publié le 28 janvier 2008
Nous invitons les associations, syndicats, collectifs dijonnais à co-signer cet appel, faites-le tourner.
Par ailleurs, une réunion du collectif anti-videosurveillance dijonnais "silence, on tourne !" aura lieu le mardi 29 janvier à 19h au Mât noir.
Ville après ville, les caméras de surveillance se sont peu à peu immiscées dans de nombreux espaces de vie, de travail et de consommation.
À Dijon, depuis 2002, 200 caméras de vidéosurveillance ont été installées dans l’ensemble du réseau de bus Divia. Dans la logique de surenchère sécuritaire actuelle, c’est maintenant 20 caméras, reliées à un poste de contrôle où des agents de police pourront surveiller nos faits et gestes 24h sur 24, qui vont apparaître dans les rues du centre-ville. Ce projet a été voté dans l’urgence par le conseil municipal de novembre, sans consultation ou approbation des principaux intéressés : nous autres habitant·e·s, prévenu·e·s une fois que tout est déjà acté.
Pourtant, il existe de nombreuses raisons de s’y opposer et de refuser la vidéosurveillance :
C’est une atteinte aux libertés individuelles et publiques, où chaque individu doit intégrer le sentiment d’être surveillé en permanence ;
Dans la lignée de la biométrie dans les écoles ou du fichage ADN, c’est un outil technologique supplémentaire de contrôle social (surveillance des individus) et politique (contrôle des manifestations, fichage des militants...) ;
C’est une mesure à replacer dans une logique d’urbanisme qui vise à aseptiser la cité en refoulant les « indésirables » du centre ville ;
Elle joue d’abord sur le « sentiment d’insécurité » et l’exploite à des fins électoralistes ;
Elle s’attaque aux conséquences et non aux causes des inégalités et discriminations ;
Ce marché du sécuritaire se développe sous la pression d’un lobby industriel qui y voit la source de nouveaux profits ; les 540 000 euros dépensés pour ce projet (uniquement pour l’installation du dispositif) pourraient être mieux utilisés : santé, environnement, social...
Dans toutes les villes où elle a commencé à s’implanter, elle s’est rapidement étendue aux différents quartiers, laissant de moins en moins de zones libres de l’œil de « Big Brother ».
La création d’un comité d’éthique qui ne peut en rien remettre en cause le projet sur le fond, ni son fonctionnement, ne sert qu’à donner une façade « démocratique » à un coup de force politique et à faire taire les protestations.
Le collectif dijonnais contre la vidéosurveillance, « Silence, on tourne ! », entend interpeler l’opinion sur ce débat confisqué et empêcher ce projet d’aboutir, en invitant associations et organisations à co-signer cet appel. Vous êtes invité·e à rejoindre les réunions régulières du collectif.
Pour l’organisation d’une manifestation unitaire contre la vidéosurveillance le 1er mars, une rencontre sera annoncée prochainement.
Collectif « Silence, on tourne ! »
Signataires de l’appel (liste mise à jour régulièrement) :
AJR 21 ; Attac 21 ; Le Bistrot de la scène ; Le Cappuccino ; Le Chez nous ; Cinéma Eldorado ; CNT Ếquipements 21 ; CNT Ếducation 21 ; Collectif Unitaire 21 pour une Alternative à Gauche ; Ếchanges et mouvements ; Espace autogéré des Tanneries ; Collectif EVS 21 ; FSE 21 ; Le Groupe libertaire ; LCR 21 ; Ligue des Droits de l’Homme 21 ; Maloka ; Pour une République Sociale 21 ; Ras le Front 21 ; Réseau Universités Sans Frontières 21 ; Scalp 21 ; Solidaires 21 ; STA ; Titane Piercing ; La Troupe des Zigotos ; La Vie pérenne ; Le Vieux Léon ; X=Y ; Zoomazic productions, association Zomac