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Compte-rendu de l’occupation du rectorat à Dijon

publié le 11 décembre 2007

Une quarantaine de personne ont donc occupé par surprise le rectorat dijonnais cet après-midi, parce que les actions contre la LRU se poursuivent à Dijon malgré la fin du blocage, et qu’il faut soutenir à tout prix ceux qui continuent à bloquer et occuper leurs universités ailleurs en France. Petit compte-rendu factuel…

Une banderole "rectorat occupé" a été accrochée sur la façade du premier étage, tandis qu’une seconde, "lutte contre le monde de la LRU", était tenue avec l’extérieur où des tracts expliquant l’occupation étaient distribués aux passant-e-s.

Peu après le début de l’occupation, du bruit et des sifflets, des négociations se sont engagées sur l’envoi par fax du texte de revendication au ministère de l’éducation, ainsi qu’à la présidente de l’Université de Bourogne et aux proviseurs des différents lycées de l’Académie. Simultanément et après quelques déambulations des occupant-e-s, le recteur a fait venir une quinzaine d’"employés à gros bras" pour bloquer l’accès des couloirs.

Puis petit à petit, une quarantaine de policiers sont arrivés d’abord à l’extérieur, puis à l’intérieur du hall où s’étaient regroupé-e-s les occupant-e-s. Au final le hall était bondé, et pour le coup bien bloqué, avec deux pôles antagonistes intimement regroupés et des flics chauds pour l’expulsion. Après deux heures d’occupation, de tractations et des ultimatums du recteur prêt à déclencher la sortie de force, celui-ci a fini par accepter de faire faxer le tract au ministère de l’éducation nationale. Le débat apparemment crucial de son coté tenait au fait de rayer du fax le titre "rectorat occupé", sans doute parce que ça faisait mauvais genre, en le remplaçant par "une trentaine de délégués de l’université sont venus nous faire parvenir leurs revendications", ce qui est mensonger mais fait plus "paix sociale, on dialogue, on est potes". Manque de bol pour eux, on leur a soufflé en partant, après qu’il l’ait finalement faxé, que l’on spécifait aussi occuper le rectorat à l’intérieur du tract, en introduction aux revendications. Ils n’auront qu’à mieux lire la prochaine fois.

À Dijon comme ailleurs, contre la LRU et son monde, maintenons la pression sur les institutions, enrayons leur fonctionnement, allons les trouver là où ils sont !

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