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4 pages de la CNT Sup-Recherche

publié le 10 mai 2008

diffusé sur la fac en ce mois de mai 2008

4 pages de la CNT Supérieur Recherche 21

Adresse : CNT INTERCO BP 392 21011 Dijon Cedex
Web : http://www.cnt-f.org/cnt21

La CNT c’est quoi ?

UN SYNDICAT ! Parce que cette forme d’organisation - telle qu’elle a été définie par ses fondateurs et qui reste plus que jamais d’actualité - englobe à la fois le champ économique, politique, social et culturel. Parce qu’elle a écrit les plus belles pages de l’histoire du mouvement ouvrier. Parce qu’elle est directement issue du peuple et qu’elle représente au plus près ses intérêts. Parce qu’elle remet en cause le rôle dirigeant des partis au sein du mouvement social. Parce qu’elle offre une structure solide sur laquelle s’appuyer pour lutter au quotidien et tenter, demain, de réorganiser la société.

DE COMBAT ! Parce que la plupart des syndicats sont actuellement englués dans la collaboration avec les classes dirigeantes. Parce que l’État et le patronat ne se laissent pas convaincre par de belles paroles. Parce que les intérêts des travailleurs s’opposent radicalement aux intérêts du capitalisme. Parce que seule la lutte est payante (grèves, occupations, manifestations, boycott...). Parce que les grandes avancées sociales n’ont été arrachées que dans l’action et la mobilisation

AUTOGESTIONNAIRE ! Parce que les permanents syndicaux, dans leur ensemble, génèrent (inconsciemment ou non) la passivité et la bureaucratie au sein de leurs organisations. Parce que les décisions doivent être prises à la base par les syndiqués eux-mêmes. Parce que nos délégués sont élus sur des mandats précis et qu’ils sont révocables à tout moment par l’assemblée générale du syndicat. Parce que nous sommes soucieux de l’autonomie des syndicats locaux et respectueux du fédéralisme. Parce que nous préconisons l’auto organisation des luttes (comités de grève, coordinations...).

ET SOLIDAIRE ! Parce que les hiérarchies de salaires et de fonctions ainsi que les différences de statuts, renforcent les divisions et l’égoïsme au sein de la population, et s’opposent à la construction d’une société égalitaire et autogérée... Parce que seules la réflexion et l’action interprofessionnelles ou inter catégorielles permettent d’éviter le corporatisme... Parce que les luttes des femmes, des chômeurs, des précaires, des mal logés, des sans-papiers, des lycéens et des étudiants sont aussi les nôtres. Parce que les peuples du monde entier sont tous victimes des mêmes maux.
La CNT Supérieur Recherche syndique les étudiants, les professeurs et les personnels de l’Enseignement Supérieur.


Edito :

« Celui qui s’endort en liberté se réveille en servitude »

Chers lecteurs, nous vivons actuellement une étape brillante, glorieuse et novatrice de notre Histoire : le règne du fric est ENFIN arrivé, l’ensemble de la culture est ENFIN bradée, les derniers services publics, le système éducatif et l’Université sont ENFIN soumis aux lois destructrices du marché, les précaires, sans-papiers et autres parasites profitant honteusement des largesses de l’Etat français sont ENFIN considérés comme des sous-hommes !
Bienvenue dans le monde merveilleux du sarkozysme où les plus riches de nos « compatriotes » peuvent le devenir encore plus grâce aux réformes de ce formidable gouvernement. Un monde où les exploiteurs privés ont de plus en plus le droit d’écraser à coup de talons les plus pauvres de plus en plus nombreux et un système social battu en brèche par les médias.
Bienvenue sur la formidable terre de France qui voit s’installer petit à petit un ordre nouveau (quoique). Bienvenue dans un pays où la « plus importante des réformes » du mandat d’un président est celle (indispensable !) de la télévision publique, pendant qu’un nombre croissant de travailleurs (les futurs pauvres ?) ont de plus en plus de mal à boucler leur mois.
S’agirait-il, de la part du président, de camoufler tout un tas de réformes et d’actes scandaleux par du vent ?
Par rapport à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’éducation, s’agirait-il de démolir tout ce qui peut faire acquérir un esprit critique ou les connaissances (autrefois diversifiées) à une jeunesse qu’il convient désormais de faire travailler à tout prix (et surtout au plus bas) et le plut tôt possible, tout en lui apprenant consciencieusement à fermer sa gueule ?
« Loi Pécresse », « plan Licence », « Opération Campus », tous ces éléments de la Réforme qui vient à orienter la jeunesse de la manière suivante :
- Pour les plus riches : Un accès à des études leur apprenant avant tout autre chose comment devenir plus riche encore dans des grandes écoles ou des Universités nouvelle formule, interdites à tout ce qui n’est pas « professionnalisant ».
- Pour les moins riches : soit en apprentissage, soit dans des filières « professionnalisantes » pour dans tous les cas finir à l’usine au service des premiers.
Mais à part ça, la nouvelle saison de la Star Ac’ a été remportée par «  ? ». C’est cool, non ?!


