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Court récit de la manif sauvage du jeudi 9 avril

publié le 10 avril 2009

Environ 300 personnes (à vue de nez) ont défilé jeudi soir à Dijon à l’appel des étudiant-e-s en lutte, mobilisés à Dijon depuis plusieurs mois contre la LRU et les réformes qui en découlent. Après le parcours officiel (qui a fait un détour pour rendre visite à l’étudiante blessée lors de l’action "péage gratuit" de dimanche dernier), une bonne partie des personnes présentes ont continué en manif sauvage.

Après la manifestation déclarée qui s’est finie place de la république, on est parti en manif sauvage jusqu’à la place de la lib...

Sur le chemin, pétards, tags, fusées, fumigènes. On arrive place de la lib où on fait un feu avec des cartons. Au bout d’un moment la police nationale en tenue anti-émeute (et non pas les CRS) arrive. Comptant à fond sur la peur, ils débarquent un peu en mode cow-boys, ce qui fait fuir une bonne partie des gens... mais pas tous. On reste sur la place à une cinquantaine malgré quelques lacrymos mal lancées. Des petites fusées sont tirées sur la police et quelques projectiles sont envoyés. Même si les gaz font encore peur à quelques personnes, on sent que les gens s’y habituent et s’organisent pour tenir : la plupart ont un foulard autour du cou et certains shootent ou renvoient (avec des gants) les pastilles de lacrymos en direction des keufs.

Après s’être fait séparer en deux par les flics, on quitte la place de la lib pour rejoindre la place du théâtre où nous attendent les autres. On monte une petite barricade mais faute de matos, elle est bien insuffisante pour ralentir l’arrivée des keufs. S’ensuit une grande course-poursuite dans les rues de la ville. On essaye de rester groupés, on met des poubelles sur la route bien qu’un groupe de la BAC qui nous suit les enlèvent. Au final quelques uns d’entre nous sont arrêtés. Certains parlent de trois personnes, d’autres de sept. Illes auront sûrement besoin de notre soutien ...

Au final, quatre personnes ont été interpelées, trois d’entre elles ont été liberées sans poursuites, une attend de passer devant le procureur accusée d’avoir brulé... un bout de carton...

P.-S.

Rappel : pour s’organiser face à la répression, il existe à Dijon une caisse de solidarité. N’hésitez pas à la contacter pour signaler des arrestations, faire parvenir des témoignages ou filer un coup de main pour le soutien.


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