publié le 20 décembre 2007
Aujourd’hui, mercredi 19 décembre, les étudiant·e·s Dijonnais·e·s se sont réuni·e·s en assemblée générale... les premiėr·e·s arrivé·e·s trouveront un amphi fermé à clef, responsable du planning devant, défiant chaque personne de s’approcher des portes...
Qu’à cela ne tienne, l’AG aura lieu dans un autre amphi (renommé Durutti lors du blocage).
On remarquera donc l’insistance de l’administration (et surtout de la présidence) de l’université à court-circuiter le mouvement par tous les moyens... Le suscité responsable du planning avouera avoir eu DES ORDRES (ouf, on avait eu peur d’un acte isolé, nous voilà rassuré·e·s)
Deux motions à retenir :
Les étudiant·e·s réuni·e·s en assemblée générale aujourd’hui 19 décembre 2007 ont décidé d’apporter leur soutien aux manifestant·e·s arrêté·e·s jeudi 13 décembre 2007 à Brest, notamment à Laurent Segond condamné à deux ans de prison ferme.
Les étudiant·e·s réuni·e·s en assemblée générale aujourd’hui 19 décembre 2007 ont décidé d’apporter leur soutien aux 4 grévistes de la faim de Montpellier qui en sont aujourd’hui à leur 11 jour sans nourriture.
S’est ensuivi le blocage du Conseil d’Administration que la présidente aura tôt fait de délocaliser dans un amphi et de faire respecter le huis-clos en s’enfermant dans ledit amphi protégé par la milice privée arrivée en renfort (ici Securitas).
Dijon : CA de l’Université barricadé par des vigiles
Dijon, le 19 décembre, 19h
L’Assemblée Générale et le Comité de lutte des personnels (enseignants-chercheurs et IATOSS) se sont prononcés à de nombreuses reprises pour l’abrogation de la LRU. Ils ont appelé, lors du Conseil d’Administration du 19 décembre 2007, au report du vote sur l’application de la LRU dans notre université. Face au refus de la Présidence de l’uB de soumettre le report du vote du CA, une soixantaine d’étudiants, d’enseignants-chercheurs et d’IATOSS ont décidé de rentrer dans la salle du CA pour soutenir le report. Sophie Béjean, Présidente de l’uB, a alors décidé de délocaliser le CA dans un autre bâtiment du campus. À l’entrée de celui-ci, des responsables administratifs (dont Etienne Siccardi, responsable des Services Techniques, et Patrice Serniclay, Secrétaire général de l’uB) et des vigiles privés appelés en renfort par l’administration ont filtré l’entrée du CA. Ainsi, c’est 18 membres élus du CA qui ont refusé dans ces conditions d’entrer dans le CA. Est-ce cela la démocratie que veut l’université : décider sous la seule présence des représentants du patronat et des élus soutenant la réforme (MEDEF, CGPME, Génération Campus…) !
Nous dénonçons fermement les méthodes scandaleuses de la Présidence, qui refuse le débat par la violence organisée. Nous nous alarmons de la vague de répression généralisée qui frappe actuellement les universités. Nous ne reconnaissons pas la légitimité des décisions qui ont été prises dans un CA barricadé de chaînes et de cadenas, et dont l’accès était contrôlé par des vigiles privés.
Collectif pour l’Abrogation de la Loi Pécresse (Snesup-FSU, Snasub-FSU, FSE, UNEF, CNT-FTE, CGT INRA, CGT ATOSS, CGT SNTRS, FO, Sud Rural, LCR Jeune, UEC…)