brassicanigra.org

evenement

mercredi 7 janvier 2009 à 12:00

Assemblée Générale sans syndicats

par collectif pour des AG étudiantes sans syndicats


Mercredi 7 janvier à 12h30

Devant l’amphithéâtre Platon

Bâtiment droit-lettres, campus universitaire

Pour la première fois depuis mai 2007, l’Elysée a reculé quand après plusieurs semaines de manifestations, blocages et autres actions le report de la réforme Darcos a été annoncé.Voyant là une stratégie pour tuer leur mouvement les lycéens persistent et exigent le retrait de la réforme, mais pas seulement ...

Ce recul, même partiel, de la part d’un gouvernement « rouleau- compresseur » s’ancre dans un contexte économique qui amène une montée de la pression sociale. Cette pression sociale pourrait, si les mouvements en cours s’intensifiaient, forcer les politiques à tenir compte du ras-le-bol d’une population qui commence à prendre conscience de l’impossibilité de vivre dans ce système. ( travailler plus pour gagner la même chose et avoir des vies de merde, accepter l’omniprésence de la loi du marché, l’étendue et la quotidienneté du contrôle de l’état sur nos vies).

Les luttes étudiantes contre la LRU de l’automne 2007 ont montré les limites des organisations syndicales qui s’attribuent le pouvoir d’enterrer les mouvements sans qu’aucune revendication n’ait abouti. Devons-nous assujettir plus longtemps notre devenir à des organisations plus préoccupées par leurs intérêts propres (déclaration de Juliard : pendant le CPE, l’UNEF a reçu de l’argent et un appui de sarkozy)

Nous vous proposons cette première rencontre pour discuter, s’organiser entre personnes motivées et imaginer d’ autres formes de mobilisation pour agir contre ces réformes

Rejoignons et intensifions la lutte ! Retrait de la Loi de Régionalisation des Universités (LRU), de la loi Darcos et des réformes de l’éducation !

Quelques unes des nombreuses bonnes raisons...

... de virer les syndicats de nos luttes

- Un syndicat étudiant c’est :

● Une instance nationale, qui fonctionne de façon hiérarchique, qui charrie un maximum d’enjeux de pouvoir et financiers, d’ambitons individuelles pathétiques (écraser les autres pour être repéré nationalement, réélu·e.... Le syndicalisme étudiant est l’ une des voies royales qui mène vers la politique institutionelle, la cour des grand·e·s)

● Des interlocuteur·trice·s privilégié·e·s pour l’administration qui s’en sert pour maintenir la situation sous contrôle (contrôle des moyens de luttes, maintien de la contestation dans le cadre fixé par le pouvoir ; qui de tout temps a redouté les moments de convergence entre plusieurs couches/catégories de la population).

● Une institution qui se sent propriétaire et responsable d’un moment collectif qu’elle est prête à saborder à tout moment s’il lui échape, et risque de lui faire perdre sa légitimité aux yeux de l’administration.

● Des individu·e·s qui reprennent à leur compte la distinction du pouvoir entre les bons et les mauvais manifestants, les bons et les mauvais modes d ’actions. (qui paralisent l’efficacité d’une lutte en cantonnant les modes de revandication /protestation aux manifestations, tables de presse et vente de chocolat chaud, moyens d’action qui ne suffisent pas vraiment à établir un rapport de force intéressant)



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Machin légal | Admin | SPIP