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Le rectorat de Dijon occupé ­- pour l’abrogation de la LRU

publié le 11 décembre 2007

Simultanément à une manifestation étudiants-lycéens contre la loi Pécresse à Dijon, quelques dizaines de personnes occupent le rectorat.

Ci-joint leurs revendications, ainsi que le texte du tract distribué à cette occasion :

À la fac de Dijon comme dans de nombreuses autres universités et lycées en France, la mobilisation contre la LRU continue. Malgré le silence des médias et la désinformation du gouvernement, les grèves, occupations, bloquages d’universités, manifestations et actions diverses se poursuivent.

Le recteur est le représentant direct, dans l’académie, du ministère de l’éducation nationale et a autorité sur l’enseignement primaire, secondaire et supérieur. Nous occupons donc aujourd’hui le rectorat pour demander :

- l’abrogation de la Loi LRU dite loi Pécresse,
- le retrait des sanctions disciplinaires qu’ont subi les lycéen-ne-s mobilisé-e-s durant ces dernières semaines pour avoir fait valoir leur droit de grève et de manifestation,
- le retrait des forces policières occupant les campus universitaires pour empêcher la lutte contre la LRU et réprimer les étudiant-e-s,
- la banalisation des TD pour les étudiant-e-s grévistes,
- l’arrêt des expulsions d’étudiant-e-s étrangers.

Nous demandons par ailleurs à ce que ces revendications soient faxées au ministère de l’éducation nationale, aux présidents d’université, ainsi qu’aux proviseurs des lycées de l’académie.

Extraits de l’appel de la coordination nationale étudiante qui s’est tenue ce week-end à Nice :

[…] Nous sommes toujours des centaines de milliers à refuser la logique de la LRU : étudiant(e)s, chercheur(se)s, enseignant(e)s, personnels IATOSS, BIATOSS, lycéen(ne)s… Plus de la majorité des universités, et de plus en plus de lycées sont mobilisés. […]

[…] Le gouvernement répond à notre mouvement par deux moyens : des prétendues « avancées », et la répression. Les annonces du gouvernement ne répondent en rien à nos revendications. Nous nous battrons jusqu’à l’obtention de nos revendications, principalement l’abrogation de la LRU, qui démeure malgré tout dans son intégralité : encouragement du financement privé, contrôle des entreprises ­- « bailleurs de fonds » sur le contenu des diplômes, pouvoirs exhorbitants des président(e)s d’universités, précarisation des enseignant(e)s-chercheurs et personnels, sélection à l’entrée de l’université, mécanisme poussant à terme à l’augmentation des frais d’inscription… […]

Derrière les effet d’annonce du gouvernement se développe une répression sans précédent. Fermetures admnistratives, interventions de la police, de la BAC, des CRS, des Gardes mobiles, de vigiles, procès contre les lycéen(ne)s et étudiant(e)s mobilisé(e)s se généralisent. L’objectif de leurs opérations toujours plus violentes est d’intimider et de criminaliser tous ceux et celles qui se mobilisent, pour les isoler et briser le mouvement.

[…] Nous rappellons que la lutte contre la LRU s’inscrit dans un contexte plus global de casse des services publics et des acquis sociaux. Les résistances se multiplient contre ce projet de régression sociale. Nous manifestons toujours notre soutien à tous les secteurs mobilisés, et appellons donc à poursuivre la convergence des luttes avec : les cheminot(e)s, les salarié(e)s d’EDF et GDF, les enseignant(e)s et lycéen(ne)s des lycées pro, les jeunes en lutte, les salarié(e)s de la grande distribution… […]

CPE-LRU-RTT

P.-S.

Voir aussi le compte-rendu de l’occupation.


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