publié le 2 février 2009
La manifestation a rassemblé entre 12000 (sources policières) et 27000 personnes (sources syndicales) en tout cas une mobilisation semble-t-il plus importante que contre le CPE en 2006, rare pour notre ville plutôt réputée calme.
Le cortège à démarré vers 14h30 de la place de la libération. Lorsque les premiers arrivaient en fin de parcours (vers notre-dame) les derniers partaient tout juste.
Cette manifestation a rassemblé des personnes d’horizons divers : salariés des secteurs publics et privés, associatifs, chômeurs, lycéens, étudiants, retraités... tous en colère !
Une fois la manif "officielle" terminée, un certain nombre de manifestants sont remontés en direction des facs tandis qu’une cinquantaine de personnes ont continué à bloquer la place du théâtre. Peu avant 18h une vingtaine de CRS ont débarqué pour dégager la circulation et faire reculer les derniers protestataires après une courte charge. A ma connaissance pas de violence particulière de part et d’autre.
Espérons que cette manif n’était qu’un échauffement étant donné l’absence de réaction du gouvernement. Il serait souhaitable que lors des prochains rassemblements, les plus contestataires (dont je fais partie) s’unissent pour effectuer des blocages ayant plus d’effets (la gare par exemple...)
A bientôt à tous j’espère et bonne lutte !

Note de moderation
Un tract trouvé lors de la manif :
Vive la chute finale !
Le terme crise a quelque chose de magique qui déclenche un véritable réflexe d’unité, d’union sacrée face à un péril imminent et redoutable. Le citoyen est suffisamment « enchaîné » par son emploi de plus en plus précaire, ses crédits, ses comptes en banque, ses contraintes familiales, sa sacro-sainte consommation… que la crainte l’emporte sur la révolte !
Ainsi on assiste en ce moment au retour des mots, « état, collectif » dans la bouche de ceux qui les vilipendaient il y a encore quelques mois. En période de vaches grasses pour les affaires du capital l’état et le collectif sont mis au rencard… c’est la phase libérale, on déréglemente, réforme, privatise, liquide les services publics… mais depuis quelques mois la collectivité doit subventionner le capital pour notre bonheur !
Dans une démocratie, la représentation nationale ne sert bien qu’à duper le bon peuple !
Lorsque le système se bloque, que l’argent ne circule plus assez, que les bénéfices des actionnaires ne sont plus assez conséquents, que se passe-t-il ?
L’état intervient car il est le garant du système marchand… il intervient, pour la même raison qu’il envoie sa police contre les salariés qui osent se révolter contre leurs exploiteurs, il intervient parce qu’il sait qu’une crise financière se transforme en crise économique, puis sociale et… politique ! Sarkozy balance ainsi des milliards à ses amis grands patrons et banquiers sur notre dos et avec l’aval bienveillant des médias et des grands partis.
Mais au delà du financier, le mal est déjà fait et du financier, on est passé au réel… cela personne ne pourra plus l’enrayer ; les gouvernements font dans la communication car il faut d’abord éviter la panique, puis la révolte (les gouvernants se doivent toujours de protéger le capital au nom de l’unité nationale).
Et l’opposition dans tout ça ? Elle est éteinte face aux grandes manœuvres du capital ! L’opposition officielle ( PC, PS, MODEM) reste sans voix ! L’opposition extraparlementaire (NPA et ses clones) trépigne d’aise et d’impuissance ( une journée d’action ! Ah ! ah !). D’aise parce qu’elle répète jusqu’à l’épuisement « on vous l’avait bien dit ». D’impuissance parce qu’elle n’a rien à proposer, sinon de se rassembler ( ?) préparer un énième programme ( ?) et voter pour elle aux prochaines élections ( ?).
Ainsi sur fond de licenciement, exclusion, pauvreté, n’entendons-nous pas les uns annoncer la grève générale, la fin du capitalisme et l’aube de jours nouveaux ; et d’autres décider de réformer pour la énième fois le capitalisme ! La spéculation est bien au cœur de ce système, lui donne tout son sens et ils n’y changeront jamais rien.
Arrêtons de voter, de travailler plus, de consommer plus… faisons la grève de ce système et posons-nous les questions sur le sens de nos vies ! Le système doit être abattu et détruit ; ce n’est pas à coups de bulletins, marches entre deux places ici ou ailleurs qu’un changement est à attendre.
Nous devons nous organiser en marge de ce système dans un esprit autogestionnaire en vue de créer des alternatives crédibles à ce que l’on nous propose, des expériences de ce type sont déjà en place : espaces autogérés, communautés, AMAP, systèmes d’échanges locaux, éco-villages, coopératives, etc.
Ceux qui essayent d’expérimenter d’autres modes de vie comme les neuf de Tarnac sont criminalisés par ce système autoritaire, alors soutenons-les !.
Les usines sont fermées ? Occupons-les et débarrassons-nous des capitalistes/parasites pour produire localement ce dont nous avons réellement besoin. Les politiciens démagogues n’ont qu’un seul objectif : gérer le système marchand ! On ne peut donc que se réjouir de voir leurs supermarchés brûlés et pillés par les jeunes en colère des quartiers de France ou de Grèce !
La crise on la subit depuis trente ans alors leurs banques, assurances et multinationales de l’ignorance et de l’exploitation peuvent bien s’écrouler ! Leur monde ne nous intéresse pas, le nôtre est à réinventer, et nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes !Collectif MALOKA
kepon