tablissements avait d&#233;cid&#233; de demander une proc&#233;dure d'urgence pour les expulser avec assignation &#224; r&#233;f&#233;r&#233; au tribunal D'instance &#224; Dijon. Cette institution publique issue de l'arm&#233;e, qui se donne pour mission &#171; l'insertion sociale et professionnelle de jeunes, &#226;g&#233;s entre 18 et 22 ans, en difficult&#233; scolaire, sans qualification ni emploi, en risque de marginalisation et volontaires au terme d'un projet &#233;ducatif global. &#187;, d&#233;clarait comme d'habitude devoir remettre &#224; la rue les nombreux enfants, jeunes et adultes roms, pour leur plus grand bien : afin d'&#233;viter qu'ils ne se fassent mal et risquent de tomber malade dans des locaux pourtant spacieux et habitables.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comble du cynisme, durant l'audience du 20 novembre, un des arguments avanc&#233; par l'EPIDE pour expulser le plus rapidement possible ces nombreuses familles, &#233;tait la n&#233;cessit&#233; de vendre ces terrains pour qu'il puisse y &#234;tre construit une nouvelle prison...pour la r&#233;insertion des jeunes ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dominique Clemang, l'avocat des familles roms, a d&#233;fendu elle le droit au logement face au droit de propri&#233;t&#233; et argument&#233; sur les attaques constantes vis-&#224;-vis des Roms...sans devoir aller chercher trop loin les illustrations : une des familles roms se rendant au tribunal venait de se faire sauter dessus par la police puis administrer des PVs pour avoir travers&#233; en dehors des clous, comme &#224; peu pr&#232;s n'importe qui, sauf quand on n'a pas le bon faci&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le juge a semble-t-il fait le choix de pr&#234;ter l'oreille &#224; une partie des arguments de la d&#233;fense, puisqu'il a choisi d'accorder un d&#233;lai de 4 mois, avant l'expulsion. 4 mois de plus avec un toit, 4 mois pour imaginer des solutions pour l'avenir dans les casernes ou ailleurs. A ce sujet, un collectif de soutien aux Roms vient de se reconstituer &#224; Dijon, regroupant divers individus et associations, dont un certain nombre d'occupant-e-s de la caserne. Nous transmettons ici son communiqu&#233; suite &#224; la d&#233;cision du tribunal :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pour participer &#224; ses actions et r&#233;unions :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;mail : collectif-soutien-roms XHP brassicanigra.org&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Adresse provisoire : MRAP Maison des Associations-Bte Y3
2, rue des corroyeurs
21000 DIJON&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;COLLECTIF DE SOUTIEN AUX ROMS&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le 11 d&#233;cembre 2009
COMMUNIQUE&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'EPIDE, propri&#233;taire des anciens &#233;tablissements de l'arm&#233;e de la rue des Creuzots &#224; Dijon, avait demand&#233; par voie judiciaire l'autorisation d'expulser des familles Roms install&#233;es dans ses locaux, actuellement vides et inoccup&#233;s.
Ma&#238;tre Dominique CLEMANG avait d&#233;fendu ces familles en souhaitant qu'un sursis de 2 ans leur soit accord&#233;.
Le tribunal, prenant en consid&#233;ration la dignit&#233; humaine et soulignant l'extr&#234;me pauvret&#233; et le pass&#233; douloureux de la communaut&#233; Rom, a d&#233;cid&#233; d'un sursis de 4 mois.
Ce jugement, sans &#234;tre totalement satisfaisant, tient compte, de fait, de la tr&#234;ve hivernale, ce qui est rare pour des squatters.
Le Collectif va mettre &#224; profit ce d&#233;lai pour agir avec les Roms d'une part pour le respect et l'avanc&#233;e de leurs droits, d'autre part pour la recherche &#224; moyen terme &lt;/i&gt;de solutions de logement durables et d&#233;centes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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