Communiqué de presse RUSF21
publié le 19 janvier 2009
Ces chiffres révoltants ne sont que le fruit du harcèlement quotidien mené par l’état sur les étranger-ère-s. Ils ne sont que l’aboutissement logique d’une année de rafles, traques, contrôles au faciès, convocations bidons. Une année de terreur, de défenestrations et de noyades « accidentelles » liées à des contrôles de police... Une année de provocations de la part d’une droite « décomplexée » qui a organisé un sommet de l’immigration à Vichy.
En tout état de cause, une année de luttes dans et autour des centres de rétentions : grèves de la faim, refus de comptages, incendies, mariages blancs, hébergements de personnes sans papiers... Luttes criminalisées par un gouvernement avide d’étendre et légitimer ses moyens de contrôle en se créant des ennemi-e-s intérieur-e-s bien pratiques. En témoignent la figure de « l’anarcho-autonome » ainsi que l’appellation « terroriste » décidément à la mode, utilisée aussi bien pour qualifier les membres du réseau éducation sans frontières présents devant le CRA de Vincennes au moment de son incendie en juin 2008 qu’Ivan et Bruno arrêtés avec des fumigènes artisanaux et embastillés cinq longs mois.
Face à tout cela, et puisque nous savons que la répression et la criminalisation des moyens de lutte (tracts, manifestations qu’elles soient ou non offensives...) sont les armes du pouvoir pour isoler, nous sommes et resterons solidaires. Nous réaffirmons aujourd’hui notre dégoût et notre hostilité envers la politique menée par l’état, la forteresse Europe et leurs institutions, comme notre incapacité à vivre dans une société qui ne laisse pas les individu-e-s libres de choisir l’endroit où ell-eux veulent s’installer et où des policier-ère-s peuvent entrer dans une école pour emmener un-e enfant en centre de rétention. Nous ne voulons pas de cette société hiérarchisée qui assigne à chaque individu-e une place et une valeur marchande, où les étranger-ère-s sont une main d’oeuvre pratique dont on se débarrasse quand elle n’est plus rentable ; où être Rom ou sans-papiers signifie vivre tout en bas de l’échelle et ne pas accéder au statut d’être humain-e.
Tant que des charters seront affrétés il y aura des personnes pour éviter qu’ils ne se remplissent et pour les empêcher de décoller.
Solidarités avec tous-te-s les (futur-e-s) inculpé-e-s
Liberté de circulation et de résidence !!! !!!
RUSF21