Articles de cette rubrique
Du blabla hors-serie Ce numéro hors-série de blabla représente une collaboration avec la Caisse de solidarité dijonnaise qui depuis avril 2009 a appuyé, financièrement, politiquement et humainement le soutien aux Roms incarcéré-es. La caisse a fait ce qu'elle a pu à sa mesure, sur son terrain, mais ne prétend évidemment en rien, représenter ni les ressortissant·e·s roumain·e·s (...)
Avant-propos - Roms, Roumain·e·s, Dijonnais·e·s indésirables ? De qui parle t-on ?
Nous utilisons dans ce dossier le terme de « Roms », parfois le terme de « ressortissant·e·s roumain·e·s », ou de « migrant·e·s » avec une certaine gêne et indécision. Au début des années 70, certaines associations ont decidé d'utiliser le terme « Roms » de manière prédominante. Si ce choix visait d'abord à mettre fin à d'autres appellations aux connotations négatives, ainsi qu'à marquer une histoire et des cultures particulières, ou (...)
Cela fait plus d’un an que les anciens locaux de ravitaillement de l’armée dijonnaise, situés dans le quartier du « Petit Creusot » laissés à l’abandon depuis plusieurs années par les institutions militaires, sont occupés par des Roms. Depuis octobre 2009, illes sont plus d'une centaine à habiter les lieux. L’EPIDE, propriétaire de ces établissements, avait décidé de demander une procédure d’urgence pour les expulser avec assignation à référé au tribunal d’instance de Dijon. Cette institution publique issue de (...)
Retours sur l'aventure du collectif « Soutien-Roms » en 2009
Suite au rassemblement pour empêcher l'expulsion du squat de l'avenue de Langres, des réunions hebdomadaires avec les familles, en particulier les femmes, se sont mises en place au squat au printemps. Pour certain-es, la solidarité se traduisait par des passages fréquents au squat pour discuter, apporter du matériel, accompagner les démarches au CCAS, à la PASS, pour les soins médicaux. Face aux services sociaux, le fait d'être accompagné (...)
« Si un Rom veut parvenir au même résultat qu'un non-Rom, il doit pour cela travailler 120 fois plus que le non-Rom »
Proverbe Rom en République Tchèque.
Depuis 2007, le droit au travail des nouveaux·elles entrant·e·s dans l'UE (Bulgarie et Roumanie) est toujours conditionné par des « mesures transitoires », alors que cette limitation a été levée au bout de deux ans pour tous les précédents pays entrants dans l'UE. Les 3 mois d'autorisation de séjour accordés à ces ressortissant·e·s sont censés servir à (...)
En 2008, j'habitais au squat Avenue de Langres, avec des ami-es. J'y suis restée presque un an, ensuite on a cherché un autre squat à quelques uns. Pendant l'hiver 2008-2009, le président de l'association France-Roumanie nous rendait souvent visite. Il venait voir tout le monde et il a demandé nos papiers pour nous trouver du travail, d'un logement, une situation confortable. Pour moi, c'était trop difficile en Roumanie. Des fois tu peux trouver du travail mais souvent le patron va pas te (...)