Les soirées étudiantes :

Cela va faire quatre ans que j’arpente les couloirs de ma fac, que je prends le bus ou bien simplement marche d’un point à un autre du campus en quête d’éducation…ou de divertissement.
Mes yeux vagabondent, de l’étudiant(e) au regard timide et fuyant au groupe d’élèves hilares car enfin sorti(e)s de leur amphi. Mais les gens ne sont pas ma seule distraction, et les murs et autres panneaux d’affichage redoublent d’efforts pour que le passant attentif comme l’apathique les remarque…
Il y a les divers messages politiques, syndicaux, électoralistes ou antifascistes et leurs symboles plus ou moins reconnaissables et qui font un tant soit peu appel à notre cerveau pour les identifier… Mais il y aussi de magnifiques affiches fluo et tape-à-l’œil, qui nous ramènent tout droit au zoo où nous autres marmousets apprendrions à associer des couleurs au plaisir… ou au dégoût.
Les intitulés des soirées à eux seuls mériteraient une étude psychologique poussée de leurs auteurs, bien que la plupart ne soient probablement plus à la fac (les titres "accrocheurs" ne se renouvelant pas beaucoup)… Racoleurs ( ?) ou simplement stupides, les jeux de mots entre autres inciteraient à une étude sociologique pour comprendre un fait pourtant avéré : les étudiants se rendent dans ces soirées. La boisson (trop chère), le contact humain (superficiel) ou la musique (je ne dirai rien) des "boîtes de nuit" ou autres "clubs", ne permettent pas à mon sens (et sans élitisme) de qualifier ces soirées de culturelles (ou même de conviviales). Il s’agit de consommer de la fête, une fois par semaine. La différence entre ce genre de soirées et une fête entre amis est la même qu’entre le casino et une partie de poker chez soi : la moquette est plus jolie, mais la Maison gagne toujours.
De la même façon que les hommes politiques resteront tout-puissants tant que des gens voteront pour eux, de la même manière que des programmes télés affligeants resteront à l’antenne tant que des téléspectateurs peu exigeants s’en contenteront, les soirées étudiantes auront le quasi monopole de la fête tant que des étudiants s’y rendront, tout particulièrement ceux qui vont là-bas par dépit et faute d’alternative connue.

F.K.


Chronique musicale :

Brigada Flores Magon - Tout pour tous Retour des gars du RASH Paris avec ce new album pas mal attendu. « Tout pour tous » sonne plutôt streetpunk dans l’ensemble, même si c’est un peu réducteur de le catégoriser tant la zik’ de la Brigada est teintée de diverses influences, notamment ska (avec le morceau « Fire » par exemple). En tout cas c’est toujours aussi enragé, voire plus si l’on compare avec l’album précédent « rock or die ». Des morceaux bien speed donc, comme « Police » ou encore « ils veulent nous tuer », mais aussi d’autres plus mélodiques, avec des solos, des choeurs puissants et des riffs qui nous reste dans le crane. La voix est parfaitement compréhensible (pas comme lors des débuts quoi) et côté parole c’est toujours bien engagé et critique, on en attendait pas moins des cntistes de paname... Le skeud est accompagné d’un bon DVD, présentant des interviews des red neuskis et surtout un excellent live du groupe au Lemovice Antifa fest de Limoges. Une bonne chose bien complète donc, qui, en toute logique, ne déçoit décidément pas.

Agnostic Front - Warriors

AF continue sur sa lancée en l’année 2007 qui marque la sortie de "Warriors". Une composition à 5 comme lors du précédent album avec cette fois-ci Joseph James (ex-Inhuman) à la guitare aux côtés du légendaire Vinnie Stigma. A la production on retrouve le frère de Roger Miret alias Freddy Cricien (Madball). L’opus proposé par les New-Yorkais est indéniablement de qualité, à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre de leur part.
Dès la première écoute il se dégage une incroyable énergie communicative, des riffs trashy, un rythme fluide et bourré de feeling, une voix unique et propre à Roget Miret -appuyée par les choeurs auxquels on a envie de se joindre. Des ingrédients basiques mais terriblement efficaces et explosifs qui donnent à cet album -qui porte son nom à merveille- une saveur non négligeable et un côté très punchy. Parmi les titres qui s’enchaînent frénétiquement sans que l’on s’ennuie une seule seconde, un titre sort néanmoins du lot : "For My Family".
Une chanson fraternelle. Un hymne puissamment jouissif, dans la pure tradition NYHC, à la rythmique entraînante accompagnée d’un refrain fédérateur qui risque fort de faire déchaîner les foules lors de leurs prochains concerts et de faire s’époumoner bon nombre de personnes ! Leur cultissime "Gotta Go" a de le concurrence.
Dans la suite logique de "Another Voice" ce nouvel album sonne donc plus Métal que ceux qui se sont enchaînés vers la fin des années 90. Il faut cependant relativiser, l’ajout d’une seconde guitare donne certes un côté plus métallique mais on est loin d’une révolution et d’un changement de cap radical. Cela reste clairement du AF qui depuis leurs débuts ont prouvé qu’ils étaient capables d’alterner les sonorités Punk et Métal, selon les périodes, tout en gardant les bases qui font leur force et sans ne jamais perdre la face.
Avec "Warriors", les New-Yorkais frappent du poing sur la table et démontrent avec puissance et énergie, à la nouvelle génération d’une scène quelque peu renouvelée, qu’ils sont toujours présents et qu’il faudra compter sur eux. Hardcore jusqu’au bout des ongles malgré le temps qui passe. Les pionniers du genre assument et sont à la hauteur de leur statuts. La passion est intacte et le respect continue de s’imposer !


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CNT 21



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