mardi 6 mai 2008 à 12:00
Pour preparer la mobilisation du 15 mai :
Assemblée Générale des personnels et étudiants
Amphi Scelle – Extension Droit
Fonction Publique, education, enseignement superieur, recherche, culture : Defendons-les, mobilisons-nous le 15 mai !
Non aux suppressions d’emplois :
11 200 dans l’Education Nationale à la rentrée 2008
293 dans l’académie de Dijon, 44 chez les personnels administratifs
160 000 suppressions d’emplois programmées dans la Fonction Publique de 2009 à 2012 (40 000 par an).
La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP)c’est :
la destruction de la Fonction Publique et des Solidarités sociales
un profond désengagement de l’Etat
un affaiblissement, voire disparition complète de missions et de services publics
une suppressions d’emplois en masse, détérioration des conditions de travail, généralisation de la précarité
une concentration des services dans des grands centres urbains, au détriment de la proximité et du service rendu aux usagers.
Le Projet de loi sur la « mobilité et le parcours professionnel » c’est la mobilité imposée pouvant aller jusqu’au licenciement. Validé par le conseil des ministres, le projet est en cours d’examen au Sénat. Il s’agit fondamentalement de faciliter les suppressions massives de postes. Dans le cadre de « restructurations », le fonctionnaire peut être « mis en disponibilité » d’office sans traitement ni indemnité après 3 refus de propositions de poste. Des décrets sont parus au JO du 21 avril 2008 pour inciter aux départs.
Quel avenir pour les jeunes ? l’insécurité permanente !
Le nombre de postes aux concours dans l’Enseignement, la Recherche et plus largement dans la Fonction Publique va être considérablement réduit. De moins en moins de débouchés sur des emplois stables de fonctionnaires remplacés par des CDD, des emplois à temps partiels pouvant être cumulés.
Et l’assurance de la précarité pour la retraite. Avec de moins en moins de trimestres « travaillés » et l’allongement du nombre d’annuités, la décote est assurée, notamment pour celles et ceux qui auront suivi des études longues et alterné périodes de chômage et de travail.
Le désengagement de l’Etat, c’est aussi la sélection dans l’attribution de moyens. On nous vante le plan Campus et l’effort budgétaire annoncé par l’Etat. On oublie de préciser que quelques projets phares sont concernés et que les constructions réalisées bénéficieront à des opérateurs privés auxquels les universités devront payer un loyer.