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Interview du C.C.L.D.

(collectif de coordination lycéenne dijonnais)

Même si à Dijon le mouvement lycéen de la fin de l’année scolaire 2007-2008 n’a pas été particulièrement dynamique, il aura au moins été l’occasion de la formation d’un collectif de coordination lycéenne.
Blabla lui ouvre ses pages.


- Comment est né le collectif ?

Le collectif est né pendant le mouvement lycéen contre les réformes Darcos de ce printemps 2008. En effet, les syndicats ont décidé, comme si c’était à eux de le faire, qu’il fallait stopper le mouvement. Nous voulions aller jusqu’au bout, nous nous sommes donc réuni-e-s et avons créé le CCLD (Collectif de Coordination Lycéenne Dijonnais).

- Quels sont ses objectifs ?

Les objectifs sont de coordonner les luttes lycéennes (en fonction de nos lycées et de la situation des luttes sociales en général) et de participer à leur organisation. En effet, le CCLD ne veut en aucun cas avoir le monopole des initiatives, il doit être un outil pour la lutte et jamais un frein.

Cette année nous prévoyons de continuer la lutte. Pour cela, nous organisons des réunions régulières (environ une fois par semaine). Nous avons procédé à une semaine de diffusion massive dans les établissements scolaires de Dijon en utilisant divers modes d’action (tracts, mini-blocus). Tout comme l’année dernière, nous espérons que de nouvelles personnes se sentant concernées par les réformes imposées par M. Darcos se joignent au CCLD ou s’organisent à leur manière. Cette année comme l’année dernière, nous organisons des manifestations, ainsi nous élargissons notre champ d’action.

- Est-ce qu’il y a une ligne politique affichée ?

Dès les premières réunions du collectif, nous nous sommes mis d’accord sur le fait que le CCLD était indépendant de tout parti politique, syndicat ou idéologie. Le CCLD est un collectif d’action qui se donne pour objectif les objectifs des luttes lycéennes, si cela est une ligne politique alors c’est la seule.

- Qu’est-ce que vous pensez des articles du BP de l’année dernière qui vous identifient comme des anarchistes ?

Le CCLD n’est pas un collectif anarchiste. S’il l’était, il l’aurait clarifié dès sa création. Nous pensons que quand le BP parle de "tract à référence anarchiste" il a plusieurs objectifs liés créer de la peur autour du mouvement, des manifs et du collectif, démentir notre indépendance, faire marcher les préjugés et les peurs infondées que subissent les anarchistes.

Le BP essaye de faire passer sa vision des choses comme LA vérité. En effet, de notre point de vue, il n’y avait aucune référence anarchiste dans notre tract.

- Le collectif a survécu aux vacances ? Y’a eu un peu d’activité pendant l’été ?

On peut dire que le CCLD a survécu aux vacances puisque, 3 jours après la rentrée, il faisait déjà une réunion et qu’il organisait une manif pour le 15 octobre. Ensuite, sur l’activité pendant les vacances, plusieurs personnes du collectif sont allées à Grenoble (où le mouvement avait pris beaucoup d’ampleur au printemps) et ont rencontré les lycéen-ne-s grenoblois-es dans leur Maison du Lycéen Occupé(e). L’objectif de cette rencontre était d’une part d’échanger des pratiques, des expériences et d’autre part de se coordonner pour l’année suivante. Sinon il n’y a pas grand chose d’autre de physique (beaucoup de monde était en vacances) mais les mails (d’infos ou de stratégie) ont continué de circuler.

- Les projets pour cette année : axes de luttes, revendications, modes d’action ?

Pour l’instant nous sommes focalisé-e-s sur la reprise du mouvement contre les réformes Darcos et le fichier Edvige/Destop dont on demande l’abrogation.
Nos modes d’action sont assez diversifiés ; nous mettons en œuvre des moyens de prévention, que nous diffusons lors de la distribution de tracts. Ainsi, tout en annonçant les manifestations futures, nous expliquons les dangers de ces réformes.
On a fait une manifestation le 15 octobre, pour laquelle on a pris le temps de distribuer des tracts dans tous les lycées, comme ça ça a permis de mettre tout le monde au courant. On a aussi décidé de distribuer un appel à reprendre le mouvement (voir encadré) pour expliquer pourquoi ça nous semble important de reprendre.
Sinon on se base beaucoup sur la coordination lycéenne :
- À Dijon, en encourageant la création de groupes dans chaque lycée, ce qui permet de rallier plus de monde de manière plus organisée (puisque chacun des groupes est sur son lycée, il est plus facile de faire passer les infos), donc une force d’action plus grande, qui après peut se coordonner dans le CCLD (si elle veut).
- Avec d’autres villes afin d’avoir un véritable mouvement solide et rythmé : faire un maximum d’actions communes évite que certaines villes s’épuisent quand d’autres commencent à peine la lutte. Le fait d’avoir une cohésion nationale est également une grande source de motivation et donne plus de puissance au mouvement.

- Et ailleurs ? Des contacts dans d’autre villes ?

Nous avons quelques contacts dans d’autres villes, mais nous aimerions en avoir d’autres pour se coordonner avec eux (si vous avez des contacts de lycéen-ne-s, n’hésitez pas à nous les passer ou à directement leur faire passer l’appel). Nous avons fait une deuxième version de l’appel que nous avons envoyée à tous nos contacts et sur tous les médias indépendants (type Indymedia) pour que le mouvement reprenne partout en même temps. Est-ce que ça va marcher ? On verra.

- Pour vous joindre ?

Vous pouvez écrire un mail à darcosvador@brassicanigra.org ou aller sur notre site internet (en cours de construction) : http://dijon.coord.lyceenne.free.fr

Collectif de Coordination Lycéenne Dijonnais



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