Dans le dernier Dijon Notre Ville, on peut lire qu’il y a plus de 3000 logements vacants à Dijon sur 8000 (à priori il y a coquille, mais même 3000 sur 80 000 ça fait pas mal...). La Mairie dit s’en soucier et vouloir prendre des mesures. Elle ferait bien de commencer par laisser les personnes qui ont besoin de logements se réapproprier ces nombreaux espaces vacants.
A ce propos un nouvelle maison laissée à l’abandon appartenant à la SNCF a été occupée à Dijon. Elle est jusqi’ici parvenu à se maintenir, malgré les menaces de la police ferroviaire venue tenter d’en expulser les occupants.
Samedi 18 novembre a eu lieu devant la Mairie de Dijon une manif nationale à l’appel des collectifs « Résistance à la délation » contre la loi de prévention de la délinquance. Une soixantaine de personnes étaient présentes à ce rassemblement, dont beaucoup d’éducs qui militent contre cette loi par le biais du collectif dijonnais. Même si la loi risque maintenant de passer, il reste primordial d’informer sur ces conséquences, de s’apprêter à la refuser aussi bien du côté des professionels que des personnes que loi cherche directement à réprimer. Seul hic au tableau... à la fin du rassemblement, un groupe de représentant-e-s du collectif se voyait reçu-e-s de manière amicale et solidaire à la Mairie de Dijon par Mme Colette Popard, adjointe au Maire. Celle-ci a semble-t-il promis que tout s’arrangerait a temps si le PS était élu aux prochaines élections. Malgré le ton relativement ironique des représentant-e-s du collectif à l’issue du rendez-vous, on ne peut s’empêcher d’être troublé par un échange qui semblait relativement complice avec le PS sur ces sujets...
On se souvient pourtant des Lois de sécurité Quotidienne amenées par le PS à la fin de son mandat (prison pour les fraudes des transports en commun, interdiction de se rassembler dans les halls d’immeuble...), du goût affiché de Mme Royal pour l’enfermement et l’encadrement des jeunes par l’armée, des appels à la délation et autres menaces d’expulsion lancés par Mme Popard après que le toboggan ait été occupé à dijon, de l’octroi de locaux aux ERIS, milices cagoulées des prisons françaises, des vues de M. Rebsamen, soutien officiel de Mme Royal pour le ministère de l’intérieur... On est troublé parce que de manière général les manipulations sécuritaires populistes du PS et son programme actuel en matière de répression des jeunes et des pauvres n’ont malheureusement souvent pas grand chose à envier à ceux de l’UMP.
Saluons néanmoins le boulot engagé sur le long terme par le collectif et continuons à nous mobiliser contre les politiques sécuritaires, de gauche comme de droite !
Plus d’infos sur : http://www.abri.org/antidelation