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Perturbation de la commission logement du CROUS de Dijon

publié le 18 juin 2008

Ce matin, mercredi 18 juin à 9h se déroulait une réunion de la commission logement du CROUS, où il était question à l’ordre du jour d’un point sur le logement des étudiant-e-s étranger-e-s.

Pour situer ce point, le CROUS de Dijon n’accepte que les étudiant-e-s étranger-e-s boursier-e-s ou les primo arrivant-e-s en master 2. Donc si vous êtes étudiant-e-s étranger-e-s et que vous venez étudier à titre individuel, au guichet du CROUS-Dijon, on vous répondra que vous n’y avez pas droit et cela quand bien même il y aurait des logements vides. En effet un grand nombre de logements demeurent vides (au moins une cinquantaine). Cette situation spécifique au CROUS de Dijon, qui répond à une gestion locale du logement universitaire, ajoute une difficulté de plus à un parcours déjà parsemé d’obstacles en tout genre (titre de séjour, adaptation linguistique, nouvel environnement, éloignement familial et amical...).

A l’appel du Réseau Université Sans Frontière dijonnais (RUSF-21), une vingtaine de personnes s’est réunie ce matin devant les locaux du CROUS, situés au 3 rue Maret au centre ville en contre-bas de la place Darcy. Ce mini rassemblement avait pour but de dénoncer la politique discriminatoire du CROUS à l’égard des étudiant-e-s étranger-e-s. Ainsi, sur les banderoles on pouvait lire : "étudiant-e-s français-es, étudiant-e-s étranger-e-s, même études même logements" ou encore "ni sélection ni expulsion". Une tente a été installée à l’entrée du bâtiment pour symboliser le mal logement et les difficultés que la politique du CROUS crée aux étudiant-e-s étranger-e-s. Des tracts ont été distribués ainsi que des affiches collées.

Au bout de 20 minutes, le groupe s’est décidé à s’introduire dans la salle de réunion et à interrompre cette cérémonie démocratique. Le gratin de la démocratie locale (élu-e-s étudiant-e-s, fonctionnaires CROUS, directeur..) est resté bouche bée devant cette interruption, ne sachant quoi faire, quoi dire devant de telles revendications, et étant mis devant le fait accompli.

La parade pour se sortir de cette situation fut bien évidemment démocratique ; le groupe n’étant pas représentatif, ni élu démocratiquement, donc n’avait guerre le droit de s’exprimer et d’être présent.
Enfin le directeur du CROUS a menacé de partir pour montrer qu’il n’était pas content, mettant ainsi fin à la réunion.

On ne sait pas si ce genre d’action permettra de débloquer la situation discriminante que vivent les étudiant-e-s étranger-e-s, mais ce qui est sûr c’est que cela met la pression au responsables du logement étudiant ainsi que la lumière sur leurs basses pratiques.

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