publié le 13 octobre 2008
La semaine dernière a été chargée en événements. Les lycées Dijonnais se sont vu perturbés (voir bloqués) quelques instants, laissant ainsi à leurs élèves la possibilité de s’arrêter de courir et de prendre conscience de la nécessité de réagir aux différentes attaques gouvernementales.
Dans la longue liste de ces dernières, deux ont été choisies : les réformes du ministre de l’éducation (Darcos, pour les intimes) et le fichage policier (sous toutes ses formes)
S’il paraît évident que l’abrogation des réformes Darcos fasse partie des revendications lycéennes, l’abolition du fichage policier peut poser question à certain-e-s. Poutant, si l’on creuse un peu, on se rend vite compte que les lycéen-ne-s sont bel et bien concerné-e-s par le fichage :
D’une part parce que l’état a toujours redouté le potentiel des mouvements lycéens et qu’il n’a jamais cessé de les réprimer. D’autre part, parce que dans les discours des médias et des politiciens, la dangerosité des mineurs et la nécessité de les ficher est à la mode.
Base-élèves, bornes biométriques et vidéosurveillance dans les bahuts, gestion des abscences par code-barres, Edvige, Destop, FNAEG, STIC, FAED etc.
Les lycéen-ne-s sont clairement visés.
Le mouvement commence Mercredi avec une manifestation dont le rendez-vous est à 15h30 place Darcy. Soyons nombreux-ses à les rejoindre !